‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 124 sur 157 · LIVRE III. SKGT. 9*.. GHAP. X · texte numérisé non relu

LIVRE III. SKGT. 9*.. GHAP. X

Rhin^^. Diessenhofea , qui relevait autrefois de la maison de Kibourg ^^, indépendant depuis le concile de Constance^ à la vue du roi rentra '^^ sous la domination de sa maison ^ avec la condition expresse d'être inaliénable '^K Le roi promit aux bourgeois que ses bailHs respecteraient leurs franchises et leurs justices "^^ , et ( ce qui était ordinairement le premier soin des anciens ) n'arrétement aucun citoyen qui pourrait fournir caution '^^ et ne serait pas formellement convaincu d'un crime capital ''*.

A Constance , où depuis plusieurs jours '^^ des princes et des seigneurs ecclésiastiques et temporels attendaient son arrivée, le roi fut reçu en grande pompe. Six cantons confédérés '^^ lui envoyèrent dans cette viUe des députés pour solliciter la confirmation de leurs franchises, déjà souvent refusée; ils firent celte démarche parce qu'elle avait été convenue, mais du resté à contre-cœur et sans confiance, car ils ne se mirent en route qu'après avoir obtenu un sauf-condiiit. Le

'' « Il se pavana, car elles lui faisaient de grands présens. » TsehudL Cet historien on les sources dans lesquelles il puise représentent en général rhîstoire de Frédéric sous un jour désavantageux.

^^ c Gomme gens pieux , honorâmes. •

^* Ck Constance , lundi après Ste. Catherine , 14Â2 , dans Tsehmdi,

'^ Les habitans de Diessenhofen nommaient eux-mêmes leurs tribunaux ; on ne devait point s'écarter de leurs sentences.

'* « Consoler la justice; »

'^ Pour ces crimes aussi les baillis devaient s'en rapporter aux jugemens des bourgeois.

^* Il quitta B&le le 16 novembre et vint à Constance le 26.

'• Berne, Lucerne, Schwyz, Unterwalden , Zoug, Claris.

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jour même de TaiTivée dix roi, les alliés de Sçhwyz ''', habitant le pays de Sargans, avaient été mis au ban par Ulrich de Hohenklingen , juge provincial de Thurgovie, sur une plainte des Zuricois '^^. En présence du roi, Rodolphe d'Erlach'^^ exprima au nom des six Cantons la ferme attente « qu'ils obtiendraient ce que » jamais encore un chef de l'Empife ne leur avait re- » fusé , ce qu'ils avaient mérité et mériteraient à Tave- » nir par l'accomplissement' de leurs devoirs envers w l'Empire. » L'évêque de Brixen, honoré de la confiance du roi, répondit : « Qu'en effet le clément mo- » narque ne refuserait pas la charte demandée ; mais » que devant aussi défendre les droits de sa maison , » il exigeait que. ton tes choses fussent remises sur le » pied où elles étaient lors de la .conclusion de la paix » de cinquante ans qui subsistait encore ^^« » D'Erlach répliqua : « Le roi Albert, de glorieuse mémoire, le » dernier des ancêtres de Votre Majesté Royale qui ait » occupé le trône impérial , aussi prince d'Autriche par » sa naissance et sous lequel nos villes et nos cantons )) possédaient depuis long-temps l'Argovie, n'a point » hésité pour cela de confirmer en qualité de roi les » franchises impériales. Nous sommes ici pour obtenir » suivant l'ancien usage la même prérogative. Nous » n'avons pas d'autre mission. » Il répéta la demande des Confédérés; l'évêque, la réclamation royale. A la

^^ Ragaz , Valenz , Meih , Flams, Gaerschîns.

'* BuUinger,

'^ Son père était neveu. du héros de Laupen; il possédait Jiegistorf et Wyl. Généalogie des d'Erlach.

** Ainsi avant la conquête de l'Argovie.

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