‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 3)Chapitre 108 sur 127 · LIVRE V. CIIAP. UI · texte numérisé non relu

LIVRE V. CIIAP. UI

usages moias obligatoires ^^^^ à l'équité. On rétablit, par ^rd pour le vœu du peuple ^ les ordonnances en partie anciennes''^, en partie paternellement établies par Waldmann^ concernant les forêts ''^^^ la chasse ''^^

réglés depaîs long-temps à Uhwiesen. Ils n'étaient en général gnère onéraix , si l'on eicepte la contribation en cas de mort d'un chef de famille, qui çà et là était rachetable ; les sujets du couvent de Ste. -Ursule dans le district de Régensberg pouvaient, p. e., la racheter an moyen (fan quart de livre de cire. Il y avait aussi certaines redevances pour les mariages qui furent diminuées par d'anciennes conventions des mon aslères enti^eax; dans le district de Kibonrg un serf pouvait épouser qui il voulait, même sans Tautorisation de son seigneur, moyennant qu'il payât dix livres. Dans le district nouveau («Neuamt»), celui qui avait an attelage faisait une journée de corvée; celui qui n'en avait point s'associait avec un antre pour la faire. Le serf ou l'habitant passager (sans pairie fixe) foomissait des poules pour le carnaval ; dans plusieurs localités ce droit fut aboli.

'** Depuis quarante ans , par exemple , s'était introduit l'usage des • poules du bailli , » pour gagner ses bonnes grices ; les communes i^étaient aussi volontairement chargées de transporter les meubles et le vin des nouveaux baillis.

^'' La défense de faire de nouvelles plantations de vignes au bord du lac ne datait-elle pas déjà de 84 ans? L'intérêt n'est pas toujours le meilleur guide ; on se laisse séduire quelquefois par des choses qui ne sont pas utiles.

^'' Chacun peut couper sa provision de bois , de même que de jeuncS' npins et du bois de charpente; on compte sur des ménagemens plutôt qu'on ne les impose par la crainte. On les recommande pour les bois sDJets à la corvée , en général, et nommément pour ceux qui couvrent l'Albis au-dessus de Tallv^l et d'Adlischwyl ; la ville se charge de prendre elle-même soin de la forêt de BQlach et de n'y pas couper annuellement plus de vingt-quatre chênes. CA. parliculière pour B&lach , mercredi ap. Rémi.

^^* Chacun peut en tout temps donner la chasse aux sangliers , aux ours, aux renards» aux blaireaux , même aux lièvres incffensife; chacun peut assister à un tir de société avant le carnaval ; les paysans du lac ont le droit de chasse à l'exception des bois entre Kilchberg et Horgen. En reconnaissance de la souveraineté et du droit de chasse , ceux de

la pèche '^^, les pâturages^ les champs''^, la culture dé la vigne ^^'', les dépenses'^*, le luxe des habillemens et le commerce du sel^ qui devint entièrement libre. Oa introduisit aussi la complète liberté du marché , toute-* fois avec des mesures contre l'accaparement : Waldmann ne s'était pas proposé d'autre but*^^^. Les juridictions les plus diverses furent toutes confirmées, de sorte que , dans telle localité , le serment prêté au seigneur avait le pas sur le serment prêté à la ville "^^^ Telle commune élisait le sous-bailli , telle autre proposait des candidats ^^^ ; on cherchait à prévenir les changemens trop fréquens'^*^, qui alimentent les rîvali-

Grûningen portent au bailli les têtes des sangliers » mais non les têtes et les pattes des ours , vu qoe ce sont des animaux malfaisans.

^*^ On confirme une ancienne convention au sujet de la ferme da lac de Zurich ; pour en faire une nouvelle il faut consulter les pêcheurs. Il est digne de remarque qu^au milieu de ce mouvement séditieux, on respecta les droits fondés sur des documens : tous les riverains de la Tfis ne sont pas admis à y pêcher ; tout dépend des chartes.

^** Nul ne doit enclore ou maintenir en p&turages des terres prises sur les pâturages communs ou laissées en friche.

^'^ Il est permis â chacun de créer des vignes et , en général , de cultiver son bien suivant son goût et son intérêt

^'" L'ordonnance somptuaire de 1488, au sujet des mariages, des festins , des fêtes communes des villages enti'eux est abolie ; les bains restent.

^'* On prescrit expressément de porter tout aux marchés , pour qoe rien ne passe préalablement par la seconde maîn.

'*• Herdègen de Hinnwyl , seigneur d'Elgg , obtient que les gens prêteraient serment à lui premièrement et ensuite au bailli. Les chevaliers de St. -Jean à Bubikon peuvent infliger des amendes jusqu'au maximum de neuf livres.

7** Le premier cas dans la cb. des paysans du lac, le second, dam celle des habitans de Kibourg; probablement selon la coutume ; il ^ rait toutefois qu'on usa de ménagemens particuliers envers ceux du lac

^*' Ceux de Kibourg avaient envie d'en changer tous les deux ans. Le changement trop rapide des fonctionnaires est révolutionnaire.

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