LIVRE III. SECT. 2?. CHAP. IX
de leurs portes , à côté des armes de l'Empire et des leurs ^ celles de la ville soumise ^®^ Du reste, les étrangers respectaient également les Confédérés comme seigneurs du pays , même quand ils croyaient avoir à se plaindre de leur administration ^^^. A leur tour, les Suisses ne manquaient pas de respecter et de protéger même les fondations de la famille de Habsbourg ^^^. Le roi Albert II , successeur de Sigismond , se trouva dans la triple nécessité de défendre, en Bohême sa couronne et Tordre public , en Hongrie les frontières de la chrétienté, menacées par les armes redoutables du sultan Morad (Amurat), et dans TEmpire germanique la paix et l'administration de la justice ^^^; il fut donc trop occupé pendant la courte durée de son règne* pour tenter, par des moyens efficaces, de rétablir dans 1 Autriche antérieure l'autorité de son cousin du Tyrol. De grandes espérances étaient descendues avec lui dans la tombe : sans avoir les qualités les plus bril-
paixj 1420, dans Baliliosar^ 1. c. s= Ces relations avaient bien changé avant 1798. D. L. H.
3S1 Peint par Jean Fachs « avecun beau champ et de belles raies. > Arrêté du Conseil de Luceme , 1451 , 1. c.
^*^ Missive de Jean Guillaume de Fridingen à Cray en aux cantons souverains à Bade , au sujet de Théritage et du bien de son cousin Guillaume Gessier, savoir: les bailliages de Mouri et de Hermatschwyl , les dîmes d'Allikon, les redevances et les contributions de Meyenberg et de Reichensée; Yérène 1440, dans Ttchudi^ U, 305. v
^' Missive de Berne à Rodolphe NetstaUr, bailli de Bade , l'invitant à continuer d'aider dans l'administration de leurs intérêts les vénérables , chères et dévotes dames religieuses à Kônigsfelden ; 22 fév. 1441. I6û/.
3*^ Ce fut lui qui divisa l'empire en quatre cercles. Du Mont , t. III , p. I , p. 41.
* Appelé au trône le 18 mars 1458, il mourut de la dyssenterîe le 27 octobre 1439. G. M.
lantes d'un moifiirque, il possédait les vertus essentielles d'un bon prince ; la persuasion où Ton était de ses bonnes intentions y et sa dignité tempérée par sa clémence ^^^ insjMraient de la confiance et de l'amour ^^^; il maintint avec fermeté la base de la vie civile, l'ordre ^^'''; les grands avaient relevé trop fièrement la tête sous la pieuse adminisiration de son frère et pendant sa propre minorité ; il les fit rentrer dans les bornes ; autant il protégea puissamment l'Église contre les Hussites , autant il sut tenir dans sa dépendance ^^^ le principal évêque de ses JËtats héréditaires, et au moyen de visitations il rappela les moines à leurs devoirs^^^. Il ne combattit pas toujours avec succès, car il eut à combattre des opinions; mais, le premier dans les batailles ^^^, il se montra partout brave chevalier et fitTevivre la gloire des armes autrichiennes^^*. Frédéric III d'Autriche , fils du duc Ernest , petit-
' ^^» « Faciès terrifica , superiori labro întonso , sed mitiam morum {Vit Arenpeek, Chron. AusU, Pet Aust,, II) et humilem se omnibus exhibait. > Ibid,, mais dans un antre passage.
'^' Chacan « eum cordialiter diligebat » (Ibid.) Il fut élu à cause de sa loyauté et de sa piété ( HàpU ) ; et son élection causa « magnum gaudîum • toti mundo. » Chron, Meiiicense; Pez Ausir., I.
2^^ Haselbaeh vanta an concile principalement sa constance , et le compara à un carré. Il jura qu'il n'avait jamais connu d'autre femme que la sienne. Denis, CataL Vindobon. vol. II, p. m.
*8* Il laissa l'évéque de Passau , Bernard Laiminger , courir après lui ♦ dans un voyage pendant 27 semaines , sans lui accorder la paix. Chron, Osterhovense dans P. A, Rauch, Script, r. Ausir, , I.
"» Senatorium de Vabbé Martin de Schotten, à Vienne {Pez, Austr. , II ). On ne peut lui faire aucun reproche de ce que ses intentions ont été méconnues et de ce qu'on a quelquefois chargé de la surveillance des hommes qui auraient dû être surveillés. Mse. de Vienne dans Denis, 1. c.
wo Ibid. et Hàpli.
^^* ft Auparavant on ne faisait pas grand cas des Autrichiens dans » les guerres. » Hùplî,