MISTOIRB OR LA SU18M
leurs bourgeois voyaiœt avec déplaisir qaea cas de guerre, elles seraient occupées et protégées par des Suisses ^^''« Pour donner de la défiance au duc et da mécontentement aux Confédérés , tantôt le comte de Metsch répandait le bruit d'un projet d'empoisonner Sigismond et de surprendre le Vorarlberg^^^, tantôt un chevalier de Slau£Fen tenait des pn^x» irritans ^^^« Sigismond le calma^ et donna aux Confédérés des preuves de sa confiance ^^^; à leur tour ils vinrent au^evant de lui et gardèrent le silence pendant cinq ans sur le point litigieux relatif aux Waldstetlen ^^^ Avec d'autres voisins on stipula la neutralité ^^^ ; en cas de dififérend, la bonne volonté facilitait la solution ^^^. Aussi ne vit^ on pas sans plaisir le duc rentrer par voie de rachat en possession du bailliage de Souabe ^^^, et lui pronût-on du secours lorsque ceux du Palatinat s'emparèrent de Hohengéroldsek ^^.
*«' iÂ85. Contin. deTêchudi.
*A* Jnêhêim, 1485, qui attribae ces calomniet an resBentiment de Gandeni de Metsch, que l'on refost de soirientr dan» nn difiéiend aTec Milan* BmrgUekMer rapporte qu'on donna inuiileiaeDi It qaeatioo à 72 personnes. Après id86 on en brûla trois à Feldkircli« qni, diaaiUnv avaient reça d'Unlerwalden 50 flor. pour incendier Undam Mtabovg et trcHS ailles du Vorarlberg. SUberêùm.
»*• Amkeim, 1482.
i^ Par nn message, an moment où ils allaient loi envoyer une ambassade, 11 donna 600 florins da Rhin aux Zongois, qne Stanfen anit particulièrement inanités. Anshêlm,
*>* CA. Inspmck, 1484; ieare$ rmfêr$aU$ des Confédérés; fane et les autres dans la collection de HalUr»
*^ Traité de Sigismond aoec RapenêbotÊrg, 1484 ) avec les de Bnmdàt Maiehfeld et les VIII Juridictions, 1465. GuHUmaim, Chrotu Awêtr.
*>* A'vec Appensell, 1485. HTalt^t, 35l, 858.
'^ En i486 des mains de Jean Truchsess de Sonaenbog pour 15,200 flor. Giiiï/àiuifiii.
*** Les comtes Thiébaut et Gangwolf , mentionnés dans le tivre If.
L1VRK V. CHAP. 111. 355
Ce prince , dés sa jetmesse , spirituel y aimable , mais peukborieuxy à qui ses deux'femmes , princesses d'Éoosse et de Saxe, ne donnèrent pas d'enfans y mais qui en eut hors du mariage plus de quarante ^^^ se dégoûta desafiiires dans un âge avancé. Les États du pays remarqoérent ce relâchement ainsi que sa dissipation et son désordre^ et lui firantdes représentations à chaque Bonvelle pénurie d'argent. Frédéric et Maiimilien^ héritiers présomptifs^ prirent part à ces affaires^ à l'occasion suivante : Sigismond avait depuis long-temps
une confiance illimitée dans le duc Albert de Munich ^
justement surnommé le Sage. Précédemment déjà^ fiché de Findiscrétion de ses cousins à se mêler du gouTernement, il lui avait assigné par contrat de fortes sommes sur ses domaines ^^^ ; il lui avait même ^wméla fille de l'Empereur '**, contre le gré de ce mouarque. Il forma le projet de le soutenir et de lui laisser
P^H^îent la seignenrie , mais ils avaient beaucoup de ficDs autrichiens ^rOrtenan. jânshelm, i486. Quelques-uns attribuent cette entre- P^ à Pélectenr Philippe, d'autres au comte Palatin Louis; nous entons que le premier l'ordonna, et queLouis-le-Noir, souche de la '■■ÎMi de Denx-Ponts, la dirigea. SehâpfUn rapporte que la même ^ée rfiectenr Philippe s'empara de Grosgérolcfeék en Alsace (AU. UL ^ 218]. T a-l*U coïncidence bizanre on confusion?
'^ D'après les pimntn du ÉtaU provineiaua, 1490, {Arûhbeê pour ^^Umagne wUridianaU, 154); ce furent de joyeux compagnons, qui I^ excès de luxe « portaient des bas de soie. • On ajoute, il est vrai , que « tous ceux qui manquaient d'argent se faisaient passer pour en- 'aw de son Altesse. »
^ Dès 1479 Sigismond lui assigna pour l'époque de sa mort , CD deux fois, 160,000 florins (sur les mines de Schwartz, etc.;, mais à condition qu'il le défendrait ainsi que ses États (contre ses cousins). ^•iiiimann.
'** Guoégonde, qui, menacée par les Turcs et les Hongrois, s'était '^'ogîéc en Tyrol. Félix Faber, Hist. 5«e»... 68 ; il ajoute : « de his ^'noibas posset con6ci magnus sane et mirabilis tractatus. »
356 HlSTOiaE DE LA SUISSE.
rhérilage de ses ËUts, à titre de dot de Ganëgonde. Dans ce but il emprunta de la Bavière cinquante«-ciiiq mille florins sur rAutriche antérieure , et lui donna le reste de ses proyinces en hypothèque '^ pour un million ; à d'autres divers autres domaines ^^. Sigismood en informa lui-même l'Empereur. Les conseillers de rAutriche antérieure, préférant un souverain éloigné à un souverain du voisinage ^^^ recoururent à Tactil vite de Tarchiduc Maximilien. Mais le dénouement et Texécution approchaient. L'Empereur, qui furésidait la diète à Nuremberg ^^, sans se laisser arrêter par le froid et les glaees de décembre , se rendit à Inspruek. Les deux princes se virent non loin de la ville; ^gîsmoud , dans une vieillesse hâtée par les jouissances et la vivacité des sentimens , l'Empereur dans la soixanteet-^treizième année de son âge et la quarante^uitième de soa régne , fils d'une mère qui brisait un fer à chevaP^^, toujours égal à lui-même dans l'heur et le malheur, chaste sans effort. On dit qu'ils versèrent des
*>* Il lui céda les premiers domaines sons réserve de réempUon aprts six ans (craignaii-il de se lepealir?) , après les six ans, à perpétailé; le tout pour l'époque de sa mort.
*'* A Albert de Bade, frère du margrave Christophe de Bade-Bade, et qui mourut peu après, en 148S, ie comté de Hokenbeig. Hùt, (de Si.'h\9Aae)deC/ittiriche antir, IT, 175. Au comte de FQrstenberg, PrifÎDgen an bois. GuiUùnann, qui rapporte aussi que ce contrat fut annulé par l'Empereur en 1490.
**^ Voici te portrait qn^Otwaldde Thientem fait de ces conseillers dans son manifeste : « Formés de petits volereaux , ils se sont élevés par leiir flatteries , dignes d'être évités comme des serpens. ■
"* En décembre 1487. HmberUn, Hist. de CEmp., \ll, 410; Fab€r, 1488, d'après une autre manière de compter l'année.
*" Gîmburge de Masovie était femme à traîner d'une main un chariot i)ien chargé. Uormayr, Plutarque auirichien, III.
LimB V. GHAP. m. 357
lannes^; TEmpereur avait élevé Sigismond. On en vint aux affaires ; Frédéric parla comme chef de la mauoa archiducale y comme source et défenseur du droit; le duc Albert de Saxe, un des princes influens , beio^ra de Sigismond , qui , précédant l'Empereur^ n*avait pas été reçu en messager de bon augure (sa fille frForisait rAutriche ), soutint ses demandes ^'^ ; tout fut anmlé^^; on mit au ban les conseillers de Sigismond, et Ton défendit de rien entf*epreûdt^ sans Frédéric oU Maximilien contre Tordre établi dans leur maison^''. Les reproches ne restèrent pas sans réponse, « Les «conseillers estimaient, ils le dirent ainsi, que leur «premier devoir était la conserration du souverain « (pli les avait choisis ; ce prince avait cru parfois »qp'uQ pays donné par une héritière aux comtes de » Gon^ par une héritière de la maison de Gôrz à TAu- «tricbe, pouvait passer à Tépoux d'une princesse au- » trichienne sans crime de lèse-majesté. » Mais les États an pays étaient dévoués à la ligne masculine des souverains de Habsbourg; l'archiduc, subjugué par le respect, céda. Il fut ensuite entraîné dans la guerre de Roverédo qui lui coûta plus d'un demi-million. Aussi
^* Ce fait est npporté par Ptéf t • Ambo senes se complezi cnm tniSslacrymis, ut totns exercitas (tear suite } îo fletns solveretur. •
*** Le messager fût plutôt reçu « contnmeliose , • au dire de GuUli- ««M. Selon le même historien se trouvaient aassl là Christophe^ frère et (ttnem! d'Albert de Barière , et Albert de Bade ; nous ne savons si celuici reçBt Hohenberg en hypothèque seulement alors.
^ Ce que la Bavière avait avancé fut payé dans le terme d^une nnée.
'*^ Maximilien avertit la Capitale du Brisgan dès le 16 août 1487. Htif. (de SL -Biaise) de CÀutr. antér. 1. c.
donna-t-^il son oonsentement à une constitution qui limitait son pouvoir ^^^. Ses conseillers s'enfuirent : Oswald de Thierstein^ après une réclamation de 28^000 florins^ se retira en Suisse, où Soleure protégea son combourgeois; de Metsch passa dans le Prettigau; nous avons vu le comte de Sargans à Qrtenstein ; le gouverneur en chef ^ Ulrich de Gœgging^ accusé d'infidélité avant cela, se trouvait à Jestetten, château du Rlel^u, chcK le gentilhomme George Oening, nommé Jûnteler, frère du bourgmestre de SdiaShouse'^. C'est là qu'allèrent le chercher les landgraves du pays, Rodolphe et AUwig de Sulz. Us étaient bourgeois de Zurich ; Junteler Tétait de Luceme ; il avait épousé une £lle de Hertenstein. Il établit par des preuves le privilège de Jestetten de ne livrer personne à moins qu'il ne fût convaincu d'un crime. Quatre-vingt-dix Luçemois gardaient le château. L'af&ire devait être décidée entre la haute et la basse justice et d'après les coutumes. Zurich et d'autres cantons intervinrent : le château conserva sa prérogative, mais le serviteur tyrolien obtiif t d'attendre à Schaffhouse Fissue de son
'** Constitution du pay dans les Archivée pour CAlUm. mérid. p. 151 ; plus complète dans Git<//iWiiii. On accorde à Sigismond poor sa dépense 200 fl. par semaine (pea après. 400) ; on ne lui défraie que doaze gentilshommes; 22 conseillers provindanx, l'Empeienr en nomme deox (an en Tyrol, an dans l'Ântriclie antéfieore !), toosscml tenus uniquement enver» la maison archiducale. Si Tarchidnc veut aUéncr une province , celle-ci peut se donner à un autre prince de la maison.
*** Les richesses de Jflnteler passèrent vers i4i0 à Jean Oening, qui fut nommé à Schaffhouse premier tribun de la tribu des rigneroos. R&ger, Jean Uhich devint bouigmestre de la ville de Schaffhouse, eu i488 selon Leu, en 1505 selon la Ustc probablement plus exacte de M. le bourgmestre de Meycnboujg.
LIVRB y. GHAP. III. 359
procès ^ Le landgraye A41wig de Sulz acheta dans la siAe le château de Jestetten '^ ^
L'Empereur apprit avec terreur à Inspruck que les dtofeiis de Bruges en Flandre avaient fait prisonnier SOD fils y le roi romain ^^. L'indigne sort de ce prince do pins noble caractère excita aussi Tintërét de ta Soiise. Une chronique raconte que Mang Thômming , origiiiaire de Bavière^ propriétaire des forges au-des* sous de Neuhausen sur la rive de la diute du Rhin , fabriqua une Tmture en fer, de la forme et de la couleur usitées pour les voyages, qu'il la remplit d'hommes de cœur, déguisés en moines , et la fit pénétra jusque, •ousla porte tle la ville rebelle , et que la herse n'ayant pu larrèter, on vit entrer dans la place des troupes libiratrices^^^. Ce qui est certain c'est que Mang transmiUson fils'^^ l'usine héritée de son frère ^^, et que le roi des Romains le distingua par des récompenses hono-
^ lytutres rapportent avec moins de Tnisemblance qu'il a^enfbtt comme traître gagné par Venise.
^ Les juridictions et non les domaines acqais par Michel , abbé de ToiH4es-Saints , et snr lesqneb la Tcnve d'an George Jbnteler cherche n dot en 1506. Rûger, Nous avons puisé tout ceci dans le prononcé du Canfidiréê , Bade, i*' oct i&87, imprimé dans le Blosée suisse avec les eiodlentes remarques de J. H. Fà$$Un*
*^ Fin de janvier 14SS ; voy. parmi les Suisses Jnêhetm.
^ RSger, Le roi ne dut point sa liberté à ce fait , comme on a cm, les histcnres détaillées le prouvent ; il nous manque un journal qui entre dans des détails sufflsans pour faire voir si, par ce moyen, des libératniTs entrèrent dans la ville et à quel moment ; ou si cette voiture servit à Feiécntion de quelque autre dessein et en quel lieu.
*^ Guillaume Thdmming, son fils, vaillant homme, rebfttit en 1502 la forge consumée par le feu. Document dans les msc. du bourgmeslre ^ter.
^* Thomas Thtaiming reçoit en 1470 la forge à titre de fief hérédi;* taire. Docimtnt dans RSger.
360 HIâ«t>lHfi l>B LA SUISSE.
rifiques ^^^. £o gâaëral Maximilîeii sul gagaer ks CkMHfédérés y que Sigismoad tentait en faveur de ia Ba« vière^^*^ : il coufiraia les frwchiaes impériales aux Caak>us qui accédèrent a son alliance béréditairo'^; il se rendit favorables ()ar des présens modiques les hommes influens^^^^ et se servi! dans ce but du bourgs mesure Waldmann , qui exerçait un grand ascendant par ses relations personnelles, et n6 dédaignait pas les moyms de soutenir ses dépenses ^^.
La Sonabe^ doat une partie appartenait à rAutriche 9 menacée tantôt par les Suisses, tantôt par la Bavière^ quelquefois même par la France, n'avait, pour unir ses cent États, ni un chef ni un lien ^^;
*** En 1495 Maiimilien invite Mang à son triomphe, ifomucr. fcûlor. 151 , d'après la liste de Gentilotlo , à la bibl. impér. de Vienne. Ràger rapporte en effet qu'il fut créé chevalier et reçut une pension, et que ronivmté^FrilK^wgiasdtiia devx boonstts poNirst CamiUo, aojoii»d'hui éteinte depuis long-temps. Il mourut en 1517. Lea, art. Tbônig.
*^' itfn<Ae/m^ 1487. Sigismond proposa une réunion semblable dans une diète tenue à Hall, dons la vallée de Inn* Berne, dans une wtUeiee à Zurieli, ne la croît pas acceptable, en dépit di^ conanerce da sel.
*^* CA. Anvers 6 nov. 14S7, pour Zarîoà, Berne, Zouget Soleore. Berne ne voulut pas d'une alliance plus étroite. Mieewe ci-deasas. Il y est dit que cette alliance n'avait guère élé avantageuse aiu Confédéré», que l'Empereur cherchait toujours à les mettre sous sa dépendauoe^ On sait combien la France avait alors de cr^dii à Berne.
>** 4,000 florins pour tous 8esadhéreos;,an hottrgqa. WaldmaBn,
sM Provision au bomgmestre WaLdmapn pour les services reodusà Sigisraond aussi, à l'occasion de l'alliance héréditaire; fôte de la Grm, automne 1487. »» Ces républicains ne resaeoiblaieot certes pas au Curtius et aux Fabricius, Il faut savoir vivre de porom^ de terre, quand on veut être Indépendant et vertueux. D. U H.
*^* « Elle n'a ni un prince à elle, ni personne qui exerce sur elle une surveillance commune.» Mandat pénal impérial, Suremb., k oct i4S7. dans Bafgermeitterj Archivée de la cKevalerie d'Empire (A. MitlersckaflL Archiv. ) t. 1 , 70.
uvRB y. CUÀP. lu. 361
aussi TEn^iereur, qui perdait alors 8es résidences ^^^ et le roi des Romains^ phitot éerasé qu^ soutenu par les Pays-Bas rebeUes^ ae trouvèrent- ils pas de moyen lâr pour k garantir. Depuis plus de cent ans des nobles et des villes avaient formé de temps en temps des associations de diverse nature ji la plupart bos« liks les unes aux autres ^^. Deux d'entre elles, les Séer du Poisson et les Schneithdzer du Faucon , qui voyaient parmi leurs comtes^ leurs seigneurs, leurs cbevatiers et leurs écuyers la plus haute noblesse de la Suisse ^^^y se réunirent sous la royauté du comte Ulridi de Montfort-Tetlojang ; insiituiioa fondée pour le maintien de Tordre et de la dignité dans les tournois, divertissement sans rapport avec l'État, et non pùnt moyen de défense. La grande confédération des princes , des seigneurs et des villes ,de la Souabe , dans l'intérêt de la sûreté publique, doit son origine à la oour impériale ^^^, soit qu'elle fût un fruit de Tex-
**• Vienne et même la Nouvelle Ville ( • Neostadl • ) par convention nec Matthias, U nov. 1^87.
*** T. m , làt , 24s , ânpaniTaiit déjà da temps de Goacy, plai tard pendant la {ireinîère gneire d'Appenzell.
*^ VJcte d'asêociation , St.-Barthél. 1684» est â%m Burgermeister, Hi. lïoiis nommons nos connaissances : le vieni margrave de Neuch&tel , Pierre de H5wen de Hohentrun$ , le comte Jost Nicolas de ZoHem , $à- 9Deor de Aoéifa»^ le comte Allwig de Sulz, landgrave da Kiekgaa, Oiwaldde TkUniem^ Gaudenz de Metscb dans \ePrêUig<m» le comte Jean-Pierre de Masox , tous les îVmrdenberg, les BrandU, Ulrich de Sax, André Raoul de Bonsteiien , le héros de Hallwyl et plusieurs Hemmann de ce nom , Jeau^Albert et Frédéric de MûUintn, une foule de Landenhtrg, Bemmann &Spiingem,
*** Quelques- uns attribuent cette idée aux villes impériales; il se peut qu'un bourgmestre ou un greffier à vues étendues l'ait communiquée à la eour; mais tandis que nous connaissons passablement* les actes publics , nous ne savons presque rien sur le mérite pcraODnel des grands magistrats.
périence de Frédéric ou un commeiicement de ces idées ^ belles, neuves et fécondes > par lesquelles le génie de Maximilien s'efforça de soutenir la vieillesse de l'Empire. Pour défendre une institution semblable contre l'égoisme et l'ambition, il faut, ainsi le veut la nature , unir l'habileté à l'énergie.
Dès l'origine , la Confédération souabe fut l'opposé de celle de la Suisse : celle-ci, émanée du peuple, était éclose de nuit, dans une prairie, par les soins d'une amitié confiante ; les villes et les pays du voisinage regardaient comme le plus grand bonheur d'y être associés. La première impulsion pour la Ligue souabe fut donnée par un mandat pénal de l'Empereur : les menaces et le ban de l'Empire la rendirent obligatoire d'abord pour huit ans ^^^. C'était la différence entre un amour qui s'empare des sens et de rame et un mariage ordonné par un père.
Dans les villes et les cantons de la Suisse régnait un esprit de civisme et de liberté; la confiance suppose l'égalité : entre l'avoyer, le conseil et les bourgeois de la ville de Berne et le landammann , le conseil et la communauté de Claris, il y avait moins de distance qu'entre Dinkelspuhl, Gmûnd ou Wôrth et la maison d'Autriche ou le ç}uc de Wurtemberg. De gré ou de force, l'abbé de St.-Gall, le comte de Neuchâtel et les évéques devaient se soumettre à cette règle; en Souabe un simple chevalier se mettait audessus de la loi. L'organisation des peuplades alpestres, formée par les mains de la nature, a traversé
3BC Pour le terme adopté pour U paix du pays le il mars 1488, savoir dix ans, mais dont il faut déduire le temps écoulé jusqu'à la diète d'Esslingen , tenue en 1488 ; reste huit ans.