‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 3)Chapitre 64 sur 127 · LIVRE y. CHAP · texte numérisé non relu

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gueotles anciens, éveillèrent spontanément l'esprit vit et péaétfant de Jean Geiler , qui appartient en quelque sorte à Schaffhouse **^.

L'invention de rimprimerie , rempart puissant contre le retour de rignorance'^^, fut mise en pratique

""^ n y mqait en 1445 , mais fut conduit encore enfant à Kaisers* bag. Lem, l\ se trouva en rapport avec une autre ville, située sur le sol sobae; U occupa la chaire de philosophie à B&le dès 1471. Gemler, de tuuL BasiL ortu §t progress,, 28. • Pericte eloquentior, Socrate contineotior, Nama religiosior. * Beaius Bhenanu$, ibid. Outre son Navire de» fom et son Navire des péniten» , il a écrit des sermons pleins de vivacité , qii^l prononça la plupart à Strasbourg.

"* En tant que les ouvrages se conservent dans an plus grand nombre d'exemplaires. La barbarie peut néanmoins fondre périodiquement sur le monde s la scolastique, telle qu'on l'a vue renaître dans les quinze dernières années; le pyrrhonisme qui, en niant la réalité, 6te à tant de moQvmens importans de l'antiquité leur considération et leur intérêt^ et le despotisme , qui méprise tous les titres de propriété ainsi que ks CQDstitalions, lui aplanissent le chemin. Alon les plus excellentes prodoclioDs delà pensée pourront rester sous nos yeox* lettre morte, inqMTçoe m6me, comme les classiques pendant le moyen*ftge. Toutefois mi Va malheur ne sera plus ni si général ni de si longue durée, a Pas frits vers la barbarie dans un pays où le despotisme tronve-antant d'instnmiens qa^l veut i 1* création d'une université centrale et d'une école cxclu»Temeat chargée de former des maîtres pour remplacer les hommes à principes; 2* concentration des établissemens dTinstruction publique pcmr diminner le nombre des foyers ; S* organisation presque claustrale ; 4* liberté de la presse insidieuse , la censure refusant de parler j«w]o'à ce que la police saisisse et ruiner 5* obligation de faire timhter les ouvrages ; 6* défense de réimprimer les anciens ouvrages sans pomission du gouvernement ; 7* création de bibliothèques des lycées, composta en majeure partie d'ouvrages faits pour remplir les vues du chef, d'abrégés, d'extraits destinés à établir le dogme de l'obéissance pacBÎve; 8"* triage des bibliothèques publiques et probablement des bibliothèques privta ; 9* diminution du nombre des imprimeries , leurs propriétaires patentés , forcés de fournir de forts cautiotmémens ; iO* abolition des privilèges des miiversîtés et leur diminution en Aile- ■ngne; il* système ^oivi mathématiqueme^A pour atteindre k but. D. li. H. awDomicilîé è Paris lorsqu'il écrivit la noie qu'on vient de Tire, viii. 1 5

dans de petites villes^® et des couvens solitaires de la Suisse'^, sans parier de Bàle^** et de Genève**^, bien

en relition avec des hommes cd position de soivre de près la marche du gouvernement , M. le général de la Harpe acquit la preuve que Napoléonsuivait le système ici exposé. C. M.

**' Jacobi de Clttsa^ Traciaius de appariitonibu» animarum pott moriem, imprimé à Berlhoud en 1745. J'ai vn ce livre à Vienne, où les soins de H. l'abbé Straltmann ont formé une des collections les plus complètes de livres incunables; Fimpression est, ainsi que le papier, belle, nette et soignée. Tandis qu'il ne s'établit à Luccme une imprimerie qu'en 1550, on imprima à Soursée, en 1500, la Chronique de ta guerre de Souabe, ^sir Schradin , Haller. BibL V, 818.

*** Béronmûnster précéda, pour cela, toutes les autres coi^gr^tions religieuses. Dès 1470 un chanoine septuagénaire , Helyes Helye de Laufen (m. 1475 } , imprima le dictionnaire de Marehesini Mammotrte» tu$ Èivê primicerius; arte imprimendi ( voy. BaUhasar , Mus, Laeem. et Sinner, Voy. dans la Suisse occident, t II) ; le même publia aussi RoderUi Zamorentis Spéculum vUœ humanœ; abeque calami exaraiione, feria^ poit fcitum B. Jacobi 1478. Naudé (additions à lliist de Louis XI dans le Comine* de Lenglet du Fresnoy ) indique une édition de ce livre, de Paris , vers 1470 ; nous avons vu à Vienne celle de Helye aliae de Lauffen, eanonico ecelesia villœ Beronenêis in pago Ergowie $itm, avec la date ci-dessu9. Le célèbre FtucicuUu temporum doit avoir été publié en 1481 à Bougemont, dans le comté de Gruyères f aujourd'hui au canton de Vaud ) , par un moine du monastère de ce lieu , Henri Wûnbouig de Vach. Nous n'avons jamais vu cette édition , mais Sinner en parle.

*'* Le premier livre publié & Bile fut probablement le vocabulaire d« Conrad de Mûri, imprimé par Berthold RodL Denis, Bibliotk^ de Garelli, t I, 227 ; bientôt, en 1474, parut chez Bernard Richel la Gmeordauee du miroir des Saxons f par Didier de Burgsdorf^ évoque de Naumbourg. Le même donna une Bible latine de 1477. (En 1464, encore, Matthias Ëberler , de B&le, fit écrire par Jean Lichtenstera , étudiant de Munich, une très-belle copie de la Bible en allemand suisse; elle est à la bibliothèque impériale à Vienne. Denis, Codd. theoL Ul^ t I« p. i. ) Outre Richel , Lucas CemUr, de aead. BasiL en nomme aîx autres ayant Jean Amerbach ; les Âmerbach sont originaires de Beatlingen,; les Froben, de Hamelbouig en Franconie.

»»» Senebisr, dans son Hist. iiitér. de Gméve, 1. 1, 80, rapporte avoir lu* dans run mannsèrit, dont il ne garantit pas le mérite, que les fran-

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plus tôt qu'en France ^^^. Ce qui est une garantie des progrès^ on sentit la nécessité d*en faire : dans les traités d'alliance avec les États dltalie^ alors siège principal de la science^ on stipulait ordinairement qa'ils admettraient dans leurs universités et à leurs frais quelques jeunes Suisses ^^. Dans rAUemagne en* tiére , on pourrait dire en Europe , le quinzième siècle fut une époque de jeunesse florissante, qui ne demeura pas infructueuse 9 quoique les disputes théologiques,

de cette ville y avaient été imprimées en 1454; ce serait le moQomeDt typographique le plus ancien dans les villes dont nous écrivons l'histoire : mais le fait est invraisemblable ; ce savant investigateur n'a découvert aucune production de la presse genevoise antérieure à lft78 , où parurent : la Fie dé$ SS. AngtM , par François Exùnines ( plus tard cardinal ) , mentionné aussi par Gabriel I^audé et par Denii ; Guy dt ^oye, livre de Sapienee ( Denis GareU, 1), et le roman de Fier-à-Bras. Sinmer attribue le livre des Anges à Pierre d'Artis , chambellan aragomis; nous ne l'avons jamais aperçu. Mais nous avons vu à Vienne 9D oovragc original d'un Suisse : Thureeensis phyaici ( le médecin Rodolphe) Traeiatas de cometis, 1472, très-bien imprimé deux ans plus tard , sans nom de lieu ; mais nous ignorons de quelle presse il est sortL En revanche , il parait prouvé que ni Lactance ni 5L Augustin de chiiaie Dei, n'ont été imprimés pour la première fois en Suisse; tous les deux sont de Subiaco.

*** Ulrich Geriog , né à Constance , selon le prince abbé Martin Cerbert {Hist. êihœ nigrœ, t II, SOS), qui en appelle à son propre témoignage, mais originaire du canton de Luceme , selon Baithasar ( If «t. Lacem, ) se rendit en 1740 à Paris avec deux ouvriers, à l'insti* galion du docteur Jean a Lapide ( chap. suiv. ) ; il y exerça l'art typogra- |ihiqne pendant quarante ans ClSiaj, et légua le fruit de son travail à la jeunesse studieuse et aux pauvres ; son souvenir fut célébré en Sorbonne. Naadé ( addition à Chist, de Loaia XI, dans le Comines de du Fresnoy , L IV, 2S7 ) doit être complété à cet égard; il faut sans doute aussi rectifier la donnée de Gerbert dans ce sens que Gcring s'appela Cinuianiiensem , en raison du diocèse.

''* Le duc dUrbino et la ville de Florence allouèrent annuellement 50 florins d'or à quatre étudians Znricois qui étudieraient à Pise. J, fl^ Hottmger , Schola Tigar,

quelques malheurs et quelques erreurs politiques aieot étouffé bien des germes.

Les vieux Confédérés riverains du lac des Quatre- Cantons, les habitans de Glaris^ ceux de la ville et du territoire de Zoug, guerriers audacieux Jà même où la race humaine participe de la douceur du sol et du cli* mat^^y jouissaient avec joie de leur liberté et de leur considération. Si le laps du temps, qui change tout, avait effacé dans les montagnes les noms des frontié* res^^^ si les limites étaient moins déterminées encore dans la Marche conquise au bord du lac de Zurich ^^^ la parole loyale d'un landammann d'Unterwalden terminait la difficulté. Lucerne, où Hertenstein et Hassfurter brillaient à la tête d'une jeunesse ardente et belliqueuse ^^, où se tenaient la plupart des diètes et le marché des Alpes centrales ^^, prit à tous égards un plus grand essor. Les servitudes envers le chapitre de St.-Léodegar, subies pendant sept siècles ^^, les charges que la dévotion de mainte génération avait léguées

**** Albert dcBonsteiien : les Zongois ont déjà quelque ressemblance avec les habitans des plaines.

'** Ch, de délimitation entre Uri ei Glari», i48d » postérieure à celk de 1196.

*>' Prononcé entre Schwyt et Glarie sur les limites de leur souveraineté respective près de Rychenbourg par Henri Z'Niderist, ancien landammann dlJnterwaldeii-le-Bas , jeudi ap. Urbain, 1478. L'arbitre devait ^re respectable aussi par son ftge; il avait é(é sept fois landammann entre ihài et 1455. Leu.

*^ Bonstetten : • Juventus Vcneri et luxui inclinata. •

*** Pour les produits du sol ; on y portait aussi d'autres denrées ; on j envoyait des Alpes du bétail , du beurre et du lait. Id,

*** T. I, 169. Le chapitre possédait de certains droits sur le lac «t beaucoup de terres sur lesquelles la ville avait été bitle.

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aux ciloyens^^^ furent annulées par un rachat ^®^. Le chapitre si distingué de Béronmûnster ^^^, dont le pré- TOI, JosI de SilUnen , s'était rendu illustre dans les plus grandes affaires politiques, était redevable d*un ordre juste et sage ^^^ à Ta vouerie de Lucerne, mainte- • oant assurée ^^^ , de nouveaux ornemens à son intereession^^^ d'une augmentation considérable de ses revenus ^^ à la riche et noble maison de Lûtishofen , si généreuse envers TÊglise^^^. Le pape Sixte, à qui les Luoemois avaient rendu plus d'un service , leur ao-

*^ Loyers des jardio» et des maisons pour la célébration dos anniversaires et des vigiles.

*" Ch. 1479.

*** • CondoDatam iafinita servitute ( d'im nombre infini de serfs ) \ocoplelissimi agri. • Tur9t. • Famosam «dificiorum slructura , per- &onanira numéro, ac redituum nbertale. » Il j avait 21 chanoines; mais Tmcendie et la gnerre avaient tellement miné cette congrégation, qu'elle dut aliéner de riches patronages , teb qae Soursée et SlaulTen, et qu'Ole avait encore pour 10,000 florins de dettes. Sixte IF, pourBéron. mànsier, Rome, Janv. 1479.

*** Convention, St. Pierre ès-liens ,1469. En grande partie conforme à la eh. d'Arbonrg f t. IV, 859 et suiv. ) renouvelée sous le prévôt de Uewen. *

*** T. IV, 1. e. Simtê â Lmeeme, 1479; confirmation de la collatnre.

**' • Armntîam Je variis. ? Sîxte, 1479. Ces ch. se trouvent dans le 5« vol. in-folio et dans le 4* in-quarto de la collection de Haller,

**^ Ch, n. 403. Le pape incorpore cette église à la table du chapitre. Gmime il nous apprend que Lnceme même demanda cette incorpora tioo, elle n'a pas dû être aussi nuisible qu'une telle mesure l'est ordinaireisent; on bien aaraiWcm sacrifié l'intérêt du pays à celui de quelques famUle»?

*** CA. Bii-caréme, 1479. Ils donnèrent les patronages ecclésiastiques de Dîelwyl* RolheBbourg, Doppelschwand , Wangen, Wyl et Gnim , contrées situées sur les deux rives de la Reuss et dans les montagnes , en partie florissantes déjà du temps de Rome. Leurs ancêtres avaient fondé ces églises» et l'on disait annuellement des messes pour eux aux jours anniversaires de leur mort.

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corda , selon l'esprit d'une constitution libre , de foire juger les fautes des prêtres par des autorités du pays^^. Le clergé tenta vainement de défendre ses intérêts temporels par l'organe de l'évêque ou par d'autres armes spirituelles ; le gouvernement réprima sévèrement ces prétentions ^^^. A l'occasion de calamités publiques^ Luceme engageait, à force de bienfaits ^ des villes placées sous sa protection et autrefois conquises à l'Empire **^ à se soumettre à son autorité^*^. Dès-lors le droit d'élire ses magistrats ^^^y les jugemens en dernière

**' C/i. 1479. Jamais Sixte n'accorda plus de gr&ces que ceUe année- Ih ; le prévôt Brunnenstein se rendit à Borne, et Ton conclnt on traîlé d*après lequel le prévôt de BéronmQnster ou celui de Luceme devait décider où Luceme possédait le droit de patronage.

*i« Luceme aux respectables , savans, nobles, cbers et pieux, messîie Rodolphe Jsper, dojen, le chapitre et le clergé de Sonrsée, jeudi av. Thomas iA77 : à Toccasion de difficultés relatives aux accises, au droit de protection , ils avaient obtenu secrètement de Févéque de Constance un interdit contre Soursée. Luceme ordonna sur-le-champ de le faire révoquer aux frais du clergé. Celui-ci promit^ mais ne tint pas sa promesse, • ce qui nous étonna grandement Notre sérieuse résolntion est

• donc que , si vous voulez continuer à Jouir de notre protection ,

• vous vous exécutiez encore aujourd'hui , et que vous vous sonmettiei » à notre sentence ; sinon , nous aviserons à protéger les nôtres contre » vos prétentions. Ceci pour votre gouverne. • La CA. dans Ba£f Aomt^ C/iOMf mém^ de Laeerne, t. III.

*^> Ui5. T. IV, 210 , 342 et suiv.

4is Soursée brûla en i46i ; Luceme envoya 8ur-le*champ quinxe cents florins , se chaigea des dettes les plus urgentes , libéra la ville de contributions annuelles et lui prêta de l'argent. CA. de Soarsée, i480 : ■ Le conseil et les Cent de Luceme ont à jamais le droit le plus entier » à notre dévouement; nous paierons annuellement l'intérêt de la a somme avancée, sans pouvoir le racheter. > Cet argent , dit M. le trésorier de Balthoêwr, est le seul que liucerae ait jamab tiré de Soursée.

*'* Ch, Luceme, mcrcr. av. Thom. 1480 : le conseil et les bouigeois de Sempach proposent quatre candidats pour la charge d'avoyer ; le gouvernement choisit entre ceux-là.

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instance ^^^^ le droit de grâce ^^^ furent exercés par la ville de Liuceme , ou du moins avec sa participation. Elle augmenta son territoire et ses revenus par Tachât des collines fertiles et des charmantes prairies de Littau^^^ et deMalters^^^jj les familles des seigneurs qui trés-anciennement les avaient cultivées avec leurs serfe et avaient vu naître et prospérer Lucerne^ s'étaient éteintes , tandis que la chose publique prospérait. La population augmentait^^^^la ville s*embellissait^^^. C'est à Lucerne que des ecclésiastiques jouèrent les premières pièces de théâtre*^®.

^^ Ck, Lucerne , vendr. av. Trinit 1^82 : « Si quelqu'un, ayant une ■ affaire devant ^le conseil on le tribunal de Soursée, croit qu'on lui a • fnt toit , il peut en appeler à nous. »

*^* Cft. Lnceme, i481 c « A la prière des paysans et des habiUns de Sempadi, Henri Schmid, de cette ville, banni pour cause de meurtre, pourra j rentrer, parce qu'il y est accouru lors dun incendie et qu'il a vi^areosement aidé.

*'' l4Si, du conseiller SQrli, de B&le, qui tenait la basse-justice des nobles de Meggen, héritiers des anciens de Littau. Balihiuar^ L IL

**' i477, du conseiller M aniet de Lucerne, qui avait acquis la basse justice de Malters des de Moos, telle que. ceux-ci l'avaient achetée des Ueyer de Stanz, héritiers des anciens seigneurs.

*" Les PfyiTer transportèrent, leur domicile, de Bflren, village considérable près de Soursée, à Lucerne, e^i479. Gén^logie, HaUer,BibLt U, 537.

*^* lASi, la belle fonti^ine en pierre du marché au vin ; cette fontaioe et la grille de la grande église coûtèrent autant que, 70 ans auparavant, toate la mor aille de la Musek (t. lU, 408). BaUktuar, ExfxUcat, de$ tqbUoÊUB du, pont de la chapelle. Maître Conrad Lux, auteur de la fontaine, reçut, outre son paiement, le droit de bourgeoisie. Le mime, ExpUcat, du plan de Martini,

^* Le même, dans J. J. Ulrich, Hi$t, des Juifs en Suiese [Schw. JudengaeA.),p. 179. Lui-même, p. i75, fixe Tépoque h l'an 1471, et p. 178 k 1480. Le chapitre du clergé des qujatre cantons en conçut l'idée; la plupart des drames étaient tirés de Ija Bible; il y avait totgours affluence de uondp. Au commencement les représentations coûtaient 4 livres el

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Ailleurs on éoonomisait lentement et avec des ^orU ÎDOiib les ressources nécessaires pour les progrés. Lorsque^ au pays d'Âppenzell, les habitans de Groub^^^ les hameaux voisins de la colline de Teufen^^^, même ceux de la vallée solitaire de BrûUisau *^^y eurent amassé par le travail assez d'argent » ils bâtirent des églises, honneur de chaque village et qui le rendaient indépen* dant. L'abbé de St.-Gall obtint contre ces constructions une défense ^^^, dont le seul résultat fut de faire payer Tautorisation de bâtir^^. Du reste ils se protégeaient eux-mêmes et protégeaient aussi le bailli de Blatten, devenu leur ami ^^®. L'abbé étendit son pouvoir

3 plapparts; dans la aaite, pins de S,000 JDorins; c'est poarcefasans doute qu'elles forent abolies en 1616. On peut Traisemblablemeot le faire une idée du genre des pièces par la €han$on de§ Jmf$ ( Virifk, U c).

Noos pauvres Jnifs souffrons la faim Et périssons faute de pain.

Oi mêlas compassio

GttUis mullis lassio.

L'Egypte était un bon pays , Vl^au , wau, wan, wau , wau , wau L'Egypte était un bon pays , etc.

*^* 1475. Walser, 150. Hs rachetèrent aussi pour 90 flor. du Rhin la contribution en poules du carnaval.

*» 1479. CA. ( Vfalser) i « Les Tieîllards, les femmes enceintes, les malades ne peuvent pas se rendre sans danger à l'église pendant l'hiver; tm a été obligé de baptiser des enfans en route ; comme la ville est fermée la mrit, bien des gens meurent privés des derniers sacremens; il y a dans le village des septuagénaires qui n'ont jamais reçu le saintchréme. == Voy. Zellwéger, t II , p. iSO-iSS, ofa l'on trouve entre autres la kirielle des conditions imposées par Tabbé à la dévotion de ses ouailles. G. M.

*» lâ7d BUehofberger, U^. » Zellwèger II, iiS. G. M.

*'* 1478. HMiinger, HUt tccl. de CHelvétU, 11, 474.

*>^ Teufen payait S 00 flor. au curé de St -Laurent , 120 fl. du Rbin i son église , beaucoup aussi au couvent Biuhofberger, I. c. ; HaUmeyer.

*'* Convention avec Jacques Mangold, 14S0; BUekof berger, t^S,

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