‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 123 sur 157 · LIVRE UI. SECT. 2*. CHAP. X · texte numérisé non relu

LIVRE UI. SECT. 2*. CHAP. X

tion nombreuse ^^, dont l'activité éclatait alors en agitations politiques ^^; bientôt se présentèrent à lui, portant un dais ^ François le Moine, premier syndic, Bertbolet de Garro^^ et deux autres syndics. Le roi traversa la foule. Marguerite de Savoie, fille du pape, à qui le noble compagnon de sa jeunesse ^^ avait été enlevé ^^ après quelques mois de bonheur ^'', attendait le monarque en femme dont les charmes pourraient affermir sur la tète de son père la triple couronne. Il eut avec elle une entrevue amicale, mais resta calme, suivant son habitude ^^ j les frères de Marguerite ^^ le traitèrent splemdidement ; aussi ne refusa-t-il plus de visiter leur père à Baie ; ils ne le quittèrent pas sans quelque espérance. Il passa les gorges du Jura. Le duc de Bourgogne , Philippe-le-Bon , le plus sage , le plus riche et le plus magnanime des princes de son

^' On recevait annuellement environ cinquante bourgeois. Mém, de M. de Roehemont, sur ta question, si les habitans ont été aàmis autrefois en Conseil Général, etc. Cet écrit est du petit nombre de ceux qui , nés des troubles de Genève pendant les 30 dernières années, offrent des renseignemens instructifs sur l'histoire des époques précédentes. Je ne sache pas qu'il ait été imprimé. €== Il ne l'a pas été. G. M.

^* On reproche à Genève cet esprit novateur dans des vers écrits dans la bible en parchemin placée sous la tête du cadavre du pape Félix. Spon, 1451.

^* De l'une des rares familles genevoises d'ancienne date.

^^ Louis d'Anjou , roi titulaire de Naples.

*• Il mourut le 15 de novembre i 434 , à Tà^e de 57 ans. Art de vérifier les dateSé

^' Elle l'avait épousé en 1433.

^^ Il ne se maria que dans sa 37« année, et vécut 26 ans après la mort de sa femme , sans qu'aucune passion paoraîsse avoir troublé le repos de son veuvage. Fugger,ip, 1081.

^* Le duc Louis de Savoie, et Philippe^ comte de Genevois.

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temps y Isabelle de Portugal , sa femme , dont le roi épousa ensuite la nièce ^^, les chevaliers de la Toison d'or ^^y la cour la plus brillante de l'Europe reçurent le mcmarque à Besançon. Des relations amicales se formèrent entré les deux princes ^^. Le roi se rendit de là par Montbéliard à Baie ^^ ; le fils favori du pape, le comte Philippe de Genevois , Tavait accompagné depuis Genève. Frédéric baisa les mains du vieillard expérimenté qui lui donna sa bénédiction , et se laissa embrasser par ce pontife. Le pape souhaitait vivement de voir en lui l'époux de sa fille ^ dont on n'oublia pas de mentionner la dot considérable ^^^ parce qu'on savait que le roi y regardait ^^. Celui-ci prétexta sa jeunesse ^^ pour ne pas prendre , sans les électeurs , les princes et ses conseillers j une prompte résolutién sur un engagement qui intéressait même la paix de TÉglise. Il fit à Baie la connaissance d'.^Ënéas Sylvius Piccolomini ^'', Italien plein d'esprit , dont les talens extraordinaires et variés brillaient alors de tout leur éclat; il résolut même de l'attirer à son service. Frédéric visita ensuite les villes situées le long du

'^ Isabelle était sœor du roi Édonard de Portagal, dont la fille, Éléonore • épousa Frédéric dix ans après ces événemens.

^^ Ordre instilné par lui , comme on sait.

^> Non une alliance; la suite de l'histoire le prouvera.

" fVurêUsen, 598.

^ 200,000 écns. Spon^

•3 « Car il était très-avarîcieux , • dit Tscftudi, II, 849; toutefois. Jrenpeek fait observer qu'il ne Tétait qu'en comparaison de la prodigalité des empereurs précédens.

** « A cette époque on ne le regardait pas comme singulièrement in* * telligent, car il était encore jeune et inexpérimenté. » TsehudL

«7 J. J. Hûttinger, HUt. eeeUu ik l'Heivétie, II, â06 et suiv.

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