‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 134 sur 157 · LIVRE m. SBCT, 2'. CHAP. X · texte numérisé non relu

LIVRE m. SBCT, 2'. CHAP. X

» vant les électeurs^ les princes > les seigneurs et les » villes *^^. » Les Confédérés, ne voulant point abandonner des prétentions qu'ils croyaient fondées , mais craignant d'autant plus d'offenser les deux villes qu'on semblait désirer que cela eût lieu, prirent une détermination sage : ils persistèrent à demander une décision juridique ; mais au cas fort probable que les juges se partageassent, ils consentirent à ce qu'un surarbitre fût choisi à Berne , à Soleure ou ailleurs ^^^. Les Zuricois refusèrent obstinément dé soumettre l'alliance autrichienne au droit fédéral.

Ils s'attendaient à une attaque, pour ce sujet, et espéraient avoir un prétexte de se défendre. Vaine attente. Avant qu'un seul homme du parti opposé prit les armes, dès que l'issue de la diète d'Einsidlen fut connue, le peuple de la rive occidentale du lac de Zurich courut en masse aux frontières ^^}. Nonseulement cette mesure justifiait un mouvement de la part de Tennemi, mais Hallwyl craignit avec raison qu'elle ne fit échouer son plan de surprendre Schwyz. Le bourgmestre Stûssi essaya donc lui-même de faire rentrer le peuple de la campagne. Les paysans lui répondirent : « Autrefois nous nous sommes retirés dans » la ville et avons perdu tous nos biens ; aujourd'hui , » cher sire , retournez chez vous : nous nous tirerons » d'affaire , quand même vous ne nous enverriez pas

*^* Lettre des Zuricois aax cinq Gantons, samedi avant Cantate. Dans BttUinger et dans les remarques sur Têchudi»

*•• 10 mai.

,*'* C'est à ce fait que s'applique le mieux le récit de Bahn sur les représentations inutiles de l'autorité.

n de secours. » La ccHBmune éclata en terribles murmures; d^audacieuses voix se firent entendre ^^^.

Dés ce moment les deux partis cherchèrent à s'assurer de Bade et de Bremgarten , villes argoviennes qui , du temps de l'empereur Sigismond^ étaient passées de la maisoQ d'Autriche à TEmpire et sous la protection des Confédérés , et qui avaient coutume de prêter serment à l'Empire avant tout , puis aux Confédérés , c<mime successeurs de leurs premiers maîtres ^^^. La paix et la liberté étaient l'objet de leurs vœux ; les chances hasardeuses de la guerre compromettaient l'une et l'autre ; aussi se prévalurent-elles sagement de leurs obligations envers le roi y envers la ville de Zurich et les autres confédérés pour décliner toute participation. Elles avaient une prédilection pour l'Autriche ^ sous la domination de laquelle elles avaient pendant des siècles joui du bonheur et à diverses époques loyalement enduré des maux; Zurich^ par sa proximité , était pour eux le canton le plus important. Toutefois elles ne firent aucune démarche jusqu'à ce que l'ardeur du parti le plus puissant entraîna Bremgarten à renouveler avec les Zuricois un vieux traité de combourgeoisie *^*.

Le pays de Sdiwyz ^^^^ dans l'intérêt de son honneur et de sa sûreté^ protesta auprès de toutes les

*** BuUinger : • Ils commencèrent à tapagèr et à Tociférer. »

«63 Protocole de Bade, lundi après SU-Othmar, 1442. TscUudi, II, 552.

"* 19 mai.

'*^ Miuive du landamnumn , du conseil et de toute la commune aa boui|^mestre et au conseil dlJlm (et d'autres villes impériales) ; 15 mai , dans Ttchudi,

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