‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 17 sur 157 · LIVRE lu. SECT. 2*. CHAt». liv · texte numérisé non relu

LIVRE lu. SECT. 2*. CHAt». liv

h lentement. » Cette conscience était le meilleur moyen de consolider l'alliance des partis. Elle dut faire sur le duc d'autant plus d'impression que les Zuricois n'avaient pas montre le même scrupule, a Non-^seulement f( les habitans du Gaster^ » écrivit-il aux cantons et à ses sujets , (c mais encore ceux de Sargans ( dont on « n'avait pas d'abord fait mention) peuvent conclure » sans hésiter avec Schwyz et Claris une alliance de » trente ans ; la loyauté des cantons lui garantit qu'ils » ne compromettront pas ses droits seigneuriaux. »

Ce traité n'avait pas encor reçu son exécution et il n'était connu que des magistrats *^ , lorsque tout-àcoup Zurich refusa au Gaster et au pays de Sargans l'importation des denrées de première nécessité. La vendange avait manqué ^^ , mais Zurich voulait surtout faire sentir aux populations de la contrée située entre les deux lacs , aux populations d'^ Ambden et de Sargans sa colère et leur dépendance. À peine ce coup eut^l altéré l'habitant de la campagne^ que le bruit se répandit que les Zuricois allaient arriver avec toutes leurs forces pour soumettre le pays; on ne pouvait guère attendre que Schwyz et Glaris combattraient contre leurs vieux confédérés pour de nouveaux amis. Les habitans des villages se réunirent donc près de Kaltenbrounn , sur les frontières du Gaster. Postés là au nombre de douze cents hommes , ils repoussèrent ignominieusement le contingent de la ville de Sargans , comîne infidèle à la liberté. La nouvelle de Tattaque projetée se trouva fausse.

^' « La chose fat tenue secrète, mais peu de temps* > Ttehudi, ^' Un muids de vin, soit de la Valteline ou de Clèves, soit du pajis même, valait à Zurich de cinq à six livres. Il tomba en automne à deux livres, mais renchérit bientôt, car il y en eut peu. HàpU^

A peu prés à l'époque où Schwyz et Claris lui pro^^ posèrent tine alliance , le duc apprit les entraves mises ])ar Zurich à l'importation; il écrivit à cette ville, en termes laconiques et véhémens ^^, de laisser au peuple qu'il venait de racheter les routes de l'Empire ouvertes pour la liberté du commerce et des communications. Son conseiller, le baron Wolfhard de Brandis, et d'autres serviteurs de l'Autriche *^ se rendirent à cheval dans la ville. Ils ne reçurent pas d'explication satisfaisante. Les Zurioois écrivirent au duc ^^ <( que » l'Empereur leur avait octroyé le privilège de rache- » ter Windek , que la réserve en était consignée dan» » les chartes des arrangemens subsistans ; que les ha- » bilans de l'Oberland ^'^p après avoir demandé et ob- » tenu un traité de combourgeoisie , l'avaient rejeté M sans motif avant la mise en vigueur; que Zurich ne » se souciait pa^ d'entretenir à l'avenir beaucoup de » relations avec de pareilles gens ^^; que leur ville I» était en droit d'ouvrir ou de fermer son marché à qui » bon lui semblait ; qu'elle laissait aux Oberlandais la » liberté des communicalions ^^ , mais qu'ils pouvaient M chercher ailleurs celle du commerce. »

Le duc s'empressa d'autant plus, sur ces entrefaites, d'accorder aux habitans du Gast^r le droit de s'allier

** £U€ s'en plaint dans sa réponse. La lettre du dnc est datée d'Insprack, 13 novembre.

** Iisenbofer, Spiess et un conseiller de Feldkirch.

*• Lie 8 décembre.

^7 C'est le nom qu'ils donnent aux iiabitaas dos bords supâieurs du lac, de Walenstadt et de Sargans.

^^ « Ils comptaient avoir à l'avenir moins de relations avec eux qu'auparavant. »

*9 Boire et manger dans les hètelleries en payant, afin qu'ils ne poissent pas dire qu'on leur ferme les routes de l'Ëmpâre.

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