‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 3)Chapitre 115 sur 127 · LIVRE V. GHAP. IV · texte numérisé non relu

LIVRE V. GHAP. IV

leurs^ amis de la ville de St.-Oall. Des messagers pareoururent le pays le reste du jour et la nuit. Le len-* demain matin^ à neuf heures^ douze cents Appenzellois accoururent de toutes les montagnes à Grub. Us passé-^ rent rapidement dans la gorge profonde de St.-Martin , où les attendaient trois cent cinquante bourgeois de St.-Gall y et où se réunirent cinq cent cinquante hommes du territoire de l'abbé. Us résolurent unanimement de détruire le nouveau monastère ; le commandant Pfister proposa une alliance perpétuelle. Dans ce moment se présenta de la part de la ville le vice-bourgmestre Henri Zyli; sans désapprouver ce que tous regardaient comfne une nécessité , il les avertit qu'ils n'avaient pas le droit de former une alliance sans le consentement des Suisses. Us jurèrent de s'unir pour cette cause et de n'épargner ni leurs biens ni leurs vies. Des hommes sages condamnèrent cet emploi de la force^ contre le convenant de Stanz et les principes de Tordre constitutionnel^ et contre des maux à venir indéterminés; mais ils ne purent arrêter le torrent.

Des messagers invitèrent en hâte le Rheinthal à s'armer ; on dina copieusement , puis on gravit la montagne de Rorschach; on envahit le monastère^ on détruisit ce qu'on ne put emporter^ on répandit le vin qu'on ne put boire^ on rasa Tenceinte et l'on dévasta le domaine ®. Les images et les autels ne furent pas épargnés. Bientôt la fumée ^ et pendant toute la nuit une flanune immense annoncèrent au loin la ruine d'un

* D'après le Mémorial de l'abbé ils renversèrent plus de S<^0 toises de mars, enceinte da domaine, dévastèrent trois granges .où il y avait 20 chars de foin et 200 muids de blé, une habitation bien meublée avec une cuishie en maçonnerie, les chambres et les dépendances* la forge.

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édifice qui avait eoùlé à l'abbé Uirich deux ans de soins et plus de douze imUe florins ''• Retiré à Wyl^ ce prélat offrit en vain le recours aux voies juridicpies; il se hâta d'écrire à Rome et à r&npereur, monta à cheval et se rendit en Suisse* Ses ennemis , occupés à eo-^ lever les fondemens, virent arriver les députés des can* tons voisins qui les invitèrent à ne pas poursuivre; ib s'excusèrent et continuèrent leur travail , ce qui ne fïit point pris en mauvaise part ^«

Les Appenzellois > dès long-temps habitués à opposer au droit écrit leur opinion et leur volonté , dirigés maintenant par un homme audacieux ^ sans égards pour la légalité^ ne voulurent pas entendre parler de voies juridiques. Les St.-Gallois aussi disaient qu'il se présentait de^ cas imprévus auxquels ks diartes ne s'appliquaient points et qu'il fallait juger en eux-niè^ mes. Combien de frais et de peines n^avait pas coûtés, depuis trente ans^ la nécessité de d^ouer les intrigues continuelles de ce vieux moine retors, sans qu'on eut pu le forcer à se tenir tranquille ? Les cantons protecteurs, ajoutèrent-ils, liés publiquement et dans la personne de leurs chefs par de nombreux avantages , ne

^ Anêhêtm, L'abbé estime la perte à 16,000 fl. MimoriaL ' «TrayaiUe» loyalement, chen eompagoons^* dirent las <ttpaUtions de Zurich et de Schwyz* Dans tout ceci nons prenons posr gaides des chartes contemporaines et EdUbaeh qai vivait aussi dans le même temps, Eiterlin et Afuhehn, Texcellent bourgmestre Joaekim de /^aM ( Vadianuê ) , dont la nanration a été réimprimée dans les Additions ï ruistoire de la Suisse de Lauffer, t iV, 464-280, Stumpf ei BuUingtr, les historiens st. -gallois Haltmeyer et fVetter, les Appenzellois Bûchofberger et fVaUer, la nouvelle Hiêtoère da Rkeimhal et VHist. eceL é* Hottinger.=^SuT ces entrefaites, S 00 hommes de Wyl et lesTogges* bonrgeois avaient murohé au secours du couvent; Tabbé les rappel* < attendu qu'il recevrait du secours des Confédérés. Zellw., 15^. G. tf-

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sont pas en état de bien juger; Waldmann^ TenneBii des pffétreSy n'est plus; on sait que pour exciter la cupidité , l*abbé a fait avec d'autres le pari qu'on l'abandonnerait^. St.«GaU^ Âppenzell, et vingt-cinq communes relevant de Tabbaye ^^y jurèrent en conséquence de la faire rentrer dans les limites de son autorité légi* time y de remplir leurs devoirs envers l'Empire germanique et la Suisse , et de demeurer inébranlablement unis pour repousser les innovations de Tabbé régnant ^ ' . Ils communiquèrent ces résolutions à tous les Confédérés; la ville écrivit même à la Ligue souabe ^^. Mais Ulrich gagna des partisans par l'intention qu'il manifesta de céder tout son pays à quelques cantons , en échange d'un revenu déterminé ^^. Le landammann Schwendiner fit remarquer l'adresse avec laquelle le prélat empêchait ainsi les cantons de s'unir pour une médiation y et intéressait à sa cause les armes plus que suffisantes des cantons protecteurs^^. En effet, les caotons protecteurs ne voulurent point permettre aux au-*

* Avec l'avoyer Haflsforter. » U paria cent florins d'or que , quand même les Appenzellois et les St -Gallois n'accepteraient pas le recours aox voies de droit, les Confédérés ne les y obligeraient pas par la force des armes. ChronUan Etrmanni Sehenkii, UI, 540 ; Ztilwégtr, H , 161. a If.

** Nous nous contentons de nommer Ror»eKaek, lieu que l'abbé voulait agrandir, Waldkirch, Gossau, Tablet, Huola, Niederi>&Ten, le Geisterwald» où se trouvait la gorge mentionnée ci-dessus, les Beigkneçht, au-dessus de Wyl , etc.

'* Ck, St-Gall, jeudi av. Simon Jnde, 1A89.

*> 21 octobre 1489. Bientôt après 10,000 Sou abes campèrent près du lac de Constance. L. des BemoU,

** Recéê de Badê, 21 août; il le répéta à Lucerae, ap. la NaUvité de la Vierge, 1489, mais pas trop sérieusement

** DiiU de Zoug, 2 sept

raient après avoir fait sortir les parties^. La Thurgovie seiïiblait prête à se soulever, et le bourgmestre Fambûhler compter sur quelque alliance étrangère. Les cantons protecteurs convoquèrent alors à Niederbâreo M>ixante députés du pays^^; ils croyaient avoir déjà pour eux la moitié des voix ^ lorsque, dans rassemblée de Waldkirch, Farnbdhler effiiça l'impression produite ^^. Les six cantons étant venus à Schwyz furent requis de prendre les armes avant de pouvoir inviter les parties à la paix, comme ils se le proposaient^'. Do reste, parmi les cantons protecteurs, Zurich était épuisé , fatigué encore de ses troubles , peu disposé à h paix , mais sans considération , lié par des obUgatioos diverses ^^. On se mit en marche au mois de janvier 4490. Lorsque te neveu de Nicolas de Fliie partit à la tète des Unterwaldiens , on le chargea de porter secours au parti qui avait pour lui la justice. Trds mille Lucernois, dont quatre cents de l'Entlibuch, s*étaient déjà mis en route auparavant sous Tavoyer Seiler^^. Mais une rumeur s'éleva dans toute la ville, quand on vit parmi les Unterwaldiens Kûenegger, qui avait séduit Pierre Am Stalden; la prudence de Ta-

'* Il cria dans la salle : «Quand donc aarea-vons detioé l'énigine?*

^* Le ÎS j«invier, Si dépotés vonlarent accepter les proposition*^ « 'I les rejetèrent Cependant Zaï^l , Hintîscbwyl , à Texceptioa de 20 ka* bitans, et d'antres ▼îllages se retirèrent de l'association.

** « Noos défendrons vos derrières , afin qne yous devenies des gm libres. • (Je ne sais pas bien' si lé booigmestre asMmbla la commnae} Waldkirdb , on s*il adressa ces poroles à cent de Waldkirch, étante St-GallJ.

*' Sdiwyz aux antres cantons prolcclenrs, d janvier.

" Satôtnon Hirttl, «Mémoire sur son frère» Z, iS04* «La ville fn^ comme traînée à la remorque. •

*^ Msc. du gteffier Feêr, Balthasar, Fragnuns, Le même poar le ffH siitvaiil.

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▼oyer Kremer ne lui sauva la vie qu*à gnmd'peine j ou le fit échapper pendant la nuit. En tète marobaient quatre mille bommes ccmmandéa par le chevalier Cou* rad Schwend y bourgmestre de Zurich ; Scfawyz et Glana prirent avec eux les gens du Gasier ; ceux d'Uznach, la milice tokenbourgeoise^^. Â la Chandeleur, les ban* nières des cantons protecteurs, fortes de sii^ mille hommes, s'assemblèrent sur la place de Wyl ; ensuite les Zougois vinrent avec Uri et Unterwalden ; avec So-« leure et Fribourg, les Bernois, bien malgré eux^^ ; au total sei2e mille hommes.

L'aspect des bannières, les dédarations de guerre des cantons répandirent la consternation ^. Le bourgmestre Farnbûhler se trompa quand il crut qu'on laisserait la destruction du couvent impunie comme la sédition de Zurich : Waldmann était seul et envié^ Ulrich , un prince riche et puissant i ou bien Fam* buhler se fiait-*il peut-être aux paroles des étrangers ? Ce jour-là, les gens de Tabbaye délibérèrent s'il valait mieux se réfugier chacun dans sa cabane , ou attendre tous leur sort les armes à la main. Bon nombre s'esqui^ vèrent, bon nombre allèrent au-devant des Suisses qui approchaient, pour dt)tenir plus facilement grâce qn raiscm de leur empressement* Le lendemain matin t comme les Confédérés .traversaient le pays, sans ter-

** Mous suivons AnêheUn : 3,000 de Lu, 4,000 de Z. et 3,000 de S. et Gl. Tichudi : de L. 2,000 (c'est trop peu, n. S.% J; de 3C 8,000; aotant de S. et de Gl. .

*^ Déclaration de guerre de Berne aux fonctionnaires et aux sujets de Tabbayede St-Gall, il fév. : • En considération de l'bonnoar, quoiqu'on • préfér&t être affranchi de cette obligation. •

** « A lear insolence succéda une morne tristesse. » Tsehudî,

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ches incendiaires^, sans effusion de sang (rien ue Veut justifiée), mais non sans ravage, quatre mille hommes de toutes les communes conjurées se portèrent sur Gossau, accusant St.-Gall et Appenzell de les avoir séduits, et demandant grâce pour une reddition qui n'avait pas été réservée. On les condamna derechef à payer sept mille florins pour les frais de la guerre ; les pertes de Tabbé furent estimées à vingt niille^*. Vers la neuvième heure du jour suivant, les Confédérés déclaréreot la guerre à la ville de St.-Gall et au pays d' Appenzell. L'évèque Otton de Constance se trouvait depiûs douze jours dans la ville, comme médiateur; il fut témoin du serment que tous les citoyens prêtèrent devant l'hôtM de ville de résister avec persévérance. Les Appenzellois tinrent une assemblée générale , où régnèrent la discorde et le découragement. Ce n'était plus une guerre nationale contre des princes et pour la liberté; en réalité, des pères sévères venaient châtier une faute de jeunesse; c'était une guerre où aucun parti ne voyait dans Tautre un ennemi , et où chacun redoutait de fiiire couler le sang dans les rangs opposés. Si la rencontre allait amener une bataille ! s'il devenait inévitable d y prendre part I Dans cette crainte les Appenzellois se postèrent, en partie sous Zellwéger à Thaï, en partie à la frontière près de Hérisau , et conseillèrent aux St.-Gallois de se borner à défendre leur ville. Ceux-ci obéirent si bien à cette invitation qu'ils incendièrent eux-mêmes quatre-vingts bàtimens situés hors de

*'' Ils 1)rfjlèrent la maison de Gerster» commandant des mih'ce^ àe Tabbaye. EdUbach,

" Ils devaient lui payer S, 000 florins, aax.cantons protecteurs 4.090. Prononcé des cantons protecteurs à fVyl, 7 mai.

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l'enceinte ^^. Les Âppeozeilois , comme s'ils étaient en plaine, car pour des Suisses la hauteur de Hérisau n'est pas une montagne , demandèrent à la ville cinquante archers, ensuite quatre cents hommes , afin de irouver dans un refus un prétexte pour conclure une paix séparée. La ville les comprit ; elle envoya le secours. Comme le capitaine Iselin montait au . pays d'Appenzell, il rencontre un vieillard qui lui conseille de retourner/ vu que toute résistance est inutile; c'est ainsi que Nicolas Ryhiner avait déjà fait rebrousser chemin aux archers en les effrayant. Iselin s'avance néanmoins. Un autre se présente : « Retournez, chers » frères; les Confédérés sont en campagne; retournez n défendre votre ville. » Le capitaine continue à marcher en avant. Près du camp^ deux hommes viennent à lui : c( Les Confédérés sont à Gossau ! ils voi^s coupe- » rontla retraite» » D'autres répétant cet avis, il leur représente qu'il est singulier qu'on renvoie un secours sollicité ; il demande rudement : a Vous ètes-vous réconciliés? » «Oui, chers et fidèles voisins, » lui répond-on à la .fin. « Il nous en a coûté le Rheinthal ; » nous avons sacrifié le landammann ; abandonnez le » bourgmestre et le greffier. » Alors Aeppli de St.- Gall, surnommé le méchant garçon, demande : « Soip- » mes-nous compris dans le traité de paix ? » L'Appenzellois disant que non , Aeppli veut le transpercer. Des deux côtés emportement et reproches. La nécessité y met fin. Les Appenzellois en s'éloignant s'écrient : cf Songez à vous , nous ne vous abandonnons pas entié-

** Le beau faubourg devant la porte de la place, des maisons sur le llaupftljsbcrg et bon de deux aulres portes (où les Confédérés éteignirent les flammes). HaUmtytr.

>i renient^. » Quekpies heures auparavant ^^^ les Ap* peDMUois avaient averti les cantons proCectears « que » le landammanii et le banneret , auteurs de tout k n mal y étaient en fuite, le premier emportant le soeau » du canton ^ ; que le pays d'Âppenzell se soumettait » au droit fédéral, n A cette nouvelle , les St.-GaUob demandèrent un sauf-conduit et une conférence* Les Suisses ayancèrent en silence. Au point du jour ils rencontrèrent Zydler ^^ d'Appenzell, landammaBD qua^ ran te et un ans auparavant, accablé sous le poids de rage et plus encore des dbiagrins ; les opinions criardes

** De fVati! récit vraisemblable, naturel. H raconte qti'Appenien se soMnil lion à Winlerthiir ; les Appeaiellois Font nié d^à de son temps. Toutes les circonstances contredisent cette assertion; si elle a quelque fondement (car cet écrivain ne ^ît pas volontairement un mensonge) , elle ne peut se rapporter qu'à une intelligence secrète du parti opposé & Schwendîner et non à une négociation publique. » Dans la namtion de M. Zellmig0r, H , ia6, Aeppli ne menace pas de (ransperoer l*Appeazellois, il laisse échapper sa lance et s'écrie ; « Par les plaies de Dieu l cela vous déshonore. • Quant au fait que Muller trouve douteux dans le récit de W^att, le même historien écrit : « Il est surprenant que Vadian n'ait pus ^Sacé parti des lettres qui se irMivent aux ainchtves de ta fiHe ds St.-Oall , et qu'il «it ainsi admis le faux brttil que les AppeoxdMs cbvoyiïrenC le chef des huissiers à Wintcrthur et mandèrent la nouvelle de la paix à WyL L'ensemble des faits , l'intitulation du traité de paix, ks Aeta numoMterii 5. GatU,l, 66^, prouvent josquli Tévidence qoe la paix fut négociée I Gossau, mais conclue sealemeni i RorashacAi. Vafifli aora écrit l'histoire de cette guerre dans son ressentiment de FiadigBe conduite des Appensellois , en i5S9; dans cette disposition d'écrit il les aura taxés de perfidie ; tandb qae leur conduite vacillante , peu honorable sans doute , ne fut )e résultat que de leurs dissensions et da cours rapide des événemens. G. M.

** Selon les historiens qui font commencer à jCrOssau l'entreprise ap« penzelloise. D'autres ne parlent que de Rorschach , où elle eut son u Nfms cro}'ons qu'elle fut commencée à Gossaù.

** On te retrouva , puisqqfl servit le lendemain à sceller la paix.

^* • Rictler » dans Tschudi est une faute d'impression.

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Favaient toujours emporté sut' les conseils du vieillard ; il vint sans sauf-conduit se livrer entre leurs mains ; il gémit , suivant le privilège de la vieillesse , Fappela Tunion fréquente de leurs armes, parla peutêtre plus qull ne devait ; son âge et son cœur Ty pous-* 9èrent^^. Les Confédérés lui dirent qu^il fallait qu'Âppenzell renonçât à son alliance avec St.'^Gall, à sa domination dans le Rfaeinthal et à Sax^^^ qu'il se renfermât dans ses limites naturelles et leur livrât les auteurs de la sédition pour les juger* « Que des Appeni» zellois comparaissent devant un tribunal hors de leur M pays y » répliqua le vieillard, ce ou dans le pays même }} devant des juges étrangers, cela ne se p^it, et je ne » me charge point d'une proposition si contraire à la U- J9 berlé^; mais je ferai rapport sur tout le reste. » Ils acceptèrent; on fit la paix^"^. Les bannières s'avance* reot de Gossau vers Rorschach ; à Lœmmischwyl elles apprirent que les St.-Gallois avaient retiré la garnison de Rorschach ; elles ordonnèrent aux milices du Rheinthaï, stationnées à Blatten , de poser les armes dans le terme de sejri; heures , sans quoi elles se verraient expo-

** Quatre an3 pins tard encore le landammann Zellwèger et an antre dnrent faire à Lnceme ane enqoéte, sous la garantie du serment, an sujet de œ que devail «voir dit ce neillaid , mort sur «es entrefaites.

*^ Où les Appeniellois possédaient Frischenberg, soumb par la force désarmes.

^ BUerlin, Il fut stipulé en conséquence dans le traité de paix que

ces hommes seraient jugés par des gens du pajs, et qu'on ne jugerait .

sa présence des députés des cantons protecleors, que Scbwcndjner, sî on

oar? enait à l'arrêter.

^' CA. (Walser, (90) , mercredi ap. Dorothée, 1490. La paix fat né-

ociée par George, comte de Landenbeig et Sargana , qui virait mainte-

ant à Ortenslein, et par Gaudens, bailli de Metsch.

sées à souffirir sans but et sans espérance bien des maux de la part du haut pays ^^. Ces caiapaguards suivirent rexemple des autres.

Les cantons protecteurs^ avec Uri , Zoug et Untow walden^ mirent ensuite le siège devant St.-GalL Hom Matter, commandant des Bernois ^ et le banneret Zur Kinden ne prirent aucune part à ces faite , mais se remirent en route pour leur pays : ils trouvaient injuste de sacrifier ainsi à l'abbé St.-Gall et Appenzell^^. Quand on sut que les sept cantons assiégeaient la ville, et que quelques-uns , fort irrités , songeaient à lui enlever sa liberté et son indépendance y il se fit un mon^ vement extraordinaire, he bourgmestre Fambûhler, dont on demandait l'extradition y se présenta devant la commune prés de l'église de St.-Laurent. Il rappela les faits de sa vie, toute consacrée à son pays, et la marche de cette entreprise formée d'un consentemoit unanime ) il déplora la retraite de Confédérés dont on avait espéré mieux , et montra que l'union ferait la sûreté de la ville autant que de sa personne ; il ajouta qu'il ne craignait point la justice^, et qu'il aimait mieux mourir que violer sa parole. Les pleurs des assistans interrompirent son discours. Il entendit des paroles consolantes , mais il vit la consternation de la multir tude. Il ordonna au gardien d'une des portes de la ville

*' Sargans, Werdeoberg et Gambe.

M D'après Anêhelm, qui deYaii le savoir; Taulre pvti pcéteqdit qa'iis furent rappelés chez eux parce que l'affaire allait trop rapidement,

^ Il croyait avoir le bon droit pour lui , sans doute parce qa*il pensaii qu'un bourgmestre n'est pas personnellement responsable des déciaioos de la majorité du conseil. Suivant la lettre, non, mais moralement o«i> quand le bourgmestre exerce autant d'ascendant que Waldrotop, Fan^bObler, Broun, ou Scbdn.

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