‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 3)Chapitre 17 sur 127 · LIVRE y. CHAP. I · texte numérisé non relu

LIVRE y. CHAP. I

que de marchand les étoffes brodées des incomparables panllcDS ^^.

Trois d'entre les diamans du duc, qui le premier afait £ait tailler les pierres précieuses ^^^f ont brillé dans l'histoire par leur destinée, comme dans les plus grandes couronnes par leur éclat. Le premier, égal à la moitié d'une noix ^^^ , le plus gros non-seulement de la chréfienté ^^% mais même du monde, avant qu on eût TU le diadème du grand MogoP^^, estimé par Charles valoir une province ^^% fut abandonné sur la route, dans la terreur de la fuite, par ce prince lui-même, on par un courtisan qui voulut sauver ce joyau ^^^. Un Suisse le trouva dans un coffret , où il était seul et sans encbâssure ^^^ avec une perle non moins extraor- &iaîre ''^. Cet homme le jeta sous un chariot avec dédain, comme un morceau de verre, se retourna pourtant et Je ramassa ; le curé de Montagny lui en donna un florin, puis le revendit aux Bernois pour trois

^ Comine» déplore cela.

*** MarUit€t Traité des pUrru graviei ^ 1 , 96 , dans SinneTé Voy. dang USmÎMte oceidentaU, l, S 66.

**> Edliback, SietiUr : de la largenr da ponce*

«" Selon CamiMê , V, S.

^> Tayemîer le vit le premier. May, HisU milii. III, 513.

*<* «Il Vesérae la valeur d'an pays. • Btf^rlin.

^* 11 n'est guère croyable qne ce diamant fût snspendn à la garde de ion épée {May), puisque le Suisse le trouva dans un cofTret. Il eût été par trop insensé de suspendre un joyau» valant une province, à la garde desoQ épée de bataille. Etieriin décrit les ornemens dé celle épée.

^* Charles avait éloigné de celui dont il vt être question paillon et cachasaore, afin qu'on pût voir dans tons les sens sa grosseur et sa pureté. Fagger, TempU iliownwr,

^^ Une seule, selon Omines; le diamant entouré de rubis cl de plu* MOIS perles eût paru plus précieux que cela, même à un œil peu exercé. 5fcfi(cr, S perles; d'autres, 8 ; ib le confondent avec le suivant

francs ^^^. Un citoyen riche de cette ville , Barthélemi May f qui avait en Italie de nombreuses relations d'affaires et de parenté ^'^, sut mieux Fapprécier quelques années plus tard^ car il fit un présent à Tavoyer Guillaume de Diessbach^^^ par la faveur duquel il obtint ce bijou pour cinq mille florins. Il le vendit à des Génois pour sept mille '^^ ; le duc de Milan Louis-le-Maure Sforza le leur paya plus du double de la première somme ^^^. A la dilapidation du trésor de Milan ^ Jules II l'acheta pour vingt mille ducats , afin que la première des pierres précieuses resplendit dans la triple tiare du souverain pontife de la chrétienté ^'. Une autre encore y mais une seule , rivalisait avec celle-là , le diamant trouvé aussi dans le camp et qui formait avec trois autres , avec de grands rubis et quatre magnifia ques perles orientales ^^^y le collier du duc. Les vain-

^^ D*autres disent deux coaronnos. Birken.

^** Son grand-përe, vena de Lombardie, s*établit)i Berne. Leu. Son épouse, Marie Sqnaccini, était une noble milanaise. May, son descendant, 1. c.

^ 400 florins. Stettler.

"« En 1482.

>u Pour 1,100 florins en dncats.

*^ Le duc perdit toutes ses possessions et sa liberté deux ans a^ant l'avènement de ce pape : aussi ne sait-on pas exactement de qui Jules acheta ce diamant May indique des prix plus élevés; le Génois donne 12,000 florins du Rhin, le pape S0,000 ducals. Mais, comme toujours, les preuves manquent.

^^ C*est ici la première fois qu'on distingue le troisième diamant du second; ni la forme, ni l'entourage, ni la destinée de l'un et de l'antre ne permettent de les confondre , et rien n'autorise à rejeter les chroniques et les documeos suisses, ni le témoignage de Fagger, Je considère le diamant de Fugger comme celui qui, selon Comines, était entouré des « trois balais , les trois frères. » Il parle encore de la «Halte , • de la « Balle de Flandres» et d'autres joyaux semblables. Du reste, le récit de J. J. Fugger a été imprimé dans le 1. 1 du MuMée tuute, p. 37 , d'à-

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