UVRE T. CHAP. III
les plus voisines ^'^^. Le gouvernement régnait parce qu'il ne perdait jamais de vue le peuple; il4*estait au-> dessus de lui^ parce qu'il vivait avec lui. Les impôts se payaient sans murmurer^ attendu qu'au lieu de s'y soustraire, comme les premières classes dans d'autres Etats, Tavoyer et les conseils, de même que la noblesse et le clergé^^', s'y soumettaient ^^^, et que les impôts n'excédaient jamais les besoins ^^^. On ne négligeait rien pour subvenir aux besoins du peuple et aux dépenses du gouvernement par des richesses souterraines^^, et, à dé&ut de trésors cachés ou de mines de sel , par des traités avantageux ^K La plus grande partie ées amendes était appliquée, non au salaire des juges, mais au bien
*^ Traki de gmramtk entre Berae, Fribourg, Solcure el Bicnnc, 8 mai i&S9. là.
*** En i4Si, la taille pour chaque feu élalt d*une livre fenning; pour lei couvens et les nobles, en proportion de leur fortune. Anthelm.
*** On ne les dispensa qu'en ih%% de payer la contribution des amgHer f la 6* partie d'un sou de France). Ibid. Les impôb pesaient fortement tar les bonrgeob surtout; on le voit dès ^488, par les documenê concernant les boutgeois externes dans les districts de la campagne, qui, par cette raison. Tondraient s'afiranchir du droit de bonigeoisie.
*>* Compté dêê pêrcêptêuri de$ coniribuiianM Thormann et Meyenberg, iâSS t les besoins de la ville pour paiement de dettes et rachats s*éle- Yaient à S4t678 livres 5 sch. iO fennings , la recette à 34,770 livres , dont 6401 provenaient dé la ville même.
*^ Eiôivation à Grindelwald, à la façon des mines, i48S. Jnêkêlm t la même année , la ville accorda un privilège à deux chercheurs de trison C?}«^
*>* Le wUmê : En i486, la ville acquit de quelques négocians ( avec peu de profit ) le commerce du sel ; •ï cause de l'ingratitude de gens sans intelligence, t on le remit en 1489 aux intendans Thormann et Ireney. Voy. Gruner, Délie, Bem. 587, combien le peuple s'était bien trouvé du premier arrangement.
puMic ^'^ ; on les proportionnait exactement au délîl^y de maniépe à épargner le pauvre sans enfreindre ta loi , mais non à Tenhardir^^. Malgré Tamour croissant de la liberté , on respecta comme propriété particulière des droits seigneuriaux que Ton commençait à trouver inconvenans, mais on favorisa leur rachat ^^'; à la fin il ne resta plus dans tout le pays un seul serf^ à Texception de ceux qui, accoutumés à leur situation, ne vou-
*^ Ordonnance de 'i^SZ portant qae \ei deus tien des amendies de corporations aazqnelles condamne l'avoyer sontan profit de la viHe; une a«tre de iASS condamne à un florin, au profit de la oonslmclîon de réglise, quiconque interjette appel à tort. Jnehelm.
*'^ Ordonnance de 1489 : Ceux qui 6*enr61ent sans permission paient 5 livres, s'ils n'ont pas encore passé la frontière ; iO, s'ils l'ont passée*, S<^, s'ils ont déjà prêté serment ; 40, c*n cas de récidive, et ik sont déshonorés; pour la trobième fois, la morL Un meurtre volontaire, sortont précédé d'un accommodement, ne pouvait pas se racheter; il s'expiait sur hi roue. Ordonnance de i 4S&.
*'* Il pouvait racheter chaque livre d'amende par une semaine de prison.
^^ Ch. de 14SA : L'avojer, le conseil cl quelques membres du grand conseil autorisent les serfs du district de Sidau à se racheter de leur servitude pour 4,000 livres, parce qu'elle est nuisible \ l'établissement de leurs enfans. De même pour 2,000 livres dans le district de Schenkenberg. En 1485 Berne abandonne ii quelques habitans de Glérease, poor 550 livres, corvées, chapons et antres obligations. La même année Berne réduit des deux tiers la contribution de la moitié du village de Douanne qui lui appartient. Charte; Ce village et Nidau conlribuërcot donc équitablemcnt pour 200 florins, lorsqu'on i&87 Berne acheta l'autre moitié de l'avoyer de Diessbach. Ànthelm, Lettre de Berne au commandeur de l'ordre de St-Jean à Buchsée, i486, lui intimant de permettre le rachat, attendu • qu'ils ne tolèrent pas de serfs dans leor pays. » Anêhebn, Les serfs subsistèrent encore ailleurs. Partage dee eerfs de Grùnenberg entre Luceme, Willisau et Jean Egli de MuUinen, 1483. Chez les Bernois un homme libre qui épousait une femme serve payait 20 livres d'amende. Ànthelm, 1^84.
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lurent pas s'affranchir. L'usage d*hériier de ses enfans naturek était un droit octroyé par les Empereurs; mais comme dans le Haut-Sibenthal la coutume favorisait les enfans de Tamour^ la ville sacrifia là son droit à l'habitude du pays, pour concilier l'affection à un gouvernement plus favorable à la liberté que porté au gain ^^^. Issu des choix libres de son bon peuple, il le protégeait contré l'esprit des corporations. Les bouchers s'étant concertés pour hausser les prix, le gouvernement les suspendit, leur infligea de fortes amendes ^^S et admit la libre concurrence ; ils se soumirent aux magistrats, et on leur fit remise de la peine. Il défendit de même les familles riveraines des lacs contre Tégoisme aveugle des pécheurs ^^. Ceux dont la sollicitude s'étendait à tout, accordaient leur protection , mais prescrivaient des réglemens à toutes les industries^^^. La nomination aux emplois n'était encore soumise à aucune marche régulière : on se conformait au besoin des cir-
^^ L'avoyêr et U conseil an ch&telaia, banneret et à la commnnaulô da IlauUSibenihal, 15 avril i486 : Les bâtards peuvent léguer à leurs enCans légitimes leurs biens , propriétés et fiefs , meubles et immeubles, et faire am illégitimes des legs \ leur guise ; s'ils meurent ab intetiai cl sans enfans , leurs biens appartiennent & leurs plus proches héritiers. - Toatefois , s'ils sont étrangers , il faut une autorisation spéciale. Si rhomme meurt sans enfans » Berne reçoit par reconnaissance une livre snr 20.
**' Ch. 29 mai 1492 : on ferme la boucherie, chacun paie 50 livres d'amende.
913 Ordre à Tboune, Morat, Cerlier, Nidau, de protéger les petits poîsaons et ceux qui fraient Anshelm. La même année à Meuch&tel, institution d'une corporation de pécheurs ( probablement d'après le conseil des Bernois). HalUr, BibL VI, 545.
^ BttwwelUmênt des chartes de métiers, 14SS. Ci-dcisns n. 551 , on oblige les bonchers de promettre qu'ils ne feront jamais ni ordonnanct% ni association avec d'autres sans autorisation.
constances ^^^. Achetaient-ils des châteaux? ils gardaient la haute justice y attribution naturelle du gouyemement, mais souvent ils revendaient la basse justice et les domaines; ceux-ci prospèrent mieux entre les mains des particuliers. Ainsi le beau château de Wilde^^ non loin de Habsbourg , devint avec tous ses droits et ses coutumes ^^^ la propriété de Gaspard Efiinger, qui avait mérité près deMorat cette faveur ^^; on espérait par là rattacher sa famille à la république de Berne ^^''. On ne s'empressa pas moins d'autoriser le héros de Hallwyl à acquérir le château de Trostbourg ^^. Comme de tout temps ^ la fortune^ la magnificence et les mœiu*s des vieilles familles reposaient solidement sur la propriété territoriale ; tandis que le riche banquier Werner Loûbli succombait ^^^ seus k
*** Ordannanee de 1487 : les fonctioDnains ne seront plus renouvela de 8 en 8 am , mais suivant lo besoin el le bon plaisir. On desliloait ceux qui négligeaient de rendre leurs comptes à la St.-Michel. == Le produit des places était alors très-insignifiant D. L. H.
^'^ lie troisième fenniug des domaines de bailliages n'était pas porté sur les rôles officiels , mais c'était un usagje. Bcmê aux »ujfii$ de* eeignem' rie$, 1493.
*** En 1484, pour 1,&(M) flor. jiiuhêlm, StêttUr pour i78(k
^" Berne d Brougg, 1487 t Eriger sa maison en baronie , afin qu'il ait un motif de bAtir davantage, et que la ville soit respectée, ce dont elle a grand besoin (nous savons pourquoi; t VI, 70, 71 ). 11 avait aussi son autel dans l'église.
^" 1486. Il Tacheta de Rbeinach f qui l'avait reçu de la ville à titre de fief). AngheUn,
^* Il mourut en 1487, ruiné par une guerre contre Ulok Dans ce temps-là ceux qui ne payaient pas leurs dettes n'étaient pas ensevelis en terre sainte. Il fallut recourir à la force pour obtenir que cet homme si éminent par ^es mérites, gouverneur d'Aigle, fût enterré dans un cimetière. La môme chose arriva au célèbre proionotaire St5r, en 1485, jusqu'à ce que la ville se chargea d'une partie de ses dettes. Anshelm,