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quelque M»*te par lorganisation de son corps , la Iran? qainité de son àme, la longue préparation, Tabsence de la plupart des causes d'absorption ^^. Ainsi vivait cet ennite dans la contemplation continuelle de la per* fectioD suprême , dans la méditation et la pratique des oofeas d'élever notre nature passagère et bornée audessus d'elle-même. Il ne songea nullement à ériger son exemple en loi ; mais il croyait que l'homme pouvait nailre avec une aptitude à vivre comme lui. Pour comprendre ses idées et ses sentimens^^, son intuition du monde invisible qui nous entoure et que nous trouverons à notre réveil du songe de la vie , pour pénétrer
ttoite aodr^es de Castro, 4651), \oj. Wiar, opéra, Amst. 1660, B4*, FM* Jueohu FoUêleHy HûL apimiiim iefOennU, Leide, 1777
in-8\
^ P» exemple , la suppression de la IraDspiration insensible dans cet air vif , et avec on corps sans chair-, Foy. de Suisse par Reboulet et LêBrane,
^ On connaît Fimage allégorique qn'il fit peindre à la suite d*one và'oo et dont non-settlenient BoviUus ( dans Wolf, où l'on en troave le teein), mus Luther lui-même, selon sa manière, a fait l'application upape; voj. ses CBovres, édiu de WaUh, t. XIV, 2 AS et suiv.) J'ai tnmvé à la bibliothèque impériale de Vienne une représentation et one explication toutes différentes; c'est un ouvrage sans titre, maïs placé arec raison parmi les impressions très-anciennes. En voici le débot :
• Lonqae dans ma misère je visitai le lieu des griices et do pardon
• (Eioflidlen J ), je vins et je trouvai un homme, dont le nom était frère > Nicolas, leqoel me serra dans ses bras. • La tète humaine au centre est Dieu : les six rais sont ses perfections ou bien la trinité, la Sainte- ViciK^» l'bostie, notre vie; parallèlement aux rais se lit l'indication (TiQUnt de bonnes œuvres. Noos regardons cette interprétation comme plus conforme à la simplicité et à la modestie de Nicolas de Flûe. A f^poqne de la réformalion chaque parti voulut le compter dans set nngi. II avait désiré une réforme des abos; il nfaorait jamais donné les Ottios h one scission. Sa vbion a été représentée sur une médaille par le cél^we HedUttger. HaiUr, Cakinet de* numnaieSt t. 1 ,76.
enfin tout le sens de ses paroles , il faudrait loi ressembler^ ce que nul ne peut se donner à soi-même.
Il restait dans sa cellule depuis le soir jusqu^à midi; une pierre lui servait d'oreiller, il couchait sur quelques planches ^^^; il fréquentait parfois les églises des environs; il avait si peu de présomption^ qu'il ne dédaignait pas les prêtres les plus simples; « que la » source de la vie^ » disait-il , « coule à travers le plomb » ou For, ses eaux sont toujours salutaires; » pour les questions difficiles concernant l'Ecriture^ il renvoyait à Im Grund et à d'autres prêtres instruits ^^^ ; son Dieu vivait dans son àme , sans commentaire et sans lin^. L'après-midi il parcourait le désert et visitait souvent son ami^ gentilhomme allemand qu'une vive affection pour lui avait conduit dans ces lieux ^^"^ ; celui-ci menait dans un rocher une vie semblable, mais il prenait de la nourriture®**. Du reste, on vit se rendre au Ranft ceux qui , dans Unterwalden ou en Suisse , avaient besoin de conseil ou d'encouragement ^^ , des étrangers venus pour adorer à Einsidlen la Mère de toute grâce y l'évê-
•*& Pendant les rigneurs de l'hiver il avait ane couverture. BmtUmger,
**< En général • nihil anqnam fait ad ostentatîonem ; simplex, aper- » ins, sincerns animas. » Ulrich Muz, de rtb» German. XXIX.
**' Frère Ulrich ; son nom de famille resta son secret , quelques-ans le disent cù-iginaire de Munich ; d*antres , de Memmingen. Il doit avoir fait auparavant le commerce des chevaux. Il habita an MSsIein (petit marais) de 1^79 à 1491 , année de sa mort. BuUinger; Cysat ( Lac dn IV Cantons) \ Rader, Bavaria 5. ; fVeUsenbach, 268. La jeune Gédle, du bourg de Kerns , roisin de là, âgée de 18 ans , à l'époque dont nous parlons, avait sa petite cellule non loin des deux ermites , dont elle imitait la vie ; elle y resta encore 78 ans après la mort de Nicolas de FIfte. Cysat,
*** Nicolas le voulut ; il était ennemi de toute affectation.
*^* Anshelm rapporte qu'on le consulta aussi sur l'alliance avec la France, el qu'il conseilla de tenir bon sur quelques points.
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que Otton de Constance , les délégués de Tarchidac Sigismond ^^ et de Tempereur Frédéric^ des membres de la diète, des héros, des magistrats en cheveux blancs; l'austérité de sa figure, l'inaltérable et affectueuse sérénité de son âme , ses paroles pleines de sens , brè- ?es, énergiques ^^^ , attiraient tous les esprits vers cet homme clairvoyant, méditatif, frère Nicolas.
Au milieu de la nuit , son ami , le curé de Stanz , parut dans sa cellule ; il avait fait en hâte trois lieues et demie. « La diète que vous-même avez conseillée ^^^ » prend une issue funeste. » Il raconta les faits, suppliant Termite de mettre tout en œuvre auprès de Dieu et des hommes dans ce dernier moment de la patrie en ruine. Le vieillard se leva avec sa dignité bienveillaqte que rien ne troublait': «Dis-leur que le frère Nicolas » vent aussi donner un avis à la diète. » Le pasteur retouima sur-le^hamp, et revint au chef-lieu comme les députés allaient partir. Ils restèrent.
Feu d'heures après on vit arriver l'ermite ^^^, homme
*^ Sans doute à rinstigation d*Ëléonore d'Ecosse, sa femme.
*** ChroHique bernoise citée par BuUinger t il parlait peu , saluait cbacoD et recommandait la paix. Il çxborjtait particulièrement les Suisses au travail des mains, à la simplicité, à l'hospitalité et aux mâles vertus de leurs aîcax.
M> Biterlin l'atteste. Nicolas de FlQe doit avoir employé pour cela les Zougois et les Glaronnais. Il s'était proposé sans doute d^intervenir à la dernière extrémité. Vannuaire de Zoug nous apprend que cette année-là « le pieux et honorable frère Nicolas du Haernest ( par erreur au • Heu de Ranft) a donné à Dieu et à St-Oswald un florin d'or. • Peu aprfes, son fils Hcnnslî (petit Jean, c'est Tammann Von der Fine) fit defliéme.
**' C'est en vain qu'on oppose à tant de preuves la conclusion tirée du récit trop abrégé du Lucemois SekilUng, que Nicolas se conteipta de f€Ûr$ dire son opinion. \
de trés-haule taille ^^^ bien fait^ point affiiibli par l'âge. Sa peau basanée ne couvrait que des os; ses cheveux longs, plats et noirs grisonnaient; sa barbe mince, de moyenne longueur, se terminait en deux pointes; son regard lumineux exprimait, comme toute sa manière , affection et gravite ; une robe d*UD brun grisa tre^^, un bâton ^^, la tète et les pieds nus, voilà son costume. Lorsque cet homme , toujours calme et serein , grâce à la puissance de son Dieu , entra dans l'assemblée, et, selon sa manière, salua avec des paroles lentes et une voix mâle , les membres de la diète se levèrent de leurs sièges et s'inclinèrent. « Messieurs , >) dit-il, chers et fidèles Confédérés, je viens ici, faiUe » vieillard , appelé de ma solitude par mon excellent » père et ami ^^, pour vous parler de la patrie. Je ne » possède ni art ni science , je suis un homme sans ins- » traction ; ce que j'ai je vous le donne ; c'est du Dieu » qui a sauvé vos pères aux jours des périls , et qui » vous a aussi donné la victoire aux jours des combats, » c'est de lui que je le tiens , c'est de sa part que je vous » le donne. Confédérés ^ pourquoi avez-vous fait la » guerre? parce qu'elle était inévitable. Par quoi avez- » vous triomphé ? par la force de vos bras réunis. Et » maintenant vous vous diviseriez pour le butin ^!
*** A peine poavail-il ae tenir debout dans m œllale hante de âi pieds. BuUinger.
*^* Utenberger de Luoerne Ini en donna une fois une neuve; la vieille se garde à Lacerne« Tantre à SaieleA. Sckemohur^ liùu Alpùu lîL Sa robe descendait jusque snr les pieds. BidUngtr*
*^ Ce bâton se conserve à Fribourg dans la famille de TechlermaiM, dont un membre a chanté Nicolas de Fiite. Haller, Bibl. Ul , 559.
^*' Il appelait le curé son père spirituel.
'^' 11 savait que Tégoîsme était le principal obstacle à Tadmissico de
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j*0hl qu'on ne dise pas cela de vous. Confédérés! « dans les pays environnans. Je vous conseille en toute n loyauté , je vous supplie insCamment , vous , villes , il de rompre des combourgeoisies inquiétantes pour » vos vieux Confédérés ^^; vous, campagnes, de vous a lonvenir que Soleure et Fribourg ont combattu à iiros côtés, et de les recevoir dans Talliance. Tous » ensemble^ dans ces cas de mésintelligence qui peun yenl se présenter même entre frères , demeurez fidèles 9 à l'équiié et à Fancienne coutume de faire nommer « par clique partie le même nombre d'arbitres. Que » dans les guerres les conquêtes soient réparties par Meantons, le butin par tètes. N'élargissez pas trop la » haie qui vous enceint; évitez les querelles étrangères; M soyez voisins pacifiques ; loin de vous de recevoir de « Vargent pour prix de la patrie ; gardez-vous des divi- M sions, elles feraient votre ruine. Aimez-vous les uns » les autres, ô Confédérés, et que le Tout-Puissant » veille sur vous , clément comme jusqu'à ce jour ^^. i» «Dieu, » comme dit la Chronique ^^^ « accompagna M de sa grâce les paroles du saint ermite ; au bout d'une o heure tout fut arrangé. » « C'est pourquoi chsique >i député, u le recès commence ainsi ^^^, « raçoptera Al chez lui le dévouement, la peine et le travail du pieux >i frère Nicolas dans cette affaire , afin qu'on en soit
Friboarget deSoleare. Dans les partages, les Gantons recevaient une Dieiflenre part qne les alliés.
*** L'acte de combourgeoisie n. 585 fat lacéré alors.
••• Ge discours est essentiellement extra«| .de Ttehudi , de Witvoyher, de Pierre Hmgo et da troisième morceau des Fragmçps dç BaUhwtr, Toetes les sources sont d'accord sur le fond.
M* Tmheài dans la continuation manuscrite.
280 HISTOIRE DE Lk SUISSE.
i> reconnaissant. » Depuis le bourg de Stanz jusqu'au St.-Gothardy jusqu'à Zurich, jusque dans la Rhétie et au Jura les cloches annoncèrent la joie universelle, comme après la bataille de Morat; avec raison : les Confédérés venaient de triompher d eux-mêmes *.
Le même jour^ samedi après St.-*Thomas , le 22 décembre 1 481 , Fribourg et Soleure entrèrent dans Talliance perpétuelle de la Confédération suisse. Le même jour un convenant , nouvelle loi fondamentale y donna une nouvelle consistance à toute la Confédération^. Ses limites furent reculées jusqu'aux Alpes de la Gruyère, au Jorat, aux lacs de Neuchàtel et deMorat, jusqu'aux frcmtières de l'évêché de Baie et au Hauenstein ^* ; on fixa le droit de défense , la procédure ^ les rapports commerciaux , et Ton interdit aux nouveaux Confédérés de former d autres alliances sans la majorité des anciens ^^^. Or, voici le convenant arrêté à Stanz par les Confédérés^ de concert avec Nicolas de flQ^ee? : Confirmation des alliances éternelles et des anciennes ordonnances du Pfoffenbri^ et du traiU de Sempach ^^^, avec la clause du renouvellemeot quin-
* Qae n'est-il ressascité ! D. L. H.
^*^ Nous avons nn exemplaire du convenant daté da dinumehe; la chanoellerie ne put sans doute pas les expédier tous le même jour, mais la décision fut prise le samedi.
*** Oron, Moudon, Estavayer, Grandcourt, Gûmminen. Granges. Moutiers-Grandval , Thierstein, Gilgenberg, Pfeffingen, ScbGnthal, Falkenstein , les deux Bechbourg , ^ienboui^ , la fontaine de SL -Laurent dans la seigneurie de Gôsgen , TEribach jusqu'à TAar sont nominativement désignés.
668 wîllisau, Zofingue sont les lieux de l'arbitrage.
^" Mais ils peuvent recevoir des bourgeois.
**^ N. 662. C'est pourquoi plusieurs historiens racontent que les Cantons le prirent pour arbitre.
••» T. III. 81 clsuiv.,5i8 elsoiv,
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quennal ; maintien de la paix dans toute la Confédé* ratîoa ; défense de l'ordre public et du respect pour les gouyememens contre les souléyemens et les complots ^^ ; enfin ^ le partage ci-dessus proposé des conquêtes et du butin.
On ne saurait pardonner aux temps subséquens d'a-> ▼oir négligé le renouyellement périodique de ce pacte dans les diyers cantons , ou avec plus de solennité encore dans un seul lieu. Par là on a éloigné l'intelligence et le cœur de la nation de sa véritable arche sainte. Aussi ne songea-t-on ni à graver Tancien pacte dans les âmes ni à le perfectionner. L*esprit de la constitution d'^un peuple libre , vaillant^ loyal ^ fit place aux formalités glaciales d'un gouvernement de conseillers , timoré même quand il était bon ^'^^.
La diète de Stanz ayant ainsi d'un commun accord
*** « A ravenir nnl ne devra former des assemblées , réunions com-
• munales on faire des propositions particulières et dangereuses de
• qnelque nature qu'elles soient , sans Tordre ou l'autorisation de ses sei-
• gnears et supérieurs. Si les sujets d'un de nos États devenaient déso-
• béiasans ou rebelles, nous nous entFaiderions fidèlement pour les faire > rentrer sous l'obéissance de leurs maîtres , suivant la lettre et l'esprit » des alliances que nous avons jurées. Voy. le Convenant de Sianz dans Simler, édition de Leu, p. 156. = Si cette mesure fat le résultat du calcul des gouvemans^, ils montrèrent beaucoup d'adresse , car elle seule riva pendant trob siècles les fers des sujets, D. L. H.
•'* Le premier prétexte fut le refus des réformés de mentionner les Saints à côté de Dieu dans la formule du serment. Chaque canton ne pouvait- il pas jurer selon sa conscience, comme Berne et Friboui^g en oooTÎnrent entr'enx? b Dans le serment qu'on prête annuellement pour finangantion de la Diète , les dépotés des deux confessions disent la formule entière jusqu'à ces mots inclusivement : • je jure ces choses au nom do Dieu Tout-Poissant , comme je veux que sa grâce m'assiste ; • puis le premier dépoté du Vorort Catholique ( Lucernc) ajoute, • et tous les saints ; « paroles que répètent seulement les députés de la même communion. C. M.
383 HI&TOIRB DB LA ftOtSdE.
garaQÛ Tordre élabli et défendu les mouvemeiis irrégidiers , on lai reprodte à tort d'avoir enleTë au peu* pie les moyens de se défendre oonire Fabus du pouvoir*. En effet y à cette époque , il s'agissait avant tout de contenir la turbulence militaire , comme plus tard de combattre Tapathie qui ouvre la porte aux abus. Cependant^ toutes les époques ont vu , sous des formes diverses y des séducteurs du peuple^ ruine d*un pays^ dont la répression réclame les prelniers soins d'un gouvernemeiit paternel; les abus, au contraire, n'ont jamais été poussés assez loin pour arrêter les progrés de la prospérité publique ^. L'ordre est une condition du bien général : quand le désordre prend le dessus, il n'y a pas de clause qui empécbe Faction populaire ou la dissolution.
Sa tâche remplie , Nicolas de Flûe est retourné dans sa solitude. Les Confédérés lui ont fait des présens pour décorer sa chapelle ^''^ Il a continué d^enseigner
* Ce fut la base de l'édifice oligarchique. Peut-être ne s'en donla-t'OO pas alors et ne pensa-t-on qa*au présent, mais le reproche n'en est pas moins fondé, puisqu'on ôta aux peuples le moyen d'obtenir justice, ce qui entraîna les insurrections et le bouleversement de 179S. D. L. H. Voy. Appendice G.
** Ceci n'est pas vrai t deux siècles de paix avec les Toisins aunâent dû produire des miracles ; or la Suisse n'était pas cultivée comme la Hollande, les Pays-Bas, la Lombardie^ l'Ântriche, le Palatinat ou la Saxe. Les établissemens destinés à l'instruction publique n'y étaient pas comparables à ceux de l'Allemagne. 11 en est ainsi du reste. Le tableau des vexations, des monopoles, etc., se trouve dans les pamphlets du temps ; on n'a jamais fait voir qu'il ne fût pas exact* D. L. H.
*'* Soleure donna comme d'autres cantons, dit Haffner, 20 florins d'or; Fribouig 50 ducats, qu'il n'accepta pas (d'après un ancien protocole de conseil , t. Ili de la collection de HalUr in*4*). Tons l«i firent probablement des dons plus on moins considérables , en sorte que l'année suivante il put fonder la cure auprès 'de sa chapelle et assurer è son
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la MHnine de la sagesse et de la vertu , Tobéissanee et la charité. Suivre pour soi-même la direction divine et se reodre utile au monde y yoilà le secret du bonheur et l'abrégé de la morale ^''^. Le premier jour du printemps de Tan 1 487^ anniversaire de celui où il avait vu le jour soixante-six ans auparavant ^^^, le frère Nicolas, après avoir souffert huit jours de crampes nerveuses ^^* , mourut dans sa cellule du Ranft, en présence de ses amis Ulrich et Im Grund^ et de Cécile imitatrice de sa vie austère ^''^y en présence aussi de sa femme et de ses
fils Jean, qui y avait été jusque là simple sacristain, huit livres par an. €harte$f samedi av. St-Gall 1481, dans tVeusenbaeh.
*^ Lettre de iV. de Plàe aux respectables, pieux et sages avoyer et conseil de Berne, Ste. -Barbe 1482 : • Soyez attentifs à ôtre obéissans et » vous aimer les uns les autres; la paix se trouve toujours en Dieu,
• Dieu est paix; avisez donc à maintenir la paix. Si vous prospérez sur
• la terre , soyez^en reconnaissans et soutenez la justice. Quant à la foi,
• n'ayez point de doute ; je vous écris ceci : si l'esprit malin attaque
• quelqu'un, qu'il résiste chevaleresquement • Cette lettre se trouve encore dans les archives de la chancellerie de la ville de Soleure , qui f obtint des Bernois. Dans sa lettre à la ville de Conttance, qui s'était recommandée à ses prières , il l'invite à terminer ses différends d'alors , Mercr. 'av. St-Blaise 1482 , dans Buesinger et Zelger, HUt, d'Unterw. U, 141. Sa prière était : • O seigneur Dieu, enlève-moi à moi-même;
• doDne-moi en propre à toi; 6 Seigneur Dieu, donne-moi tout ce qui
• conduit à toi ; 6 mon Dieu et mon Seigneur , 6te-moi tout ce qui
• m'éloigne de toi. • ss Ci-dessus entre n. 629 et 630 on a vu que N. de FlÛene savait pas lire; ici il écrit des lettres; il pouvait les dicter; Im Grand , son ami , devait savoir écrire ; son fils Jean avait fait de bonnes études. C BL
*'* Les BoUandiêteê fixent |a commémoration de sa mort au 22 mars ; mais on est généralement d'accord qu'il mourut le 21. Quelques-uns ont placé sa mort à l'an 1502 ; cette erreur provient de ce qu'ils datent sa vie solitaire de 1481, époque où il figura dans l'histoire.
"'* • Grandes douleurs, surtout dans les jambes. • Chron, benioue dans BuUinger,
*^* Ci-dessus n. 64*7, alors ftgé de 24 ans.
en fans ^''^ ; toat Unterwalden accompagna sa dépouille mortelle avec respect et amour jusqu'au cimetière de Saxelen^'^'^ ; tous les Confédérés le pleurèrent; des monarques même honorèrent sa mémoire ^''^. S'il y eut jamais un saint homme, ce fut Nicolas de Flûe; toutefois Unterwalden n'était pas assez riche , Rome pas assez généreuse pour l'élever au ra^ng des saints canonisés ^^^ ; mais son autel est érigé à toujours dans les âmes qui le comprennent.
•7< On voit qu'il leur envoyait quelquefois des messages, p. e. il leur faisait demander un bon souper pour frère Ulrich ; une des charité n. 671 prouve qu'il n'étouffa pas inhumainement tout sentiment pour sa famille. Mais BulUnçer parait être dans l'erreur, qoand il croit qa'il h visitaiL
•77 TQQg 1^3 ateliers forent fermés , le éplte même, suspendu. H est enterré dans un beau marbre devant le mattre-autel de l'église de Saxelen. Sa maison et sa cellule subsistent encore ; on possède aussi de la première époque de sa vie ses deux épées , deux cuillers de buis et son gobelet d'argent fVeù$enbaeh. z=s Son squelette, tiré de sa sépulture, couvert d'une étoffe couleur de chair et orné de pierreries dans le plus mauvais goût, est placé au-dessus de l'autel , un peu en arrière, caché par une porte qu'on hausse au moyen d'un ressort; la taille et la configuration de la tête sont conformes à la tradition et au type d'une partie de la race unterwaldienne; un landammann de FlQe, descendant de Nicolas, mort il y a peu d'années et que j'ai «vu , ressemblait d'une manière frappante aux portraits de l'ermite ; mais il n'en avait pas la taille e levée* g* m*
"^* La cour dlnspruck fit dire cent messes pour le repos de son &me ; Luceme fonda une lampe perpétuelle sur son tombeau.
'^* Nicoloi fVytting {HalUr, BibL III, 561) : il ne manque qu'un nombre suffisant de bienfaiteurs riches. Clément IX le béatifia le S mars 1669; Clément X, en 1671. Buttes dans fVeUunbaetu
LITRE ▼. CHAP. m. 285
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