‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 140 sur 157 · LIVRE fil. SECT. 2*. CHAP. X · texte numérisé non relu

LIVRE fil. SECT. 2*. CHAP. X

la bannière de Zurich , considërablem^t renforcée ^'^, marcha sous les ordres de Meyer de Knonau vers le Hirzel^ dont les retranchemens étendus exigeaient toutes ces troupes et même davantage ; le margrave et le bourgmestre avec la plus grande partie de i'armée^ en exécution du plan principal^ descendirent par Cappel. Ils croyaient que les Zougois ne songeaient guère qu'à défendre la frcmtière voisine du Hifsel^ et que ^ tenus en iéchec par Tautre division, ils seraient forcés de laisser la route de Schwyz entièrement ouverte.

Là première habitation du canton de Zoug ^ en descendant de Cappel, porte le nom de Blikenstorf. Le bourgmestre^ au lieu de se concilier les Zougois ^^^, ordonna d'incendier ce hameau^ quoique la guerre ne fût pas déclarée, et cela parce que quelques soldats zougois de la frontière avaient enlevé une paire de bœufs ^** sur un pâturage du bailliage libre; deux de leurs camarades furent tués à cette occasion. Ce jour-là Stûssi brûla la chaumière natale d'un grand homme, son succe^eur après bien des années, Jean Waldmann* La flamme de Blikenstorf brilla au loin dans l'obscurité de la nuit; elle fut une déclaration de guerre. L'aube parut; l'avant-garde passa la Loretz pour arriver au bourg de Baar. Tout-à-coup sortirent de Baar des guerriers; on entendit le bruit d'une troupe en marche; on reconnut enfin les bannières des trois Cantons. A cette découverte , le margrave et le bourgmestre rebroussèrent en toute hâte , moins pressés par le péril, puisque le terrain était favorable à leur cavalerie, qu'entraînés

3<3 Tschudi, de 2000 hommes.

*^' Edlibach. t Us étaient encore divisés en trois partis. »

î4* BulUnger.

par la terreur qui e](agère tous les încideDS inattendus. Excités par cette panique et par l'aspect des mines fumantes de Blikenstorf , les Confédérés poursuivirent en montant jusqu'à Cappel^ mais sans l'atteindre^ l'ennemi qui fuyait précipitamment ^^^. Dans la prairie du couvent ^^^, ne voyant plus personne^ ils prirent de la nourriture ; encore à jeun ils avaient déjà sauvé le pays des maux d'une surprise à l'heure o»ù la population s éveilla. Après leur dîner ^ ils déclarèrent la guerre ^ pour que leur honneur fût sans reproche* Ensuite ik partagèrent quelques munitions tombées en leur pouvoir^^''. Le mai^ave et le bourgmestre passèrent la nuit près des hêtres. Voyant leur plan déjoué , ils rappelèrent la plus grande partie ^^^ des troupes placées au Hirzel ; ils croyaient les retranchemens suffisamment défendus par leur situation.

Quand les Confédérés apprirent que Tennemi occupait sur le Hirzel une position avantageuse et menaçante^ ils résolurent de tourner les retranchemens; trois ou quatre mille hommes ^^* des trois cantons ^^

>^' Quelques-uns croyaient encore qu'il fallait premièrement déclarer la guerre à Zurich. TêckachtUm, .

^* La Mfkncfaenmatt. Le couvent resta désert pendant sept années , tant que dura la guerrre on que la paix fut incertaine. InMeriptm dt /«

galerie,

>*' Un chariot avec des pièces de bois et des arquebuses, et, en outre, des chevaux et des ustensiles. Pétermann Etterlin,

'^' De sorte qu'il ne resta en tout que 1400 hommes dans les retranchemens. Tschacktlan, U parait que 600 de ceux-là étaient de la ville de Zurich. Louis Edlibach. Ceux-ci ont été pris {Bullinger) par erreur pour le nombre total des combatlans du HineL

M* Tsehaehtlan, 5000; Hàpli, près de 4000.

"• Luceme, Uri et Unterwalden.

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