LIVRE V. CHAP. III
durent forcer .Zurich à faire avec le peuple de la campagne une convention y aux dépens de sa grandeur souveraine ; il en naquit un mécontentement qui contribua , trois cents ans plus tard ^ à la catastrophe de la Suisse entière. Le jour même de sa mort, Zurich dut consentir que les Confédérés se posassent arbitres entre le gouvernement et les sujets, comme parties entièrement égales ''^^, pour arriver à une convention perpétuelle ^2^.
Un nombre infini de points généraux et particuliers furent mentionnés par les gens de la campagne. Ils ne voulaient plus à Tavenir jurer obéissance en toutes choses ; on entendait sans doute par là les choses légitimes consacrées par l'usage, mais le mot fut effacé ^^^. Us ne furent plus soumis à l'ordonnance sur le service étranger qu'aux mêmes conditions que les bourgeois ^^. Leur tendance, dès ce moment, fut de se mettre en
'^ Compromis t 6 btt. : Les paysans y sont appelés, il est vrai , sujets , mais aussi ■ honorables et sages. » Ceux qni le scellent an nom de la campagne sont l'avoyer fribourgeois Didier d'Endlisperg , Ocbsenbein , trésorier deSolenre, André Raoul de Bonstetten f qni se trouvait là pour son cooqpte ) , l'ammann Benri Wirx dijrikon , et le juge Ulrich Vorster de Waedenschwyl.
7" C'est le le célèbre prononcé de Waldmann, du 9 mai 1489. Nous possédons ceox qui furent donnés i* aux communes riveraines du lacet à Wsedenschwyl ; 2* à Kiboarg et à la nouvelle préfecture de Tac^sen et E^; S* k'Grûningen; h'* à Greifensée et Bubikon; 5" an bailliage libre; 6* à Andelfingen» Ossingen et Flach ; 7* à Régensberg.
7'* « Vous jurez à leurs Excellences le bourgmestre et le conseil, ainsi » qa'aa Grand Conseil des Deux-Cents et à la ville de Zurich , fidélité et B sincère attachement, obéissance et soumission à eux et au bailli actuel.»
7^ Autrefois le serment portait i • aucun de vous ne doit courir, ni partir
• à cheval on à pied pour une guerre à Tinsn , sans le consentement et
• l'autorisation de leurs Excellences. • Maintenant quand on accorde aux bourgeois la permission de prendre du service , elle s'étend aussi aux campagnards (que précédemment on aimait mieux laissera la charrue).
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rapport , sans l'intermédiaire de la ville , avec la Suisse entière , et de participer aux guerres et aux traités eiH trepris dans l'intérêt généraP^. Ils avaient leur part des conquêtes et du butin ; le pouvoir souverain et l'administration demeurèrent à la ville ^^\ Les pièces de campagne^ si sagement ordonnées^ furent réparties. Quant au droit d'établir des impôts ^ droit dont on ferait sans doute rarement usage y la ville ne voulut pas s'expliquer nettement; enfin ^ on statua que toutes les fois qu'elle s'imposerait , elle pourrait aussi imposer la campagne ''^^^ Un gouvernement qui n'a ni armée per manente ni troupes étrangères , ne saurait soumettre les propriétés à des contributions dont le peuple ne reconnaît pas la nécessité* Ainsi finit la contribution ti^ traordinaire de la campagne ''^^j pour les droits féodaux on s'en rapporta aux us et costumes "^^y et pour certains
^*' Les paysans voulaient ne payer que les impositions fédérâtes, ^ avoir part aux contributions de guerre , au produit du butin et aux pensions ; aucun citadin ne devait accepter une pension étrange» à Tiosa et sans le consentement des Confédérés.
'27 {^s contributions de guerre et le butin se répartissent également d'après le nombre des hommes qui ont pris part à la campagne; villes, ch&tcaux, pays et habitans, rentes, artillerie, apparlieiment exdusiTement à la ville. Elle n'a point de compte à rendre à ses sujets des pensions ou subsides qu'elle reçoit (les Confédérés étaient intéressés à ce point à cause de l'exemple).
''^ Si dans la ville ils se soumettent à une capitation ou à nn impM sur les fortunes , ils ont le droit et le pouvoir d'y soumettre ceux de la campagne.
^2' Celle qui est mentionnée ci-dessus dans le texte entre n. 614 et n. 615 ; en même temps sous des noms divers des impôts sur la fortune supportés à la fois par la ville et la campagne , tout l'ohmgeld levé sor les vins du pays. On refusa , au contraire » aux habilans de Dûbeldorf l'exemption du péage à Zurich , en considération de leurs ponts sur U Glatt , de même à ceux de Birmeostorf et de Bonstetten.
^'® Ces droits différaient presque dans tous les lieux et avaient été