‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 3)Chapitre 99 sur 127 · VIII · texte numérisé non relu

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fournissaient le riche Môlteli ou certains partis^ mais de les retenir le plus long-temps possible dans ses mains ^^'. Par ces raisons et d^autres encore , on lui attribua , non sans vraisemblance, Tintention de devenir le dictateur de la Suisse ^^^. Éclipsant tous les hommes par sa haute stature et sa beauté , fort par Li confiance en lui-même ^^^, riche , entouré de magnificence^ dans les festins convive plein de gaieté ^ plus passionné des belles dames et plus entreprenant auprès d'elles ^^^ qu'il n'était séant pour un bourgmestre , payant de son amitié, sans distinction de rang, tout attachement fidèle à sa personne, au point qu'on le voyait souvent traverser les rues en donnant le bras au sergent de ville Schnéevogel ^^^, voilà Waldmann. Il étendit la souveraineté de Zurich paf l'acquisition de Stein , sur le Rhin^*'^ de Hôngg, que Wettîngen aliéna dans un besoin d'argent^**, de Birmenslorf et d'Urdorf , patrimoine d'une descendante

*'" MOtleli donna 1000 florins à Waldmann cl anlant à nu senrileur deTarchiduc, pour les dépenses que nécessiterail son procès (ci-dessus, n. 84-88). Le landammann Ziibcn et le landamman Henri Winkelried reçurent chacun 100 florins : l'an tout de suite parce qnll le prit haut, l'autre, le bon de Fluc, seulement après plusieurs années. Ch» n. S57. et une Ch. semblable pour Winkelried, samedi apr. SL-Jcan-BapL lâ9l.

*^^ Anshelm : « Maintenant on les oblige de tenir les diètes h Zurich. • Ou pense bien comment cela devait plaire am Bernois.

**^ « Il comptait grandement sur lui-même. » Id» • U avait trop de présomption. • DulUnger,

(M Béclaration de Jean Siumpf: à B&le il fui introduit par un des sorveillans auprès d*une belle prude. On le vit avec étonnement mener à une diète à Bade six femmes outre la sienue. « U s'oubliait avec des femmes honorables, et il était grand amateur du beau sexe. • Ballinger.

**' En général il relevait ses subordonnés qu'il tenait en sa puissance . et, ajoute Henri BulUnger, les mauvais sujets qui l'encensaient.

^^^ iASA. Ci-dessus, chap. Il, n. 405.

*** Même année, 10 septembre : hypothéqué à U ville, avec l'entière sonveraineté pour 4000 fl. du Rhin. Fdlibaeh.

LIVRK V. CHAP. in. 419

(le Rodolphe Broun ^^y enfin de ses propres juridictions à Dûbeldorf ^*®. Il voulut concentrer dans Fa vîHe lou(e souveraineté judiciaire^*''; il lui procura de )a dignité à l'égard des aotres pays^^, dans l'intérieur le charme de la propreté**^.

Sous le masque de conseillers loyaux y bon nombre de ses ennemis vinrent à lui se plaindre de la décadence (les fortunes bourgeoises^ détruites par l'inobservation des anciennes lois somptuaires, par le luxe des vêtemens, la fréquence des festins et l'abus des présais ; en vain TEmpereur et TEm^Hre^ dirent-ils, en vain les sages seigneurs de Berne ^^® et presque tous les Confédérés ont tâché d'arrêter le mal; le mal est plus fort qu'eux ; c'est de sa sagesse éminente qu'on attend la juste mesure, les vrais moyens. Beaucoup de sousbaillis, bien intentionnés, parlèrent dans le mémo sens. L'idée de s'attaquer aux jouissances de la gourmandise et de la vanité flatta Tamour-propre du bourgmestre. On avait conservé du vieux temps l'usage de solenniser par des dons, des repas, des pâtisseries ^^^^ les naissances el les mariages, les avancemens , la nouvelle année , même le départ de ce monde ; les assem-

*** 1487. AaA». Elle était fitle du baîtii impérial Jacques l>roiin, (*t hérita ces villages de sa mère , sœnr de Tavoyer lucernois Henri de 11 unwyt ; elle arraii épousé Henri de Rftmfang. Leu.

*** 4487, le 14 sept» pour 8St florins avec Rieden et Dictîkon. Il garda le village de Mbelsleîn.

•♦' FifssU, 88.

**" « N'écrire snr parchemin qn'ani villes qui en usent de mémo h

notre égard ; ne pas leur donner des ûlrts pins respectueux que ceux

qu'ils noas donnent •

•*• Fùsêlh 69.

••• Nous avons vu un grand nombre d'ordonnances; it fsnl y ajouter

celle «ar leé €ni€rremên» de 46B3. Amhtlm,

•" Règlement iomptuairc.

420 HISTOIRE OB hk SUISSE.

blées des tribus , les sociétés des tireurs donnaient lieu à mainte fête ; les sergens de ville , les fifres , les gar-* çons d'auberge étaient habitués à de petits présens ; dans les festins de femmes ^^^^ combien aimaient à se parer de soie^ d'argent et dor, même les femmes sans fortune I Ces plaisirs et ces présens furent défendus ^ ou restreints *^^^, et le luxe féminin limité ^^ selon le P3Qg656 g^ la fortune ^^"^ des maris. Combien s'attristèrent les villages voisins de ne plus se réunir pour des fêtes 9 les jeunes hommes de ne plus se voir aux tirs et au jeu de quilles ^^ I Mais une vexation plus sensible encore les attendait.

*^^ Elles avaient aussi leurs festins à la connétablie, à Tescargot, dans les auberges des tribus.

*^' Règlement somptuaire, mardi ap. Othmar, ii^88 : point dep&lisseries auK femmes en couche, plus de festins à la connétablie, à Tescargol. etc.

*^* Une seule fêle ù Toccasion des mariages, u'i seul festin, uniquement pour les parens et ceux de la môme tribu ; nul présent de noces audessus d*un florin; pas au-delà de cinq schellings ponr présent de baptême. Le vin dlionneur seulement aux femmes qui viennent an baptême. Pas d'autres étrennes dn parrain qa*nn fromage de 8 sch. Pas d'étrenncs ni de présent pour le chaufTage, qo'au concierge de la tribot 1 sch. et autant à sa femme, k fennings à ses gens. A un bourgmestre, i un conseiller, à un tribun, un festin, mais une seule fois, à sa première nomination. (Ordinairement ces emplois étaient renouvelés après le terme de six mois, d'un an, de deux ans, suivant les diverses constitotioos des villes). A celui qui se marie on devient père pour la première fois, un plaisir dans sa tribu , mab chacun se fait servir à part. . <5S fout est permis aux • femmes publiques et vagabondes » dans la maisons du Kratz et du Graben.

0s> Celles de la connétablie et de l'escargot portent seules des bracelets en or et en argent et des robes de soie.

^" Celui qui possède 1000 florins, peut accorder à sa femme une ceinture de la valeur de 12 fl. et de modestes bordures de soie.

*^' Nul ne peut assister à une noce hors de sa paroisse; nul ne pcn^ convoquer pour un tir, ni proposer des prix ou faire des invitations considérables.

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