‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 139 sur 157 · LIVRE m. SECT. 2*. CHAP. X · texte numérisé non relu

LIVRE m. SECT. 2*. CHAP. X

gneurs et de chevaliers qui avaient pris les armés par amour pour le roi ou pour une solde 2^*. Parmi les Souabes brillait le comte Louis de Helfenstein avec quatre-vingts chevaux. Ceux dont les pères étaient tombés à Sempach ou à Naefels, ou que d'autres motifs de haine animaient contre les villes et les cantons ^ Jean de Randek à la tète de trente chevaux^ Jean de Rechberg avec vingt-six, Bilgeri de Heudorf , l'ennemi le plus acharné des Confédérés, le méchant Béringer de Landenberg ^^^, Blaarer ^^^, quatre de Reischach avec vingt-trois chevaux ^^*, Grûnenberg, Freyberg, Blumeneck, les vassaux de la seigneurie de Kibourg, acquise de nouveau, Wemer de Zimbern, les avoyers des villes du Brisgau 2®^, le comte Henri de Bitsch, venu d'au-delà du Rhin avec vingt chevaux , les Andlau^®^, les Finningeti ^^''^ , les Stein, les Géroldsek, même Guillaume Bôkli , de Strasbourg, les Bérenfels, de Baie , Herrmann Waldner, Thierry de Munsterol venu de Bourgogne avec trente-deux chevaux, beaucoup d'autres encore , dont le nom ou la famille ne mérite pas une distinction particulière , passèrent T Albis pendant la nuit ; probablement ils voulaient à travers le pays de Zoug, par Arth ou par Morgarten, surprendre Schwyz dont les forces étaient au bord du lac de Zurich,

^^ n avait enrôlé pour les Zuricoîs 845 cavaliers. Fugger, 538.

202 j^vec Rodolphe , de la même famille , et 9 chevaui. BuUinger.

w» Avec 7 chevaux.

>** Bilgerli , Eberli , Jean et Guillaume.

s»5 Fribourg avec 26 chevaux, Brisach et Neuchfttel avec 6, Bremgarten aussi avec 16.

*•« Lazare d*A., avec 7.

^•' Sigefroi de F., avec 9.

et y assouvir sans beaucoup de résistance une haine de cent cinquante années* A cet effet il fallait disperser ou vaincre les trois bannières réunies en cet endroit.

Le premier de ces succès n'aurait pas été impossible^ pour peu que le bourgmestre Stûssi se fût montré moins violent et, sinon plus loyal y du moins plus rusé. S'il eut cherché à faire croire que Zurich était prêt à se soumettre au droit fédéral , les Confédérés auraient probablement forcé Schwyz ^^ ou consenti qu'on le forçât à faire bien des concessions. Il n'en agit pas ainsi. Il commit une faute plus grande encore : le margrave se reposait sur lui pour la connaissance du terrain ^ et pourtant il négligea d'employer des éclaireurs ou fut SI mal servi qu'il arriva sur le territoire de Baar sans savoir que les Confédérés y campaient ^^K

Presque au haut de l' Albis , près d'une auberge qui doit son nom aux restes d'une forêt de hêtres ^*^, le chemin se divise : d'un côté ^ passant par les hauteurs où les vieux Eschenbach régnaient^ seigneurs pulssans, dans leur château de Schnabelbourg , il descend au couvent de Cappel et vers les plaines fertiles du pays de Zoug ; d'un autre coté il se dirige vers ]a forêt de la Sihl et les hauteurs du Hirzel qu'occupaient les paysans zuricois et plus de mille Autrichiens. Près des hêtres se trouvait réuni le gros de l'armée ^^* ; on le partagea ;

^®* Louis Ediibach dit expressément que les Zk)ugois auraient défendu Zurich de leurs corps et de leurs biens , et que les habîtans d'Uri auraient voulu mettre le feu à Brunnen , pour rendre Schwyz plus trai< table.

"9 Tnchadi, II, 87i, b.

2" « Au hêtre. »

2*' BuUinger, Je serais tenté de croire que c'est de là seulement que les 1300 furent envoyés au Hirzel.

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