LIVRB III. SECT. 2*. CHAP. X
M laquelle ils étaient encore unis par la paix de cin- » quante ans. » Les Confédérés répondirent : « Qu'ils » n'étaient pas instruits des sentimens de leurs villes » et de leurs cantons à l'égard de cette demande inat- » tendue , et qu'ils ne pouvaient pas en délibérer sans » les Zuricois^, absens de la diète. »
Au 10 de septembre^ les Zuricois cherchèrent à justifier leur traité avec l'Autriche, en le représentant comme une mesure indifférente à la Confédération , qui avait été réservée, mais nécessaire dans l'intérêt de leurs commerçans pour rétablir la bonne harmonie, troublée par la guerre de Sargans. Les Confédérée déclarèrent qu'ils n'auraient manqué, eux-mêmes, ni de bonne volonté ni des moyens de pourvoir à la sûreté des commerçans, dont ils n'avaient d'ailleurs jamais entendu les plaintes, et d'y pourvoir d'une manière plus convenable que Zurich ne l'avait fait par cette alliance secrète, perpétuelle, exclusive, avec une cour entre laquelle et eux tous subsistait une trêve mal assurée. Us résolurent du reste de se rendre les uns à Zurich, les autres dans les villes argoviennes pour connaître ici les dispositions du peuple , là les articles du nouveau traité.
On lut plusieurs fois en leur présence le traité d'alliance , qui ne renfermait presque rien de captieux et que nous connaissons déjà^^, mais on leur en refusa copie, probablement sous prétexte que le roi ne voulait pas qu'on en donnât une sans son autorisation. Les Confédérés, afin d'éprouver les Zuricois, leur demandèrent ensuite de se joindre à eux pour exhorter les villes argoviennes à tenir bon ; ils ne purent s'y refu-
" CVt. clans Tuhudi, 355.
290 HIStOIRB DB Lk àUlSSE.
ser, à moins de tomber eh contradiction avec tout ce qu'ils avaient dit jusqu'alors. Ils se rendirent donc en Argovie avec les autres ^^.
A Bade et à Bremgarten les esprits paraissaient favorablement disposés envers les Confédérés, mais non sans exception ni d'une manière inébranlable^^. A Zofingue les députés rencontrèrent l'ambassade royale^*^ et beaucoup de grands seigneurs de ces contrées antérieures; le roi, à qui ceux-ci voulaient rendre hommage, se trouvait près des frontières du pays. On convoqua 1& comniunauté des bourgeois ; lés députés prirdht k parole ; ils demandèrent une déclaration catégorique. Jean Martin, avoyer de Zofingue, se leva et dit au nom des bourgeois : « Nous remercions » Dieu de ce que sa Providence nous a unis aux Con- » fédérés ; nous demeurons fidèlement et invariable-* I) ment attachés à nos gracieux se^netirs de Berne; }} pour les Confédérés en général nous sacrifieroD5 » corps et biens ^®. >i Le vieux aroyer Hofmeister de Berne ^^ manifesta une vive joie; Erlach, Bubenberg et leurs collègues ^^ se montrèrent reconnaissans pour la noble récompense que le gouvernement de Berne . recevait en retour de ses bons procédés ^K Quant aux seigneurs étrangers , aocueil , présens , adieux , tout
^^12 septembre.
^ On peut déddire cela de faits rapportés cî-apriîS, eu particuliet' du Protocole de Bade du lundi après St.-Olhmar. Tschadi, S53.
*' Le margrave y élait iossi. Laaffer^Y^ 124 . *• Laujfer, 1. c. i25w
*» Qui s'était rendu maître de celte ville vingt-sept ans auparavanlf t IV, p. 215, liv. IU,ch. 1.
•♦ Rodolphe de Ringoltîngen , Jean Thormann ^^Jean deMuhleren* ■* hauf[tr^ 1. *c.