‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 3)Chapitre 21 sur 127 · LIVRE V. CHAP · texte numérisé non relu

LIVRE V. CHAP

«mPays-de-Yaud, la Savoie et lltalie actives pour relever le duc , empêchèrent Berne de se laisser en-

Comme aux jours de Laupen ^^, les Bernois adreslérent à tous leurs bourgeois internes et externes un ofdre p<H*tant que les maisons où se trouvaient un père et un fils adulte ou deux frères, eussent à envoyer Tun d*eux à la défense de Morat, boulevard de Berne, et que tous les sujets se présentassent dans le chef-lieu, à jour fixe 9 avec armes ^ munitions et provisions pour un mois. L*ancien avoyer et chevalier Adrien de Buben* faerg vivait dans son château de Spiez , où il s^était redré tomme partisan de la Bourgogne ^^^ ; sa tribu le tecpiit de prendre les armes pour la patrie. Lorgne le héros entra dans la ville , chacun le reconnut pour général. La commune jura de défendre Morat sous ses ordres, Tavoyer et le conseil de ne le laisser manquer d^ancnne chose nécessaire ^^. Quinze cents hommes sortirent de Berne j Fribourg envoya Guillaume d'Aflry avec quatre-vingts. I^ ville même reçut une garnison de mille Confédérés , que Jean Waldmann de Zurich ,

^ T. n, p. 4iT , où il faut faire une correction d'après ce qoi est ici du» le texte.

^ A Imaiiite des événemens racontés t. VIL

"^ BmlUtiger. a Un État dont la politique a de la grandeor prodoit de pmàs citojfeos qui l'honorent , à la tdte dn gonyemeœent ou des armées i U répobUqoe de Berne méritait de posséder Adrien de Bubenberg. A peine ee magistrat guerrier disgracié eut-il appris les desseins hostiles du doc de Bourgogne, l'ami de sa jeunesse, qu'il oublia l'ingratitude de ses coodtoyeiis , l'injustice de leur bl&me , les poisons de la calomnie ; il n'y eat ptos de place dans son grand cœar que pour la patrie. Son caractère et sa loyauté inspiraient une si hante confiance , qu'en d^it de son attachement pour la Bourgogne et de son mécontentement de la marche des afliaires, tous virent en lui rboinme appelé âi défendre le boulevard du. pays, Voy. iU TiUier, U , 2*3 , 284, 0. M.

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respecté comme leur chef , grâce à ses ëminentes vertus militaires, exerçait à une discipline rigoureuse *. Waldmann, peu ennemi d'ailleurs des plaisir^ des sens f fortifiait ses soldats pour le jour décisif, par la religion ^^ et par une régularité sévère ^'^ ; au moyen d'excursions il les tenait toujours en mouvement. La cavalerie autrichienne sous les ordres d'Eptingen y les Strasbourgeois, portés de bonne volonté , mais à qui la fortune jalouse refusa la gloire dans la journée de Grandson, ne quittèrent pas les Suisses; Grandson envoya spontanément ses canons ^^.

Le duc Charles, avec de nouvelles forces et de aou-

* Mnller a commùone errenr en confondant deux faits analogues et rapprochés pour le temps. Un reedi de la ColUction de M, de Mallmen , cité par M. ZeUwégêr, U , 102 , n. 109. fait voir qn'nne diète assemblée à Scbwyz ordonna le 17 mars que les villes , les cantons forestiers et les alliés de la Suisse envoyassent à Fribourg une garnison de 1000 hommes. Elle ordonna aussi que tous les cantons tinssent leur milice entière el leurs bannières prêtes à marcher au secours de^ Bernois on des Friboargeois , si le duc les attaquait. Une dîvinon zuricoise , avec quelque peu de cavalerie de Strasbouig, occupa Fribonig(D0 Tiltier, II, SSS j. Les Bernois principalement se chargèrent de la défense de Horat; ils y envoyèrent Adrien deBubenberg avec 1500 hommes selon Schilling, 2000 selon SttltUr. Dans une Uttre d» gouvernement de Berne â la vilU de Straebourg {GeMehichtfor$eher,Yl, 509) « il est dit: «Nous avons occopé Morat avec pluM de deux mille hommes vigoureux et éprouvés. Fotre directeur de V artillerie y a fait preuve de courage.et d'habileté. » Les deux nombres ne sont pas difficiles à concilier : Morat avait déjà une garnison bernoise sous les ordres de Jean Wanner, qui fut adjoint avec deux autres, à titre de conseil, à Bubenberg, lorsque celui-ci prîtleconunandément en chef. {Do Tillier, II , 28 A. ) Les Friboui^eois , en qualité de co-sejgneurs, envoyèrent aussi un renfort de 80 hommes. Bubenbeig amena probablement 1500 hommes avec lui ; le nombre plus considérable est celui de la totalité de la garnison. G. M.

^'* Bullinger rapporte combien on fit de prières.

^"^ Ils ne violentèrent ni femmes ni hommes. SchiUing,

2^^ Lp premier fait d'après Bullinger, le dernier d'après Schilling,

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