LIVRE V. CIIAP. MU H
»iptention et sans motif de crainte. Un procédé sem- »blable était-il conforme aux principes d'une Confé- » dération ou du droit des gens ? » Ils partirent. Quand la diète s'assemblait à Zurich, les Lucemois n'y paraissaient point. A la fin, une députation zuricoise se rendit à Luceme, et prouva que le duc de Milan n'avait séduit personne. Les Lucernois l'admirent sans peine ^^^, mais ils insistèrent sut l'injustice de l'assassinât de Theilig. Pendant plusieurs années, quand les Zuricois arrivaient à Lucerne pour la diète, sa veuve leur criait de la fenêtre : « Vous avez cruellement assassiné mon » bon mari , contrairement à la loi de Dieu , à l'honneur »eik la justice®^^. » Le bourgmestre avait aussi fait noyer un jeune homme pour avoir mal parlé de lui ^^^. Il fit grâce à un autre qui s'était livré lui-même ®^^. Toutes ses volontés faisaient loi ; son heure n'était pas encore venue.
Dans ce même temps, il garda pendant plusieurs mois l'argent de l'Autriche, sur lequel beaucoup de gens comptaient. C'était généralement sa coutume de promettre à des magistrats énergiques et loyaux , mais peu ou point payés par leurs cantons^^*'', des sommes que
**^ • Ils savent bien que les Italiens ne donnent pas plus qu'ils ne soDt obligés de donner. • Relation de la députation.
*'* Chronique de Melefiior RiiiS,
**^ Jean Kraut. Fàêêli, 127.
*" Interceêtion aupréi du conseil dé JVinterthur, pour Henri GÔscbel, i486.
*" Le landammann Jean de Flue, fils de Nicolas de Fine, ne reçut, dsos l'affaire de M5tteli, ancune indemnité d'Unterwaldcn , mais uniquement la moitié des 100 florins que Waldmann lui avait promis; indemnité bien juste , puisqu'il avait dû faire les frais d'un voyage à Inspruck, et bien innocente, puisqu'il ne la cacha ni à son père ni à son pajs. Prononcé de l'uvoyer Henri Selwdeler, de Bremgarten ; sam. av. CIrich 1492.