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accusés d'un crime infamant ou capital , il n'avait ao^ cordé que quatre conseils^ de peur de compromettre h liberté du juge : maintenant le nombre en fut illimité; il en vint jusqu'à deux cents ''^^ D'autres innoTatiom pouvaient devenir bien plus funestes : à la place de communes bruyantes, où l'on perdait du temps ''^yoa institua des douzeniers, représentans de chaque village; on accorda que deux ou trois communes mécontentes pourraient se réunir et envoyer au gouvernement des députations nombreuses , de dix à vingt membres diacune. On eut la bonhomie d'ajouter que toutefois elles ne devaient ni parler ni agir contre le gouvernement^^. Tout montrait que dans leur précipitation , la crainte, la haine avaient eu en vue , non les principes du bien public, mais le rétablissement pur et simple de l'ancieD ordre de choses ''^^^ La ville prit pour elle diverses charges ''^^. Les individus ou les communes qui avaient souffert des dommages en punition de leur fidélité furent indemnisés, non par les coupables, mais par les caisses
7M piiggU, 271.
'^> Plainte de ceux de Wyatk ( dans le Neoamt ) sur la perte de tenp oocasionikée par les assemblées générales , les assises de mai et «Tk* tomne.
^'* La contradiction entre la danse et le. dispositif était flagruite; mais on songeait moins à terminer l'affaire qu'à se tirer d'embanas & d'importans traités de paix n'ont pas nn autre caractère.
^^ C'est pourquoi Ton renvoie bonnement les habitans de GrflnîDgco et de Wœdischwyl aux anciennes sentences bernoises de 1440 et soiT'i il est aussi dit en mainte occasion qu'il faut s'en tenir à l'ancien état d0 choses , qui lui-même n'était pas mal problématique. '
'*' P. e. le tiers des frais et des charrois que Stftfa fonraissaît airti^ fois au chfttean de Gr&DÎngen.
UVRB V. GHAP. 111. 454
communales ^^ ; on honora par des mentions les amitiés des étrangers ''^^.
Du reste les paysans, en récompense de leurs^ actions '^^9 après avoir fait bombance durant plusieurs semaines aux dépens de la fortune du bourgmestre , reçurent encore de la même source neuf mille florins , outre deux cents pour une réjouissance''^^; la connétablie et chaque tribu cent florins ; les villes et les villages demeurés fidèles trois cent cinquante , comme souvenir. Vingt-cinq florins furent la récompense du paysan de Mugern. Dès que les ennemis de Waldmann eurent le dessus^ tandis qu41 gisait encore dans le Weilenbergy on mil la main sur sa maison et sa fortune, afia de couvrir les frais de sa ruine , et le peuple de la campagne pilla son château de Dûbelstein. Grâce au butin rapporté de ses expéditions, aux présens des puissances ''^^y à ses emplois et à sa bonne administra-
*** A boii hommes de RflschiikoD, aa prêtre d'Uster, aux ûd61es sons-baillis Jean Hoser et Rodolphe Saler, etc.
'^^ Whiterthar , le comte de Suie , le sire de Sax , Jacques MOtteli de Bûrglen . Komfeil, seigneur de Weinfeiden.
^^ • Afin qu'ils reçussent quelque récompense pour s'élre soulevés contre leur gouvemeinent. > BalUngêr, d'après les propos de quelques boorgeoîs d'alors.
'** Qaiitance, samedi aT. Jean*Bapt. ÈuiUnger: ls,0000or. L'homme umé reçut i livre i9 sch.; les autres, i5 scb. En effet» un grand nomhn d'articles payés à des individus firent monter le total à 12,000 flor^ Compte de Rordcrf, dans FûmbIL
''* Les pensions de la France, de l'Autriche, de la Savoie ( depuis le 15 juin i47S ) , de la Loiraine (depuis sam. av. les Rameaux 1483 ) , et du comte de Lupfen rapportèrent 1486 flor. FàstU, 244. Mais elles ne dataient en partie que de quelques années et se payaient irrégalièrement. On payait probablement mieux, à l'heure même, des services de complaisance (n. 707, Milan). La pauvre petite somme de Lupfen ne se rap-< portait probablement pas à la politique; en 1482, Waldmann cantionn«
tioD, il avait agrandi sa petite fortune jusqu'à la valeor de quarante mille florins. 11 en avait fait un noble usage, soulageant constamment les pauvres ''^^y prêtant à sa ville , à des prélats , à des seigneurs , des sommes dont il n'exigeait pas rigoureusement les intérêts, ordonnant sa maison pour une large hospitalité^^; on admirait sur sa personne une magnificence de bon goût''^', sur sa table une riche argenterie''^, dans ses étables un grand nombre de chevaux superbes» Dans le cas où le fils de son frère '^^^ viendrait à mourir sans enfans , il avait légué par testament toute sa fortune aux établissemens pour les pauvres de Zurich ^^^; tout fut dilapidé pour payer sa mort. La ville qu'il avait illustrée aux yeux de toute la Confédération et des États étrangers, reine du pays par ses soins, ne commit pas
pour 1000 flor. k 5 p. *^, , envers Ga$psrd d'EiBoger, Pierre de BSwen, leîgneurde Truns, gendre de Lupfen.
7** Â sa mort, il fallut songer encore à deux jeunes garçons dont il entretenait Ton chex les Âagustins et l'autre chez un cordonnier.
^** Il s'y trouvait 19 lits complets avec des couvertures de soie, SO draps, 8S6 muids de vin, 1000 muîds de grains. FùisU, 2A5, d'après Vlnoentaire. Il avait trois servantes, deux domestiques, despécbeoneC des chasseurs à ses ordres.
?** Plus d'une douzaine d'habits d'étoffes d'argent, de soie, develoun, garnis ou doublés de pelisse, et dont le riche MÔtteti acheta deox pour 15Ô florins. Son collier d'argent doré pesait 15 I72 onces^ Celte magnificence dut seconder les projets de l'ennemi ; mais ses manitRS aimables et sa beauté réparaient tout aux yeux des personnes impartiale!.
7** 79 pièces d'argenterie ; dans ce nombre , des coupes. Nous fondrions savoir qui les bustes représentaient
''^ Nous ne connaissons pas autre chose de lui s on dit qu'il y a encore des Waldmann à Blikenstorf. On conçoit que ce jeune homme ne reçot rien quand on voit dans F'iuU, S7S et suiv., la mesquine parcifflonis du gouvernement envers la veuve.
'«• 1Â87, à l'hôpiUl et aux malades séparés. 1000 fl. i des pare» ei à des amis.