LIVRE V. CHAP. II
im leur pairie , se raillaDt des craintes de Bubenberj.
Après la diète de Zurich ^ l'ambassade bourguigoooDe ''^ s'était présentée devant Tavoyer, les concis et les bourgeois de la ville de Berne; invoquant duQ toa lamentable ce qu'il y a de plus sacré pour les chrétiens^^^ die avait recommandé à leur protecdon loyale la Bourgogne exposée au plus grand péril (oo connaissait le roi ^^). L'accueil honorable que l'ambassade suisse reçut à Bruges en Flandre'^ aux noces delà duchesse Marie avec Târchiduc M aximilien ^^^ eftiça les souvenirs de la guerre, et jeta les fondemens dune amitié nouvelle; les présens, plus riches que ceux du roi ^^, furent offerts d'une manière honorable et publique. Dès ce moment, l'opinion devint favorable à la cause de la Bourgogne et de l'Autriche ^^. On peut affirmer que la conduite du roi et celle de Graon firent perdre à la France, pour deux siècles, la Franche- Comté. L'évéque Jost proposa un partage ; mais on se refusait alors à concevoir qu'une convention avec un tiers put convertir en droit l'injustice envers un pays.
^* L'archevéqae de Besançon, chef de l'ambassade; Torateur Gaillanme de Rochefort , docteur et chevalier. Sehitling. ^ ■ An nom de la mort cnielle de notre seigneor et sauveur J. G. ; au
* nom de la croix, des clous , de la lance , de la couronne d*épines , des » cinq blessures sacrées; au nom de I4otre<Dame, de tous les saints et
* de tous les anges , messieurs de Berne , tournez vos jeux vers nous. » SckUUng.
*i On savait que la médiation des Suisses ne l'engagerait pas à suspeodre ses mesures.
" Remarque à la fin de la relation manuscrite mentionnée n. 58. Halheurensement nous ne possédons pas la relation de l'ambassade.
^ SekUUng.
*^ Rcciê de Zmriek, lundi av. St.Gall (milieu d'octobre), vm. 1 1
On prolongea la trêve avec la Bourgogne ^^, on déclina Textension de l'alliance française^ enfin on projeta une alliance héréditaire et perpétuelle avec la maison d'Autriche ^» La duchesse Marie et Maximilien d'Autriche^ maintenant son époux, avaient dissipé chez les Suisses, à Bruges et à Zurich, la crainte qu'on ne vengeât la mort de Charles ^^. Les auteurs de la mort du duc, dirent-ils, ne sont pas les artisans de tout le mal. Zurich, Berne, Lucerne, Uri et Soleure, de même que les conseillers de Sigismond , considérèrent combien l'ancienne alliance avait été utile aux deux pays, et leur union dans la guerre, importante pour l'un et pour l'autre; ils conclurent donc une paix perpétuelle et une loyale alliance héréditaire, pour la défense, en cas de besoin, soit des Confédérés, soit des provinces extérieures et intérieures du duc Sigismond : il fut stipulé que tous les engagemens antérieurs auraient le pas sur cette alliance; mais celle-ci, sur tous les traités subséquens^^. Unterwalden et Schwyz, Zoug et Glaris ne tardèrent pas à y accéder ^^. Les deux parties mirent le même empressement à renouveler la ligue inférieure avec Bâle, Colmar, Strasbourg et le duc René^^. Si tous avaient eu autant de loyauté que
« Jusqu'à la Chandeleur (î février) 1478.
** II en fut question au mois d'avril ; le projet fat appuyé en octobre par Tévêque de Constance et Hugues de Montfort.
•' Anshelm,
'" CA. de C alliance héréditaire et perpétuelle, Zurich, lundi av. SL- Gall,'lA77, dans le Nouv. Masée euisse, t I, 389, et dans beaucoup d'autres collections. Les variantes dans fValdkireh {Hist, polit, de la Saisie, t I , pièces justif. 101-106 ) sont des fautes de copie ou de typographie.
** Lundi ap. Paul 1478. CL dans les Msc. de Tâfihudi,
»• Ch. 23 avril 1478. Haffner.