LIVRE V. CHAP. I
Les Confédérés occupèrent le jour suivant Boudry et pkisieurs villages voisins.
Aussitôt après l'entreprise inutile de Dittlinger pour ravitailler Grandson , l'avoyer de Scbarnachthal conduisit les troupes suisses de Morat à NeuchàteL Là se raidit aussi » la veille de l'événement malheureux , le bourgmestre Henri Gôldli » de Zurich , avec environ deux mille ou deux mille cinq x^nts hommes de cette ville, de Bade, de Thurgovie et des bailliages libres ^ ; près de lui se voyait un héros, Jean Waldmann. Peu dlieures après, le chevalier Pétermann Rott, bourgmestre de Baie, suivit avec huit cents hommes ^^ TartiUerie, qui avait pris les devants, et amena sans retard quatre cents cavaliers et douze canons de Strasbourg ^^. Dans la soirée , le célèbre avoyer Hassfurter ,
** Tai trouTé ces nombres i* dans la continuation manuscrite de la clinxiîqiie de TschiuU, toigoarssi recommandable par re]iaclitnde ; 2* dans Je compte annnel rendu à Bade en 1492 , et où les Cantons eaxmémes indignèrent le total ; 5* dans May , Hi$i, milit, des Suistes , t« III, 490 , qui donne nn chiffre bien différent , mais sans citer les sources. Il parait que la seconde de ces indications, imprimée dans V A Imanaeh helvétique de 1798 , mérite la préférence ; mais on la copie en est incomplète 00 l'on n'en a point fait dn tout dans l'origine , parce que les Cantons soiraient divers syst&mes dans leurs indications. Les n* 1* et 2* donnent poor Zurich 1701 on 2 hommes, auxquels il faut joindre 96 de Bade et 76 (2* 77 ) de Bremgarten et Mellingen ; la Thurgovie n*y est pas portée éa tout; le total , y compris le reste des troupes de Bade et des bailliages lîhDO, approchera dn nombre de 2000, indiqué par Maj^ s'il ne rattdnt pas.
** Wmniiêtii, de BAle, digne de foi quand il parie de sa ville. May nomme Arnold de Rotbeiig et lui donne 1500 hommes; une adjonction de Ttehmdi aux comptes de 1 492 , 1200.
*' Dans lachron. de Kdnigêhoten, p. 570. Nos histoires n'en men* tîonnent qne 212; Tuhudi, 259; il faut peut-être ajouter 85 hommes de Colmar, 26 de Schletsiadt, 51 de Delémont II rapporte aussi que tous ne se troavèrent pas le. Une partie (la milice de l'évéque ) resta probablement avec Eptingen.
qui brillait depuis une trentaine d'années à la tête de l'armée , vint avec plus de dix*huit cents hommes de Lucerne ®^. Le jour où Charles fit mourir la garnison de Grandson y arrivèrent au-delà de quatre mille vieux Confédérés des montagnes ^9 ayant à leur tête une milice nombreuse de Schwyz , animée d'un ancien amour pour Berne ^ et commandée par un petit-fils d'Ital Réding ^^. Celle de la ville et de l'abbaye de Saint- Gall ^ marchait sons Ulrich Farnbûhler, homme distingué par son esprit et son courage ; les Schafihousois, sous le bourgmestre Ulrich TruUerey ^ ; le capitainegénéral Tanner était en marche avec les Appenzellois ^^; Hemmann d'Eptingen^ avec les cavaliers de
" 1861 d'après i" et 2* n. 90. Voy. sur Hassforter , Cyiat, Lac des à Cantons,
M l«et 2* 4988; 8*, on ne sait pourquoi, 3400.
'^ Le landammann Rodolphe Réding avec 1181 hommes ; Glarb en envoya 780 sous Jean Tscbudi, ^and-père de l'historien, Uri 488, Unterwalden 455.
*« D'après 1* 182 et 150 ; 2% 181 et 155. fVettfr, dans le Nouv. Musée suisse dit qu'ils portaient des uniformes rouges avec des croix blanches.
'' D'une ancienne et noble famille; son neveu était chevalier de l'or* dre teutonique en Prusse ; lui-même, bourgmestre depuis 1471. Ruger. Le contingent de la ville consistait en 102 hommes. fValdkirch^
^* fValser , digne de créance sur les affaires de son pays , dit qu'il ne vint qu'après la bataille. «» « May, IH, 488, affirme positivement qu'ils assistèrent à la bataille , et ce fait est confirmé par la Chronique des chanoines de Neuchàtel (Geschichtforscher, Vin, 269). Il faut que May ait puisé dans une source à nous inconnue , puisqu'il nomme exactement le commandant-général , car Tanner n'apparaît que plus tard avec la qualité de landammann. Il est douteux qu'il fût de Hérisau , attendu que nous trouvons en 1494 un Ulrich Tanner, de Uuntwil, avec la qualité de percepteur des contributions. On doit regretter que May n'indique pas s^ sources et qu'il ne mérite pas une entière confiance à cause de ses fréquentes inexactitudes , tandis qu'il est évident qu'il a eu à sa disposition de bonnes sources que d'autres ne connaissent pas. Il dit du reste