‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 19 sur 157 · LIVRE ni. SECT. 2*. CHAP. IV · texte numérisé non relu

LIVRE ni. SECT. 2*. CHAP. IV

bourg entier à se réunir le lendemain en assemblée générale d^ns la prairie des Prêtres non loin de Watt-^ wyl, au centre du pays. Une partie seillemei^t du peuple était présente, et des vallées éloignées arrivaient d'heure en heure de nouveaux groupes, lorsque le landammanp Réding se leva et dit que la gravité des circonstances engageait son pays et celui de Glaris à leur demander de s'expliquer sur Talliance, objet de la dernière volonté de leur seigneur, alliance chaque jour plus désirable au milieu des troubles croissans et infinis, rendue plus forte par 1 admission de Glaris , et que les deux pays offraient aux Tokenbourgeois avec les clauses qu'il leur lut. Les conseillers du Tokenbourg , dont le préavis servait de base à toutes les délibérations , n'osaient guère dans ces temps <l*une domination incertaine, s^n milieu des partis qui divisaient leur pays, prendre si promptement, sans préparation et devant une assemblée peu nombreuse, des engagemens pour trente ans, car telle était la proposition. Ils alléguèrent cette situation et la sûreté qu'ils trouvaient pour le moment dans l'union des habitans^ pour ne rieQ précipiter. Sur l'article des conquêtes ^^ et sur quelques autres ils proposèrent des doutes, vraisemblablement afin de temporiser. IHus ils paraissaient irrésolus, plus on crs^ignait de les abandonne!* à une influence étrangère ; c'est pourquoi le

'' Us voulaîeDt garder fx>nr eux œ qui serait coaqpis sans ies hsnnières de Schwyz et de Gkris. Ils projetaient une république séparée , indépendante. = C'est ce que les petits peuples ont toujours voulu. Les Landsgemeinde, voilà ce qu'ils demandaient. L'Ëmmenlbal et les autres vallées autour de Berne demandèrent mâme, lors de la consulta, en 1802 et 1803, à former un canton séparé , ayant Berlhoud pour chef-lieu. D. L. H. ,

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landamtiiann Réding^ assurant que l'union des ha-^ Utans éntr'eux pouvait subsister à côté de l'alliance y pressa de plus en plus la conclusion de celle-ci. Les conseillers s'assemblèrent de nouveau^ discutèrent chaque article ^ firent de grands discoùi*s, prolongèrent la séance ; le jour baissait. Devinant leur intention ^ le landammann se leva et dit d'un ton résolu et sérieux : « Chers amis, nous sommes ici pour *i recevoir votre déclaration sur l'acceptation de l'al- » liance proposée. La voulez- Vous ? Ne la voulez- » vous pas ? » Subjugués par l'énergie de son caractère , ils répondirent : « La volonté de Dieu soit faite ! » nous l'acceptons l » Sur-le-ehamp il lut une seconde fois le traité ; ils levèrent , eux > les mains et prêtèrent le serment;

Ital Réding et Jost Tschudi se i^endireiit eu hât^ danà le Gaster pour y accomplir la même œuvre ; Ulrich Wagner et Jean Gallati traversèrent le Tokenbourg* A Lichtensteig, ancienne résidence des comtes''^, dads le bailliage inférieur de LûtispoUf g , à Sidwald dans la vallée de la Thout^ , tous les habitans adultes prêtèrent l6 serment. Ceux dû Gaster et les monta-* gnards d'Ambden tinrent une assemblée générale à Schennis ; tous, Wésen excepté, prêtèrent joyeusement le même jour aux conseillers de TAutriche serment de soumission, aux landammanns serment d'alliance avec Schwyz et Glaris'^^ Aussitôt''^ les Schwyzois prirent possession de la tour de Griinau que le conite leur avait léguée , et tous les habitans d'Uznach , mais^

^® Le château du nouveau Tokenbbnrg domine ce lieor

'* Le 22 déicembre.

'^ Dimanche, 23 décembre^ *

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