‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 101 sur 157 · LIVRE III. SECT, 2*. CHAP. IX · texte numérisé non relu

LIVRE III. SECT, 2*. CHAP. IX

mais malgré son activité et son amour de l'ordre ^^, son gouvernement fut moins heureux que celui de son prédécesseur^ à cause de la difficulté des temps. La ville de Sienne^ qui jouissait de toutes les libertés conciliables avec la souveraineté de ce prince, renouvela son alliance avec Berne ^^^. Berne avait décidé en faveur de la ville *^^ un procès entre elle et les bourgeois externes concernant leurs rapports ; elle avait abandonné à Fribourg ^^ la décision d'un autre procès entre Bienne et la ville bernoise de Nidau ; l'usage des saules au bord du lac en était l'objet; Berne voulait éviter de troubler la bonne harmonie même par une apparence de partialité. Non loin de là , dans le Val Saint* Imier, où se rencontrent la puissance spirituelle de l'évéque de Lausanne et la puissance temporelle de celui de Bâle ^®*, les limites des deux autorités furent rectifiées ^^^; mais elles changèrent bientôt du côté de Bâle ; l'obligation à laquelle l'évéque ne put guère se soustraire ^^^ de concourir à l'entretien du

<>' Il racheta et b&tît Kalenberg, et fortifia Goldenfels. Ibid.

*'^ Manuscrit de V. B. Tsehamer, baiUi dAubonne, de vénérable mémoire, comme citoyea de Berne et du monde.

^" Sentence, 2 juillet 1433 , autorisant Biënne à imposer dés contributions, la taille et des corvées à ses bourgeois héréditaires domiciliés dans le ressort de la Neuveville.

^^® Sentence de 1435. Les bourgeois de Nidau et de Bienne feront paître ensemble leurs troupeaux sur le pâturage commun et après les premières fleurs sur le Bruel ; pour Tusage des forêts, les Bernois devront traiter les Biennois plus amicalement que jusqu'à ce jour.

^" Il existe sur cela une convention du temps de Pierre d'Oron , évèqae de Lausanne, 1813-1325, citée dans Chron. Epp. Lausann, (Msc. Moudon).

*•* « Par les prud'hommes. • Ch, 1441.

2" Ce qu'il fit pourtant dès que cela lui fut possible; voy. ci-après à l'an 1448.

pape ^^ le força de vendre à la ville de Bàle divers domaines situés à Liestal et ailleurs ^^^.

Dans ce temps là un fléau dont on n'avait pas entendu parler depuis plus de soixante ans fondit de la France sur l'Autriche antérieure et mit en émoi Baie et plusieurs cantons de la Suisse. Nous avons vu qu'à la suite du premier grand ébranlement causé par les défaites des rois de France près de Crécy et de Poitiers, le sire de Goucy n'eut pas de peine à rassembler, après la guerre, ces bandes de 40,000 hommes avec lesquelles il vint jusqu'au pied des Alpes ^^^. De pareilles entreprises ne réussirent pas moins à des gentilshommes inquiets, lorsque par la paix avec la Bourgogne et par les défaites des Anglais la France vit peu à peu arriver la fin de guerres encore plus funestes. Au commencement déjà de cette période malheureuse, après l'assassinat du duc d'Orléans, l'un des meilleurs généraux de l'époque , le comte Bernard d'Armagnac , plus tard connétable de France, forma, pour la protection de la maison d'Orléans , les bandes qu'il nomma de son nom Armagnacs ^^'^. Il tomba lui-même dans les mains de ses ennemis les Bourguignons, et lorsque le peuple de Paris força les prisons , son sang fut répandu par les rebelles avec celui du chancelier, des principaux magistrats, de plusieurs évéques et de quelques mille citoyens notables ^^*. Les hordes des Armagnacs res-

204 WurstUen, 393 , saiv. laisse entrevoir Tembarras dans lequel se trouva le parti de Félix V.

^^^ £n 1439; voy. Brukner, 1001. L'achat concernait un quart de la dSme de Liestal, le Fûlisdorf , le fossé des Rûtinen et quelques perceptions à Liestal.

W7 Art de véri/krUs date$ , p. 785 , Tan 1407.

?«» Ibid. 561 , a.

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