T. III
>« D'après le récit de Fugger, 5Zk , b, ils auraient offert de rendro immédiatement Kibourg , ce qnî ne s'accorde pas avec ce que nous disons à n. 556.
» TOUS conseille d'envoyer au-devant du roi , avant » son arrivée , une délégation convenable pour poser }} les bases de relations nouvelles et meilleures ; elle » s'expliquera devant lui sans témoin et avec une en* » tière franchise; agissez ainsi sans réserve; j'infor- » merai la cour de vos sentimens. »
Le chevalier Henri Schwend, bourgmestre^ et le greffier municipal Michel Graf ^ députés par la ville de Zurich^ rencontrèrent le roi à Salzbourg. Faute de temps ou afin d'entendre aussi les conseillers auliques du Tyrol , le roi ajourna l'audience jusqu'à son arrivée à Inspruck* Là ils ne se contentèrent pas de protester^ suivant l'usage des conversions politiques, qu'en tout t^nps ils avaient été au fond du cœur amis de l'Autriche; que, forcés par les circonstances, ils n'avaient pris qu'à regret les apparences contraires; qu'actuellement ils kii étaient tout fidèles^ tout dévoués : ils lui offrirent comme preuve irrécusable de leur sincérité la cession du comté de Kibourg^ qui formait à peu près la moitié de leur territoire ^^®. Le roi les accueillit avec cette bonté qui ne dissipe pas l'incertitude. Il leur exprima le désir qu'ils suivissent la cour jusqu'à ce qu'il trouvât, avant ou après le couronnement, le loisir d'entrer en conférence avec eux sur cette matière. Il désirait en réalité entendre l'opinion des* grands princes de l'Empire sur la pensée de reprendre les domaines aliénés par Sigismond.
Il traversa Nuremberg, Francfort et Mayence, descendit le Rhin, s'assit près de l'antique Rense^^* sur
**^ L'oi&e n'en fut sans doute pas faite alors d'une manière formelle. ''* « Uegni sedes » dans une très -haute antiquité.
LIVRB ICI. SEGT. 2^« GHAP. IX. 275
le ttGae de pierre '^^, alla jrfus loin, et après avoir porté à Aix-la-Chapelle la couronne de Charlemagne, il se rendit de nouveau à Francfort , résolu dé visiter l'Autriche antérieure et les pays voisins des Alpes.
L'alliance entre l'Autriche et la ville de Zurich fut convenue à Nuremberg pendant le voyage ^*, conclue à Francfort ^% signée à Aix-la-*ChapeUe le jour dit couronnement ^^^. La négociation eut lieu entre le bourgmestre Henri Schwend et le greffier Michel Graf d'un côté; et de l'autre, Pierre de Schaumberg , évéque d'Aug^urg, Sylvestre Phliéger, évéque de Chiemsée^^^, le margrave, le sire Jacques, écuyer tranchant, gouverneur impérial de Souabe, le chevalier Jean de Nytperg et Walther Zébinger ^^"^^ Le succès de la négociation fut principalement dû aux efforts du margrave et de récuyer-tranchant qui en comprenaient la portée; les autres firent entendre dans le commencement bien des paroles désobligeantes pour les Zuricois^^'.
*^^ Voy. la description dans Basehing; voy. aussi Pfeffei, HUu d'Jllem. A. 1442. Je le visitai en 1788 avec le premier électeur de l'Empire; quoique* son antique forme germanique eût été défigurée par une réparation , son aspect n'en produisait, pas moins une impression profonde. A présent il est brisé : on veut effacer partout le souvenir de l'ancien temps où la nation allemande était la grande nation, s» Et vous vous êtes mis an service de ses oppresseurs ! D. L. H.
^'> Note, MOiemb. Ascens. 1442.
'^* Rapport des délégués à la ville de Zurich ; Francfort » lundi avant Gorporis Christi, 1442.
''^ J'ai sous les yeux, pour ce point a (une note non imprimée , S) Vacte d'alliance dont la copie est dans Tschudi.
*** Autrefois chancelier d'Autriche.
S37 Xous ces noms se trouvent dans la note n. 535 , a.
'3^ « Laissez-nous le mérite d'avoir supporté pour l'honneuT et le profit de la ville bien des paroles insultantes. • N. 334.
Ceux-ci logeaient chez le margrave ; ils étaient servis par les gens de sa cour ^*^.
Outre les chartes ordinaires pour la confirmation des franchises et une lettre de protection au nom de FEmpereur et de TEmpire^*^, on expédia deux documens principaux : un convenant, base d'un nouveau système politique , et une alliance , première mesure exécutoire du convenant.
Gelui-*ci^^^ fixait de nouveaux rapports de frontières et renfermait l'idée d'une nouvelle confédération.. Au premier égard ^ on insista pour que Zurich cédât à perpétuité à la maison d'Autriche le comté de Kibourg pour le prix de 16,700 florins ^*% auquel il l'avait racheté en partie de la comtesse Gunégonde de Tokenbourg ^^^, en partie des nobles de Mandach, de Schafifhouse^^^, du sire Gaspard de Bonstetten ^^^ et d'un médecin de Constance ^^^. Bien qu'une grande partie des Zuricois connussent l'étendue de ce sacn*
*** « Tont le monde nous sert et noas honore , hiî-même aussi et les > gens de sa cour. » Ibid.
**^ Il est fait mention de ces deux pièces n. 334.
**^ N. 3S5 , a. La note 335 avait posé les bases.
**' Les 700 florins étaient hypothéqués sur un pré. On voit que Gunégonde de. Tokenbourg n'avait laissé, sur l'hypothèque de Kiboni^, qu'environ la moitié de la somme du rachat. T. IV , p. 388.
»*»T.IV,p. S38,n. 95.
*** mentionnés dans la note 335, a.
**' Les Bonstetten possédaient peut - être encore cette hypothèque héritée de Jean de Bonstetten qui , avant la guerre de Sempach , administrait le comté de Kibourg; nous avons vu un exemple smnblable t m,SAd«
**' Auquel l'empereur Sigismond donna peut* être une assignation sur Kibourg pour les soins qu^il en avait reçus pendant le concilew