Livre v. chap. m
>i sourire amical ne sert plus de rien. » Avec ces cris , les flots du peuple roulèrent contre les portes menaçant de tes enfoncer : le Conseil entier eût péri* Alors parut aux fenêtres^ avec d'autres Confédérés, l'avoyer Seiler de Lucernc , qui demanda de leur laisser Texamen de laffaire, de donner ensuite l'hôtel de ville pour prison aux coupables , enfin de confier aux Confédérés la clef de la tour du Wellenberg; tout fut vain. Au lieu de faire rentrer les chefs de l'émeute dans le devoir au nom des alliances éternelles ^ et de placer sous la protection fédérale un bourgmestre tant de fois illustré à la tête des diètes et des batailles, l'avoyer demanda : cr Qui donc M voulez - vous? » — ^ (c Le bourgmestre Waldmann , » le grand tribun Oehen , Widmer, Binder, le gref « » fier, Erhard EUend , chef des huissiers , Heini Blœu-» » 1er, gardien de la tour^^^. » Il l'entendit et, dit*on, leur cria : « Qui encore ? » Les Confédérés rentrèrent dans la salle; les reproches, la défiance, le décourageaient, la peur paralysèrent tous les esprits. Ils dirent au bourgmestre : (c Seigneur, c'est vous qu'ils deman- M dont le premier. » Calme et tranquille, Waldmann se leva : k Messieurs , » dit-il , « vous pouvez témoigner » de mes travaux et de mes s^ntîmens pour cette ville. » Confédérés, l'alliance perpétuelle a été stipulée au » nom du bourgmestre de Zurich ^^; vous m'avez vu
*** Mous ne citons pas ces noms pour faire étalage d'érudition historique, mais, ainsi que lesooms de liSzare GÔldlî et d'autres scélérats, afin qne les contemporains voient que l'histoire n'oublie ni l'honneur de la fidélité, ni rinfamie du Tice, pour qne chacun chobisse de transmettre à sa postérité la gloire d'une vertu héréditaire , ou la honte d'un nom souillé par le crime.
•M Très-vrai; voy. t III, 15. Quels hommes c'étaient que ces députés ! Voici leurs noms parle motif exposé ci-dessus : de Berne, Antoine Schôn
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» près de Morat et devant Nancy^ et combien de fmsf olre f> ami dans les diètes! Souvenez«Tous-en. » A ces mots il se remit entre leurs mains; un des députés lui détacha Tépée ; il sortit d'un visage intrépide, entre le landammann Rédinget l'avoyer Seiler; ses amis, ses commensaux ^^^ suivirent , prisonniers capume lui. Il s'avança silencieusement au milieu d'une double haiede lances , au milieu des outrages du peuple jusqu'au ba« teau qui transporta les prisonniers dans leWellenberg; tra versée plus périlleuse pour lui y héros et magistral couronné de gloire et de mérites ^ qu'autrefois pour le jeune homme expiant à plusieurs reprises les eireurs de son âge. Les Confédérés lui protestèrent, au nom de rhonneur, du devoir et de l'amitié , qu'ils ne permettraient aucune violence ; ils placèrent des gardes dans la tour et sur des bateaux , puis l'abandonnèrent. Tout Zurich 9 sans excepter les couvens, était sous les armes ; les ennemis de Waldmann redoublèrent d'activité, de peur qu'en se réveillant l'amour de la justice ou de l'homme ne déjouât l'œuvre de la méchanceté. Pour réussir on recourut aux allégations fausses , sans hardiesse, puisqu'il n'y eut pas d'opposition, sans esprit nos plus, car le mensonge le plus grossier réussit le mieux. On parla d'une liste de soixante bourgeois, destinés par Waldmann à périr ses victimes ; Lazare et son oucle
et Urs Werder; de Luccrne, Seiler et le boonsier Wcmer de Meggen; d'Uri, Wallher In der Cassen et Henri (ou Jean) Imbof, qai aoraitpB rappeler le souvenir de Morat; de Schwys, Réding et Didier An der Ualden ; d*UnterwaIden, Zaben et Am Bftel ; de Zoug, l'aniinann Scbdi et llassler; de Glaris, KÔchlin et le greffier Rietler. Les Bernois ne Joneat aucun rôle ; Seiler ,esl la figure la plus marquante.
«97 En outre Ueini C Henri) Gôtz, Jean Bygor, Ulrich Riegler. Jean Wonderlicb, et Thuissier Biercnstrikcr.