‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 3)Chapitre 120 sur 127 · LIVRE V. CHAP. IV · texte numérisé non relu

LIVRE V. CHAP. IV

Schwyz : les trois Waldstetten , Zoug el Glaris , bien prononcés contre le roi des Romaios, se montrèrent disposés^ si la médiation n'avait pas lieu , à laisser partir leurs jeunes gens pour la France. George de Sargans et Gaudenz de Metsch, tombés dans la disgrâce de l'Empereur et dé son fils, à cause des affaires du Tyrol, avaient influé sur cette détermination. Retirés dans le voisinage^ à Wésen^ et connaissant bien le peuple^ ils travaillèrent avec chaleur contre l'Autriche. Afin d'assurer le triomphe de leur opinion y les cinq cantons refusèrent voix et séance à Fribourg et à Soleure. C« motif détermina Berne à convoquer dans Zofingue une diète des villes; elles inclinaient pour FÂllemagne. Comme la cour de France ^ en possession de ce qu'eHe désirait 9 consentit à une médiation , des volontaires suisses accoururent sous les ordres de Baudricourt pour conserver la Haute-Bourgogne à la France. Mus par un ressentiment^ ils espéraient enlever à Philippe la seigneurie de Neuchâtel. La nouvelle en fut apportée à Berne à l'entrée de la nuit. Les Bernois envoyèrent sur-le-champ à Neuchâtel le banneret Urbain de Mûh-? leren et d'autres commissaires avec des nouvelles ras* surantes et un certain nombre d'archers ; ils ordonnèrent aux volontaires de rentrer dans leurs foyers, et requirent les Confédérés. Par là l'on sauva l'autorité de Philippe avec moins de peine que deux ans auparavant son droit sur Gorgier^ fief réclamé par les Fribourgeois, en raison du vieux château qui domine Esta* vayer^^^. La guerre se ralluma de plus belle; plusieurs

**3 Le chftteaa de Chenaux possédait autrefois an droit féodal sar Gorgier et St. -Aubin; les sires d'£stavayer, possesseurs da château, le vendirent à la branche b&tarde de la maison de Neuchitel qui habitait Vaumarcus, et ne se réservèrent pas la réempiion : dès-lors , Philippe ,

486 HIoTOIRS D£ LA fiU^$S£.

ipilfe Suisses marchaieot sous les drapeaux de Charles VIU. D*un autre côté , Adrien de, Bubeuberg mena dans la jHaute^Bourgogne deux mille hoiuoies des vit* les, levés pour le compte du roi des Romains ^^^; k margrave Philippe était ua de ses généraux ^^^. A l'intérieur de la Suisse se manifesta une fermentation si formidable que , dans les Waldstetten , une foule de gens voulurent exciter contre le gouvernement de Berne une sédition comme celle ([ui avait renversé WaMmann ^^^, et même faire une invasion dans les provinces antérieures du roi rpmajn* Des hommes perdus excitèrent la populace contre les Allemands en se donnant pour des incendiaires gagnés par eux. Mais la fureur et le danger cessèrent tout d'un coup, moins par la retraite de r Angleterre et de l'Espagne ^^% ou par Teffet d*une médiation ^^^ que parce que l'àme de Charles VIU s'entboujsiasma subitement pour la conquête de l'Italie. Lorsque ce monarque vit les forces de toute la France réunies sous son autorité ^ l'importance de plans moins

si}«fnlo A) Q^ |nr«»ch«» «VHfçiSPa H âmgnfiwn$ ; par Mike #Dn tniJé il saiUfit moyeppant 1^00 livre» à ^oule^ les prétentions des Friboiirgepis, alors en possessioû deCbenaux. Jnshelm, U90.

*** U avait aoprès de Ini Antoine SchOni et Gaspard de Stein ; peutêtre n« comprenait'Oa pas dans Inrs troupes les 9,000 konmea da Benoit Pfppel, de Bienne, et d'Urs Stçger, do Solenre.

ii* En outre le prince iFean d'Orange ; i^ Allemands étalent sous tes ordres d'un are de Morimont et surtout du maréchal Wolf de Polbeim.

'*^ Dans Anêhetm menaces du landammann Auf der Maur, de Schwyi, contre le eounier de la viOe de Berne, mais principalement con|ra Fan* cûen i|voyer de Diossbacb et le banneret Zur Kinden. L'ancien avojcr n*était pas vendu à la France ; il dirigeait les affaires conformément aux circonstances et à l'opinion publique,

''* Paix avec l'Espagne, 18 janvier 1405.

**^ liOraqu'il fut question de détruire les salines de Bracon, on dél^ua Louis^c Dicssbach |>our concilier les esprits. JnsheUn,

Page 1