LIVRE V. CHAP. m
les siècles dans sa simplicité primitive; leur alliance naquit pour subsister à perpétuité ; an milieu des rér solutions du monde elle est restée la même; la formation des seigneuries de la Souabe et de leur ligue a subi l'influence de l'Empereur^ de* l'Empire et de monarques puissans ; elle fut successivement conclue pour dix^ pour huit, pour trois, pour douze ans^ se modifiant au gré de chaque époque.
Quoi qu'il en soit , les lenteurs des chevaliers ^^ et les scrupules des villes ^^ ayant dû céder à l'énergie de Frédéric et à l'activité de Maximilien , leur union se forma dans la quatre-vingt-huitième année du quinzième siècle , sous la présidence du procureur impérial, comte Hugues de Werdenberg ^^; elle comprit l'archiduc du Tyrol et de l'Autriche antérieure^ Eberhard l'ainé, comte de Wurtemberg, Frédéric et Sigismond, fils d'Albert^ Achille^ margrave de Franconie^ les quatre sections de la société du Bouclier de St.-George sur le Kocher et le Neckar, sur le Danube^ prés du lac de Constance^ et dans le Hégau^ Ulm, Augsbourg^ Nôrdlingen, Memmingen, Lindau^ Kempten et toutes les villes considérables de Souabe, le grand archichancelier de Germanie ,
^' Mandat pénal de l'Empereor aujL chevaliers do Craiekgaa, Antorff, 12 sept 1488. Burgeftn. 74.
^* Ordre à Jugêboarg fan i|om de ses obligations et sous peine de priTStion de tous ses privilèges). Nuremberg, 26 juin 1487. Fagger, 97».
*** Projet (talliance , Esslingen, 14 févr. 1488; le même joar la société dn bouclier de SL-Geoi|^e; d'antres ordonnances (prières pnbUqnespour la lonable association da pays de S. ) et liste des impôta; Fanion des rives dn Kocher » jeudi après Pâques ; sur le Neckar et dans la Forêt, 14 févr. etc., dans BwrgermeUter. Voy. Uœberlin, H Ut, tt Empire, VII , 409-418 , le tout d'après les sour^»
Berthold^ oomte de Henneberg^ prince électeur de Mayence ^^, et peu après la société des chevaliers du Lion ^^. Chaque prince , chaque section de chevaliers nomma un commandant et des conseillers. Le comte de Werdenherg fut le commandant en chef de la noblesse ; Guillaume Besserer, bourgmestre d'Ulm^ celui des villes ^^^* On fixa l'ordre des diètes^ des élections, des délibérations , les contingens à fournir par chacun en hommes, en argent, en munitions, pour le maintien de la paix du pays, convenue à Francfort, de la justice, du commerce et de la pros^ périté publique : institution bien louable en vérité, qui réveillait le sentiment de Vindépendance et inspirait de la considération.
On commença par opposer une barrière à l'esprit entreprenant des BayaiH>is ^^, une barrière à l'audace des Confédérés des montagnes. Ils résistèrent avec fermeté au riche duc de Landshut ; ils adressèrent aux Suisses une invitation ^®^. Les Suisses y répondirent amicalement, mais la déclinèrent en termes convenables ^^^. Une ligue fondée par TËmpereur, dans laquelle dominaient les princes et qui donnait de la consisliance à une noblesse presque de tout temps hos»
<•• Jeudi ap. St.-Hilaire, 1&S9. Serrarim et Joanni».
^'* Mercr. ap. l'exaltation de la Croix, iâ90. Bargerm,, 9S.
'*^ Fugger, i004 ; BargtrtMisttr, 82. Le B^au , province la plus Toisine de nous, avait pour commandant J. J. de Bodman, et pour conseillers Ttelhanns Bodraan » Wolf de Kllngenberg , commandeur du pays, et Balthasar de Ilandek.
*** Jdixreilier, U, 20S, ne nie pas que le duc fut obligé de céder. Bêêcrit impér. adressé à lui , 1489. Burgerm., 9!.
M* jénskeUn, 1&8S.
**^ « Les affaires ne leur permettent pas pour le moment de prendre une résolution sur celte démarche. •