‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 3)Chapitre 118 sur 127 · LIVRE V. CHAP* IV · texte numérisé non relu

LIVRE V. CHAP* IV

para par des emprunta les ressourdes épuisées ^^j s'efforça de terminer à l'amiable les procès ^^ et se pro«posa dans son administration le bien du peuple ^, pacifique et plein de magnificence , plus ami du plaisir que ne comportaient ses vœux ^^. Le Hheinthal établissait une bonne économie publique; les quatre hameaux supérieurs^ par une convention perpétuelle^ déclarèrent rachetables a jamais toiis les biens main-mortables qu on pouvait ainsi soustraire aux charges publiques *^. Trois hameaux adoptèrent une sage administration pour les biens communs de leurs églises ^^, d'autres réglèrent leurs rapports avec Appenzell ^ concemant les droits forestiers et les limites ^. Mais^ comme il arrive après la disgrâce d'un homme éminent ^ le gouverne--

*' De cem de Lindaa , en donntnt poar hj^tbèqae le non? eta Raveasbotti^f. Jl hypothéqua de m^oie à un Appenxellois le$ prairiea de la coltine dominée par le chfltean de Clanx; ce fut probablement pour de l'aigent qu'il remit à Friscbhans de Breitenlandenbetg le fief de réglisc da Turbentbat. Stumpf, V.

'* Cdtii du eouvent de MOnstertingen , plaidé de?ant Téfèqae de Constance, i497. Letu

** Les Tacbcra dt la Juridiction de Vfji ayant été inquiétés par Its seigens du tribunal provincial de Tbuigovie, il leur conseilla de se réi»mr et de rédiger un pacte, puis il leur accorda nne juridiction relevant de Tabbaye. Ch. iÀ95.

** On dit quil monrnt du mal vénérien, alors nouveau. Criuim, ^^Anni* êêuMke, U, 157.

** Aeeord de i49i i ka dk. m fut rédigée en i5f S; on en trouve «n «^ait dattt VHùi. du Bheinihai,SL'GB\l â809.

** Ch. Marpacb, Rebslein, Balgacb ; tous les babitans, riches et pan- ^^i^« y sont compris ; il y est statué sur le trésor de àSt. -George à Mar* pach ; à chaque nouvel an on nommera les administrateurs des biens ^*^li8e, les sacristains et les distributeurs d'aumônes. Ch. i2« jour de â49!.

•' ^«(wr,149l, 1494.

ment de la WUe fut menacé d une crise , déjà du temps d'Ulrich.

Les dépenses extracHrdinaires exigeant des contributions publiques^ des ambitieux &vent croire sans peine à la multitude ignorante qu'une administration habile et fidèle aurait prévenu cette nécessité^ mais qu'on ne pouvait faire cesser les abus qu'en renversant le gouvernement. Ils convinrent donc d'organiser une sédition I à l'exemple de Zurich. Les deux conseils étaient assemblés , lorsqu'un des membres lea plus considérables lut une révélation quHl venait dé recevoir; d'autres symptômes encore se manifestaient, maison ignorait l'étendue du mal. Lebourgmestre, au nom du serment , enjoignit à l'assemblée de ne pas se dissoudre ; elle lui donna plein pouvoir de s'associer quatre conseillers à son choix, et de prendre les mesures nécessaires. Ils délibéraient sous l'empire de la conster^ nation. Tout-à-coup, un membre du Grand Conseil, poussé par l'esprit de Lazare Goldli , se leva, sortit impétueusement, courut sur la place, l'épée nue à la main, poussa des cris séditieux. Toute la bourgeoisie s'attroupa devant l'hôtel de ville , le plus grand nombre par curiosité , les conjurés en armes ; ceux-ci demandèrent avec des clameurs sauvages qu'on punit le gouvernement. Le bourgmestre Merz avec son courage ordinaire descendit de l'hôtel , et , haranguant l'assenh blée d'un lieu élevé , obtint par son calme et sa confiance que la commune se réunit en assemblée régulière; celle-ci débuta par prêter serment d'agir conformément au droit et sans violence. Douze délégués de chaque tribu et tout autant de la société des nobles furent choisis pour procéder à l'enquête; ib nommèrent à leur tour quatorze juges et un président.

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