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leur exprima le respect dû au chef du Saint-Empire eit l'amitié vouée à des voisins. Les villes argoviennes , réunies dans ui^ diète ^ se prononcèrent en faveur des Confédérés ^^. Tandis qu'un prince de la maison dé Habsbourg , brillant de jeunesse et de majesté, approchait de leurs frontières, elles prirent oette résolution, parce qu'elles avaient moins à redouter là noblesse environnante qui demeurait daos le pays que les armes plus puissantes des Confédérés, leurs égaux.
La cour en voulut aux Zuricois pour leur participation à cette affaire. Les grands , se refusant à com-^ prendre que ces nouveaux convertis , objet d'une clémence qu'on faisait sonner bien haut> devaient des égards à leurs anciens confédérés, surent exciter chez le roi une si grande défiance qu'il manda une députation zuricoise à Walcishout et lui reprocha sévèrement cette duplicité. Les Zuricois lui exposèrent les difficultés de leur situation et lui donnèrent l'assurance que, s'il honorait leur cité d'une visite , il lirait sur les visages de tout le peuple l'expression du dévouement le plus entier et le plus loyal.
Lorsqu'on reçut à Zurich la nouvelle de la prochaine arrivée de la Majesté royale, le peuple s'enflamma d'un enthousiasme effréné* « Autriche! Autriche! » criaitH>n dans les rues, surtout là où les Confédérés pouvaient l'entendre* On arborait des plumes de paon, naarque distinctive des Autrichiens. On insultait les Schwyzois qui avaient été assez audacieux pour s'emparer du territoire de Zurich. Le mercredi 19 de septembre , le roi arriva avec une nombreuse suite de princes , de comtes, de seigneurs et de chevaliers ; il
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fit à la tête de mille chevaux son entrée dans la ville magnifiquement décorée ; trente-six voitures amenaient les bagages de la cour ; le bruit des chevaux , le son des cloches , les cris de joie étourdissaient le peuple ; du fond de petites ruelles^ des Schwyzois virent aussi le cortège^ mais sans trop d'émotion ^^. Le dimanche suivant, la commune s'assembla dans la grande église; elle prêta d'abord au roi le serment de l'Empire ; ensuite on lut le traité d'alliance , que jurèrent , d'uo côté, tout le peuple, et de l'autre, le margrave, Grûnenberg et Hallwyl , au nom du roi , de son frère et de son cousin.
Le lendemain matin se trouvèrent prêtes trentetrois ^ barques , les plus grandes et les plus belles du lac de Zurich. Frédéric , sensible aux charmes de la nature , suivit avec un sentiment de bonheur les rives gracieuses du lac jusqu'à Rapperschwyl , cité particulièrement fidèle à sa maison jusqu'au temps du concile de Constance. Elle le redevint : les anciens sentimens se réveillèrent à la vue du monarque* Elle consentit même à une alliance avec Zurich, quand elle vit à quel point cette ville était portée pour TAutriche. Vers le soir, alors que la campagne ofire le plus d'agrémens, le roi revint à Zurich.
Ce même jour les députés des sept autres cantons s'assemblèrent à Zoug , et convinrent de la conduite à tenir en général envers le roi , et principalement dans le cas où , cédant aux dispositions hostiles qu'il ne déguisait guère , il parcourrait leurs pays , pour
** « Miracle de Dieu , disaient-ils , avons-nous asses de gentiil&tres ! » BuUinger,
** Dans Tsehttdi, par snite d'ane faute de copie on d'impression , il y a 300.