LIVRE Y. CHAP* I
» George ^ à la veogeance ! ^^ » Ils hii répondirent par ce cri unanime : « Vive Bourgogne ! » L'armée parut pios brillante que jamais ^^, mais les troupes n'avaient jtas la confiance que donne la victoire ^^^. ^
On traTersa des champs de bté^*^^ Morrens^^^ Bioley ^^'', en s approchant du lac de Neucfaàtel ; on marchait lentement : le duc espérait attirer les enne« DÛS dans un lieu où le terrain et les habitans lui étaient Givorables; cependant l'impatience l'emporta bientôt ^^» Il résolut de marcher par Morat sur Berne et snr Fribonrg. Il envoya^ le comte de Romout dans la ooDtiée comprise entre les lacs , soit pour en recevoir des informations ^^.^ soit parce que ce seigneur pouvait soutenir de là ses opérations de plus d'une manière , eu çc^iant l'ennemi en flanc ou par derrière , et en plaçant Morat entre deux feux. Le corps d'armée suivit et vint à Cngy, ^^, à Fayeme^ à Âvenches , cou-
^ Tiré de la ChroniqM de NettekàteU
^' Lm même : « L'armée plus brave et grande que devant » On re* tionva de nouveau là des tentnres en soie. Protocole de* Mieeiveê,
^^ Us étaient «moins gaillards, moins affectionnés. » Paradln, Bourg.
^ Le légat et les ambaasadeors de l'électeor Frédéric ds Palatinatet du doc Galéauo Sforia étaient auprès de Cliarlea. Eair. «fane «m. c^r. dans Conûme», /!• == Le S9 mai , Berne écrivit à tous les Confédérés que le due avait brûlé ses baraques près de l^usanne , et qu'il se dirigeait sur MonL G« Ma
>■* Non près do lae , comme le dit la. Chronique citée ci dessus » mats dans le Jorat. s» Il paitît de Lausanne le 37 mai , et séjourna huh jours i Morrens^ pour avoir le temps de connaître les dispositions des Confédérés et leurs intentions. Extr, d'une ancienne chron, dans le Crnni* meedtdu Freenoy, II, 210. G. M.
^^ E^rakn. 2S5. Le jour il campait près de Morrens.
*** «Or çà, ces chiens ont perdu courage; me semble que devons les dier timiver.» liemùh.
^* • Qnand serex là , nous ferez part de vos nouvelles. • Ibîd^ ^^ Ibid. Sans doute Gugy sous Estavaycr.
vrant tout l'espace qu'ayait occupé Aventicum. Adrien de Bubenberg avec six cents hommes rencontra les avant«postes et fit un prisonnier qui l'instruisit de tout. Il écrivit aussitôt à Berne k qu'il avait devant » lui le duc de Bourgogne avec toutes ses forces ^ avec » des troupes auxiliaires d'Italie et aussi des traîtres » d'AUemagne^^^ ; qu'il priait l'avoyer, le conseil et les H bourgeois de ne rien craindre, de ne rien précipiter , » mais d'attendre tranquillement les Confédérés ; qu'il H saurait défendre Morat. » Il convoqua la garnison et tous les habitans de la ville , leur adressa des paroles graves, et leur fit prêter serment d'égorger sans miséricorde quiconque ferait entendre une parole lâche ^ fût-ce un gentilhomme, un citoyen recommandaUe par ses services en paix ou à la guerre, fut-ce enfin luimême. (( Camarades, » s'écria-t-il, « veillez I de Mo- » rat dépend la patrie; la Suisse n'a qu'un seul boule- » vard, notre résolution, n
Dans toutes les villes et les campagnes de Fribourg , de Berne et de Soleure retentit le tocsin; des chalets voisins, des glaces étemelles jusqu'au confluent de l'Aar et du Rhin « des flots de peuple se pressaient de jour et de nuit vers Berne. Aussitôt on occupa les ponts construits sur la Singine près de Laupen et de Gûminen ; on ne les rompit pas, tout comme on ne ferma pas les portes de Morat, afin qu'il fût manifeste qu'on ne cherchait la sûreté que dans la vigilance *. L'avoyer , les bannerets et le conseil demeuraient assemblés nuit et jour; de tous côtés des émissaires; au haut de la ville , sur une tour élevée , un signal en communication
3*^ Un Blaarer de Constance et même un Suisse , Landcn. Pratoe. dn Miêsives, * Ainsi qu'à Sparte. Ah ! ponrqaoi devaient-ils dégénérer 1 D. L. H.