‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 3)Chapitre 8 sur 127 · LIVRE V. CHAP. I · texte numérisé non relu

LIVRE V. CHAP. I

le rot épiait la tournure que Taffaire prendrait *. Deux soldats du château assiégé s'étaient rendus penduit la nuit par le lac à Morat et à Berne ; ils firent un ttbkau animé ^ de la situation critique du château , attaqué incessamment par cinq cents bouches à feu^^ , et de la garnison à qui les vivres allaient manquer. Beaucoup de provisions de bouche avaient été envoyées

* ICoos croyons devoir compléter le récit de Muller par celui de H. ée TUUer, dans son Histoire de la république de Berne, II, S69» 270 : • Le pUo des Bernois, digne de leur courage et de leur expérience militaire, r^iondait à la position d'un petit penple , mais résolu à tout, luttant contre une puissance prépondérante ; an Heu de se faire battre en détail en défendant méliculensement leurs frontières , ils résolurent de frapper on conp décisif pour se débarrasser d'emblée de leur dange- Tea\ advcnaiie. Ils ordonnèrent donc, samedi iO février, la levée des Bufices de la ville et de la campagne ; elles devaient se réunir le jeudi suivant, 15 , sur la place de parade à Berne , pour se mettre en marche le ieDdèmain. La garnison d'Yverdun reçut Tordre de détruire le ch&teau de cette ville avec toutes les provisions de guerre qui s'y trouvaient et de renforcer celle de Grandson , ce qui put s'effectuer peu avant le siège de cette place. Jean Weiler , membre du conseil, prit le commandement en ciief des troupes de Grandson (après la mort de George de Stein) ; aoos liû commandait Rodolphe Dietrich. On les exhorta à une résistance fjgouiCMC , en les assurant de leur prompte délivrance. Le rendez-vous de tons les contîngens confédérés fut Gxé à Morat. Sur ces entrefaites , les villes de Souabe et surtout Nuremberg avaient répondu plus que boidement, même avec humeur aux invitations fraternelles de Berne, planes de sympathie pour l'Allemagne. Berne et Fribourg comprirent «fa'elles n'avaient d'alliés fidèles que les Confédérés. Des missives instan- Us leur forent adressées de nouveau. La diète décida , le 18 février , à Lueeme, qu'on se mettrait en campagne le 22« • G. M.

** Paradin, Ce nombre est exagéré , mais la succession des pièces le fit croire aussi considérable.

" Berne à »e$ tnilices en campagne , 2 À févr. , à la quatrième heure de b naît s « Que Dieu leur tende les bras de sa miséricorde ! nos cceurs peavent être tranquilles à leur sujet. • (Ils feront ce qu'ils pourront; penoone ne doit s^inquiéler pour celui qui meurt en remplissant son devoir.)

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