‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 3)Chapitre 33 sur 127 · LIVRE T. CHAP. I · texte numérisé non relu

LIVRE T. CHAP. I

iplement par la perfidie des Picards*®^. Qu'il troti- )» TÛt en général y dans les Pays-Bas y peu de véritable n iotérêi^ d'afiectîon et de sentiment d'honneur^ mais I beaucoup de ruse et de défiance. Que les BourguiigDons, au contraire^ se disposaient de la manière s h plus généreuse à défendre leur pays^ afin qu'il » put continuer la guerre avec d autant plus d'éner-

• gie par-delà les frontières*^*. Qu eux, les Flamands, n attachés à leur sens et à leur volonté, lui enviaient le » bonheur de vaincre ses ennemis***. Que maintenant, s sous peine de sa disgrâce et d'un châtiment sévère, B il commandait à toutes ses ordonnances, fiefs et ar-

* rière- fiefs , et à tous autres gens de guerre pouvant n porter les armes, de se mettre en marche sans s'atten- » Are les uns les autres, et de venir joindre au complet n ses drapeaux, pour défendre son duché de Lornniae. n II adressa aussi lettres et argent aux chefs et jMÎDces lombards. Grand par sa persévérance, mais excentrique dans ses plans , ce prince courait à la ruine de son pays et à la sienne.

Sar ces entrefaites , les Suisses s'assemblèrent à Fribourg pour une des diètes les plus brillantes , qui dura trois semaines : là siégeaient beaucoup de héros de la bataille de Morat, comme premiers piagistrats de leurs cantons*^; la ligue inférieure, des conseillers de Tar-

*** «Plosieurs Picards, comme £aux et déloyaux, se sont retraits en m pajs de par delà. >

*** « Afin que noua paissions tant mieux tenir les champs. • Nous atons TU ce qu'il en faut penser.

**^ « Voua ne quertes , sinon , que nous nous défaisions de nos gens (des troupes étrangères), afin que nous puissions résistera nos ennemis.»

*** Henri Gôldli , bourgmestre de Zurich; Adrien de Bubenberg, Wahem , Scharnach'thal » Guil taitme de Biessbach » Gaspard de Ilertens«

chiduc^^'^; le duc René avec ses amis de Leiningen et Bitsch; des envoyés des électeurs de Mayence^ de Trêves, du Palatinat; les é vaques de Baie, de Strasbourg, de Genève, du Valais, de Grenoble ^^^ ; le comte de Gruyères; les grands de Savoie^^^, et, brillant audessus de tous^*^^, Louis, bâtard de Bourbon, amiral de France et ambassadeur du roi, dont il était le gendre et le confident*''*.

Le roi, plus sincère maintenant qu'il paraissait en sûreté, témoignait son admiration, sa joie, et le désir de faire la connaissance personnelle des héros. Du reste il souhaitait anéantir le duc ^ et promettait d'envahir la Flandre si les Confédérés entraient en Bourgogne. Il établit avant tout la nécessité d'occuper Genève, la clef de la Suisse*''^. Une députation des États de Bourgogne tint un tout autre^ langage; elle travaillait à obtenir un traité de paix. L'évèque Jean-Louis avec les plénipotentiaires de la Savoie, appuyé par les Français, intercédait fins vivement encore en faveur du Paysde-Vaud, de Genève et de la paix du duché. René demandait instamment aux Suisses du secours pour reconquérir la Lorraine. Les électeurs de Mayence et de

tcin , Uassfurter , Albin de Sillinen , Jean Im Hof , Tammann Didier In der Halden , Pierre de Faocigny, Rodolphe de Voippcns , etc.

^*^ Dont Marquard de Schellenberg était le premicr/Mais Gofllanme Herter faisait aussi partie de cette ambassade.

*<> Celui-ci , Jost de Sillinen , comme second ambassadeur français.

*** Des dépotés aussi des truU villes da Pays-de-Vaud.

*7* Avec 200 cavaliers ; le président do parlement de Toulouse vint avec lui. fVrnntiâe».

*'^ Fils du duc Charles ( m. id56), comte de Roossillon et Lignj, lieutenani^énérai de Normandie. 11 avait épousé Jeanne , fille naturelle du roi Louis. Il mourut en 1496. Dans Ccmimn « I , i5l, note.

*'^ Il voulait faire occuper Genève par les Suisses, qu'il aimait à mettre «n avant, tandis qu'il se tenait lui-même tranquille.

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