LIVRE V. CHAP. II
îttbranlable était la plus haute politique de la Confédéntion »».
La dernière décision de la diète empêchait l'exécutionde la première; Louis le ressentit profondément; personne n'était disposé pour son service; on prenait bien plus d'intérêt au peuple bourguignon. Adrien de fiobenberg lui déplaisait surtout : avoyer de Berne ^ il défendait dans les négociations l'équité et l'intérêt général avec autant de fermeté qu'il avait défendu Mont. L'ambassade fut reçue froidement; on la fit aller de résidence en résidence sans qu'elle pût être présentée au Toi ^^ ; au lieu de lui laisser accomplir sa mission y on travaillait à la gagner. Quand Bubenberg vit ce manège, Tinutilité et l'importunité de sa présence, le relâchement de ses collègues, l'impossibilité d'informer le gouvernement bernois de l'état des choses et le peu de sûreté qu'il y avait pour lui % il se déguisa en nnisicien ambulant, prit une vielle, et parvint en Suisse ''^
** Us exhortent sérieusement à ne pas soufiiîr qu'un canton promette plus qa'im antre ; • si nous demeurons unis , nous serons , avec le se- • conn de Dieu , assex forts pour tenir tête an monde entier. » = Une Confédération dépourvue d'un centre d'unité ne pouvait négocier avec avantage. U est presque miraculeux qu'elle ait subsisté Jusqu'en 1798. Des conjonctures qui ne se renouvelleront qu'après des siècles nous permirent de la refondre à cette époque , et nous commencions à reconndlre les avantages d'un gouvernement central, lorsque les ennemis înlérieiin» aveuglés par leurs passions , se laissèrent séduire par la France, qui commençait à redouter ce gouvernement central. L'acte de ■êdiation de 1805 mit fin à notre indépendance. D. L. H*
** Second rapport, Amiens , 18 septembre 4477. Le roi les fit inviter parmi chevalier à se rendre à Dourlens , ensuite à Amiens. Le motif ne leur échappa point : « Je crains que la Haute-Bourgogne ne soit perdue avant notre retour. •
* Envoyer des négociateurs dans un lieu ofa ils ne peuvent commumqocr librement est un acte digne des petites maisons. D. I^. H.
^ Le 6 novembre, heme à Henri Roàgt , bourgmestre de Zurich ,
La cour en éprouva moins de chagrin que le parti français à Berne d'embarras pour effacer l'impression de son discours au Grand-Conseil et de sa lettre aux Confédérés '^^. A la fin, on attribua son départ à des craintes personnelles, peut-être exagérées''^; on Texcusa auprès du roi'^^ ; mais, dans la crainte du peuple*'^, on n'osa pas ne pas blâmer ce procédé insolite envers Tambassade. La France n*en devint que plus ardente à livrer des assauts à la vertu de Waldmann et dlmhof "". Dès ce moment leurs rapports ne parlent plus que de la puissance irrésistible du roi et de la faiblesse de ses ennemis "^^^ Honorés ostensiblement de riches présens ''^^ liés par des chaînes secrètes''^, ils revinrent
7 nov. : « Il est revenu hier, mal vêtu et en grande hâte , et il parle de
• trailemens qui l'ont ému. » On dit que cette relation lui fut suggérée à Berne même par le parti anti-français.
'< « Envoyet-nous une copie de ce qu'il tous a écrit. » Il n'exîslait donc pas une grande confiance mutuelle entre ce noble dtojea et aes gracieux seigneurs. = Méritaient-ils mieux? D. L. H.
'' Berne au roi; il noT.
'* « Nos députés ont enduré des peines inouïes ; le sauf*condnit royal » n'a servi de rien au noble Jean de Priscin » notre vieil et assuré ami , » autrefois notre concitoyen; le roi le retient encore prisonnier. L'a. > voyer, par l'aide et les soins duquel le duc a été chassé, aurait mérité
• d'ébre traité plus favorablement par Votre Uijesté. •
'* t Notre conscience prend à cœur son aflOiction comme la sienne prc^re. • Et 4i Joit de SilUnen en lui envoyant cette lettre : « Il serait à désirer qu'on n'en fût jamais venu U ; les dispositions de notre conscience en seraient meilleures.
* La tactique usitée de nos jours : on calomnie ceux qu'on n'a pu corrompre , ou l'on fait leur éloge; le but est le même. D. L. H.
'* Rapporté du 18 «t da 80 $eptembre .* «Le roi a 100,000 hommes; perKMine ne peut lui résister. » b II fallait le mettre à l'épreuve. D. L. B«
^^ De beaucoup d'argenterie. Schilling,
^* Le 19 nov. Lettre du roi au $ujet de la pension de fValdmamn, > au
• Plessis-du-Parc-les-Tours : afin qu'il aye mieux de quoi entretenir son » état; • 600 livres tournois par an.