LIVRE V. CHAP. II
de l'estime à Berne ^^^. Le pays romand «^effraya ; la stagnation du commerce pouvait amener un soulèvement dangereux *^^. Les Bernois firent prêter à tous leurs sujets^ âgés de plus' de quatorze ans, le serment dene prendre aucune'part à des armemens illicites, d*é* Titer toute parole offensante envers des Confédérés , des étrangers , des concitoyens, et de travailler à la concorde et à la prospérité de la ville et république de Berne ^«o.
Une diète médiatrice de députés de toute la Confédération ainsi que des villes d'Alsace se réunit dans les murs de Fribourg ^^*. L'évêque Jean-Louis, le chapitre, les syndics, les conseils et la commune de Geii^ygi62 envoyèrent dans les cantons forestiers huit cautions pour les paiemens dont les termes étaient fixés ^^^. La société de la folle vie ne se sépara que lorsque , à défaut de ponctualité , on leur eut livré en gage les bijoux de la duchesse ^^. Ils se contentèrent de deux
*** Dans une Uitre d Zurich, à Laeeme et à SoUure. Berne les appelle • gens pieux* et promet de leur monlrer toate sorte de fidélité et d*affectîoa fraternelle. « Plein, • comme « vîrtus » a une tout autre signification dans les siècles militaires et dans les siècles théologiqnes-
^^* Dans la lettre n. 158 , Berne témoigne quelque inquiétude sur la manière dont le roi prendra cela.
*** Formulé du $erment jointe à la lettre. » Quelques détails de plus sur tonte cette affaire ô&nsde Tillier, U, Si 5-817. C. M.
*•* Recê» de Fribourg, 5 mars 1477.
*'^ Députés de la ville : Boniface Fabrie, Aymon de Gastellan , Claude de Solona , Jacques Bngetti.
'** 8,000 florins avant Pâques; la fête tombait au 6 avril. Seise jeunes militaires conduisirent les otages dans les Petits Gantons; 4,000 florins pour la contribution de guerre de Lausanne furent payés sur le champ. Scliilling.
*•* Ik envoyèrent même à Genève ;"dans cette néce^Ité, Yolande fat obligée de livrer ses bijoux , une couronne d'or , une croix d'or et . des colliers. Tout fut transporté à Uri. La cour, inquiète pour ces