‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 3)Chapitre 55 sur 127 · LIVRE V. CIIAP. II · texte numérisé non relu

LIVRE V. CIIAP. II

cra ses soins à la vieillesse solitaire de Hugues de Chàtean-Guyon , et après lui, au salut de sou àme dans le coDvent de Sainte-Claire à Orbe^®*. A la mort d'Yolande, les États de Savoie furent entraînés dans des g;uerres de famille, surtout par la faute de Louis XI. Il lui eût été facile de consolider une administration rég[Dhere, mais il préféra soutenir tous les partis les uns contre les autres. Au moment où Philibert allaît atteindre la fio de sa minorité, il mourut d*un échauffement occasioné par la chasse ; son frère cadet, Charles, que sa mère avait fait élever avec non moins dé soins que luimême*®^, devint duc à sa place ^^, sans avoir une fortune sensiblement meilleure. La même année mourut le prince- évéqae de Genève, Jean-Louis, chez qui la volupté nî l'amour des armes^ n'étouffèrent jamais de nobles sentimens ^^.

Aucun de ces troubles n'interrompît la pafx de la Suisse. Le Pays-de-Vaud, rentré sous la domination de la Savoie ^^^, désira obtenir de Philibert la confir-

**^ Elle troaira ptug aisé de renoncet anx plaisin da monde qoe d*en jooir innocemment Guiehenon,

"* Phflippe Béroalde fui le précepteur de Philibert; Nicolas de Tarse, cduî de Charles. 16.

*•* T. VI, »42, où il faut ajouter aux preuves, qu'en 1474 il déclara expressément aux Génois, dans rinlérêt du commerce de Genève, que sa ville n-'élait pas savoUienne. Spon, Nous saisissons avec empressement celle occasion de rétracter une assertion que nous avons avancée sur la foi de beaucotip^ d'écrivains : Jean-Louis na pas assassiné son ancien fa- >ori Monlchenu ( aussi appelé Pommières et depuis 1479 évôique de Viviers ) , pour avoir usé de violence contre son favori subséquent , le comte de Chissj; Lévrier,RisU des comtes de Genevois,U, 57, faitobserver aT€C raison queMontchenu survécut près de quinze ans à Tévéque Jean-

Looîs.

»•» Ch, 1478 : Prise de possession du Pays-dc-Vaud par Urbain de

Cbivron et d'autres commissures.

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mation de ses franchises'^; le bailli convoqua dans Moudon la noblesse '^^ et les délégués des villes '^^, et leur en donna la charte '^^. Les limites à l'extrémité du lac furent fixées de manière qu'outre les Ormonts la ville florissante d'Aigle demeura aux Bernois ^^^; il

*** Amédée de Giogins, seigneur de Beanmont, était ambassadenr et dépnté do Pays-de-Vaud. = Voyex Ch, SO avril 1480 dans Greniu, Doeumêitê relatifi â C histoire da Payt-de-'Vaud , Genève, i8l7, p. iOl.

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*>' Ch. SO avril lASO : Nie. de la 6arra » seigneur dodit lien , Amédée de Divonne (GinginsJ, seigneur de Beaumont, Humbert Gerjat, seigneur de Gombremont , Humbert de la^ Molière, seigneur de Font, Jac. de Glane , seigneur de Gugy , Jean de Fallerans^ François de Billeos, seigneur de Maconnens , Louis Geijat , co-seigneur de Gombremont-te- Petll (éridemment les représentans). «Il y en eut d*autres encore; voy. Grenus, 1. c p. iOO. G. M.

•*• Dépoté d'Yverdun , de Morges , de la ch&tellenie de Bomont, de Gossonay , de Payeme ( Patricîniaco ) , d'Aobonne , de IVyon , d*£s(avayer, de Gudrefin, de Moudon • proborum hominum, • de Ste.- Croix ; aussi d'autres nobles et bourgeois qui ne sont pas nommés.

*** Datée du 18 mars 1680, à Ghambéry : pour des franchises «de quibus irrcfragabiliter nsi sunt • Le bailli se nommait Jean de Montcbabot Le lieu où les États s'assemblaient à Moudon n'éUit pas on édifice public , mais la maison de François de la Bava } nous n'en connaissons pas les raisons peut-être très-fortuites. Voy. k Ch. dans le t VI de la collection de Halter, in-&*; M. de MuUinen s'en est essentiellemeot servi dans ses Recherches sur Us États du Pays-dé-VauJL œ Pourquoi n'oses-voos citer l'ouvrage auquel la brochure de M. de Mullinen répondait ? Un historien doit rapporter fidèlement les pièces. D. L. H. » Cet ouvrage est VEssai $ttr\la constitution du Pays-de-Vaud , par M. ds Laharpe lui-même, Paris, 1796, 2 vol. in-8. La Ch, dont celle do 20 avril 1480 citée plus haut n'est que le vidimas, se trouve dans Grenus, p. 100 et 101. La maison où s'assemblaient les États existe encore, vieille et petite. G. M.

. ^* Yolande laissa Aigle dans les mains de Berne jusqu'à la paix avec U Valais. Dans la suite^ ceux d'Aigle ne voulurent absolument pas redevenir Savoyards. Le revenu était peu considérable. On offrit 2,500 florins pour le rachat. Instruction pour l'ancien avoyei* P. de Wahem, délé^

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