‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 3)Chapitre 53 sur 127 · VIII · texte numérisé non relu

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florins chacun , que Genève leur donna y outre quatre tonneaux de vin pour fêter leur départ. On parlait , il est vrai^ du vieux comte de Neuchàtel, dont les seniimens étaient douteux ^ et du jeune margrave qui avait servi le duc de Bourgogne ; on trouvait équitable d'aller vider leurs bonnes caves. Rodolphe, effrayé, courut à Berne ; cette ville se prononça en faveur de son combourgeois , et lui fournit mille hommes. Les jeunes gens retournèrent alors dans leurs foyers en bon ordre; ils dédaignèrent les alimens et le vin que Berne leur o(&it. Sur le cautionnement de cette ville et de Fribourg., les Strasbourgeois avancèrent à la maison de Savoie les sommes promises par elle ^^^. Du reste , toutes les assemblées de communes , les assemblées plus générales , les prises d*armes , tous les actes de vengeance contre des personnes calomniées, furent sévèrement défendus , à moins que l'autorité légitime n'intervint *^. Peu après , la Savoie obtint une alliance ; Fribourg, son émancipation. Même dans ces commencemens d'une réorganisation des États , les princes calculaient rarechoses précieuses , envoya des dépotés à Lacerne pour qu'on ne les Tendit pas avant l'expiration des termes. Schilling,

*** Jnshelm est-il croyable iorsqa*il affirme qa'on fit au Pays-de-Vaud remise de la moitié des 50,000 fr. qu'il devait payer ? Ce qui est certain c'est que Berne compléta au nom de Genève et de Lausanne, à titre de prêt , la contribution imposée à ces villes, et que par là le tumulte fut apaisé. Ch* dea nenfê cantons pour Berne. Rameaux 1678.

*** Beeéê de Laeeme av. la mi-caréme : « Quand les conseils, qoi

> pourtant n'ont pas mal gouverné jusqu'à présent • (leur conscience leur rendait ce témoignage) « ordonnent quelque chose dans l'intérêt

• du pays, on ne doit pas changer leur décision dans des assemblées 3- » légales et secrètes, sans consulter la raison. » Ibid. Vendr. ap. ÏAttare : • Si l'on découvre des gens qui se soient laissé corrompre par de

> l'argent, on doit porter plainte devant les Confédérés et ne pas causer

• de semblables soulèvemens. »

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