‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 20 sur 157 · LIVRE III. SECT. 2*. CHAP. IV · texte numérisé non relu

LIVRE III. SECT. 2*. CHAP. IV

non ceux de Sehmérikon^ leur jurèrent avec plaisir d'observer le traité d'alliance '^^. Si le bourgmestre était flatté du succès obtenu che% les habitans du pays de SarganSy il ne dut pas voir sans consternation pen-f 4ant son retour les contrées qui dans ces mêmes jours ''^ venaient de se détacher^ en partie p^r sa faute ^ de la république dont il ét^it le clief •

Il n'avait pas présidé partout en personne k la prestation du serment; le péril dont les menaçait 1^ présence des seigneurs et des baillis dans le pays ne permettait pas aux paysans de quitter leurs villages^ et lui-même ne pouvait pas courir de lieu en lieu sans exposer sa dignité à des insultes. Toutefois dans quel^ ques juridictions la majorité prêta serment ^^; le ca-t pitaine et les conseillers l'y contraignirent en fixant pour chaque jour de délai une amende de cinq li-r vres, somme considérable alors '^^. On n'avait point encore tenu d'assemblée générale^ et le comte Henri çséayait toujours d'empêcher l'exécution avec l'aide de Schwyz et de Gl^ris ''. Le duc écrivit en même temps aux Zuricois ''^ pour repousser le traité de combourgeoisie conclu contre sa volonté avec ses svh j,ets^ comme attentatoire au droit commun et aux loi^

^' Le 24 décembre.

^* Le traité de icoiiiboQrg.eQisiç de Saij;?!^ «est dp 21 djôcetpbre.

^^ Lettre des capitaines et des conseillers à la ville de Zurich, Mels, 25 décembre : à peine j eut-il 12 hommes qui ne prêtèrent pas le serinent dans les pommunes de WalenstacU» Flums et Gfischlins.

7« Ibid.

7^ C'est pour cela que la lettre de la n. 75 se termine par ces mo|.s ? m Ghers et gracienx seigneurs, nous vous prions de faire tous vos effort3 9 pour rétablir la concorde dans le pays. »

7^ Inspmcl^, 28 décembre.

de l'Empire "^^^ il refusa tout aussi positivement de reconnaître à leur ville le droit de racheter Windek : « Quelque défavorable que l'empereur lui ait été autre- » fois , disait-il , ce monarque ne pourrait et ne voii- » drait certainement pas s'opposer maintenant à ce que » l'Autriche rachetât régulièrement un domaine pa- » trimonial qui n'était pas, comme d'autres, tombé » en des mains étrangères ^^. » Il leur offrit ensuite la voie des tribunaux et demanda par le retour du messager qu'ils * déclarassent positivement s'ils voulaient se désister de leurs entreprises et de leurs prëtentions^^ La discorde qui se manifestait parmi les Suisses rendit son langage jplus catégorique qu'autrefois.

Tandis que le duc et beaucoup de comtes et de seigneurs se donnaient tout ce mouvement pour obtenir une portion des domaines laissés par Frédéric de Tokenbourg , et tandis que trois cantons confédérés courtisaient à l'envî l'amitié de ses sujets, il survint un compétiteur noti moins inattendu que puissant. L'Empereur, que ses propres affaires retenaient alors tantôt en Hongrie, tantôt en Moravie et en Bohême, avait demandé depuis long -temps à la veuve de Frédéric et aux Zuricois un rapport sur l'état de la succession. Il l'avait reçu depuis peu de semaines^^; on y disait « que l'affaire était encore tropembrouillée pour rien

" Il déctata qtt*H saurait bien Im-méme gouverner et prol^cr les siens.

'® « Que ne vous êlGs-vou« prévalus à temps de ces chartes? •

^* « Si vous ne vous teniez pas troAquilles, votre mauvaise volonté serait manifeste. »

^^ Lettre des Zuricois a CEmpereur, 21 nov. ; de la comtesse au môme, Mayenfeld, 26 nov. Je réunis le sens des deux lettres.

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