LIVRE m. SECT. 2*. CHAP. IV
» affirmer de positif j que la comtesse avait été insti- » tuée héritière par son époux, mais quedesparens » ambitieux et des sujets insubordonnés , loin de la » laisser tranquille dans sa possession®^ , lui suscitaient >) des embarras trop compliqués même pour un homme ; M qu'il s'en était suivi un procèè j que la comtesse avait M cherché le secours fe pluÉ prochain dans un traité » de combourgfeoisie perpétuelle conclu avec Zurich , » mais qu'elle au^si bien que sa \ille attendaient de Sa » Majesté le secours le plus puissant, d
L'homme le plus influent alors à la cour impériale était Gaspat'd Schlick**. Isisu d'une famille noble •^, il était devenu , du vivant de son père ®^ , à l'époque du concile de Constance^ secrétaire du roi Sigismond®^, et lui avait inspiré en peu de temps une confiance si extraordinaire que pendant les vingt dernières années aucune affaire importante ne se fit sans lui. U accompagna
^^ La comtesse exprime cela en disant que « partout elle est attachée au joug; » elle craint d'avoir été calomniée auprès de TEmpereur,
'* Siigk , Slika. Le nom primitif parait avoir été Lassan, et la Lusace la patrie de cette famille ( Mémoires de famille qui m*ont été communiqués amicalement par M. le comte Joseph de Schlick, conseiller intime de S. M. I. et ministre plénipotentiaire dans les cercles du Haut-Rhin et de Franconie. )
^^ De nobles personnes. Sa mère était «fille unique des. comtes de Collait et Saint-Salvator. » Diplômé doctroi du titre du comte, Prague, Sim. Jud, 1437 ; Lûnig» Ârchiv. d*Ëmpire, Part. spee. conliitttationid I» première continuation, p. 100.
»* Il s'appelait Henri. Cft., n. 87.
•' Diplôme armoriai de r^mp. Sigimond pour le père et le fits ; Kandclberg (Caiitorbéry) en Angleterre, Assompt. 1A16. Lunig, Archîv. d'Emp., Spicil. saccul.,! Il, p. 117 A. Il portait le litre d'écrivain. qu'on a depuis remplacé par celui de secrétaire. TiCs référendaîres impériaux le portent aussi, comme à 'la cour dos empereurs grecs les
le roi dans son voyage en Espagne et en France ^^ ; \\ combattit quatre fois à ses cotés contre les Turcs ^^; dans la guerre des Hussites^ il le servit avec gloire de son bras et de s^ fortune ^ ; en Pologne , en Prusse , en Russie , il conduis^ avec bonheur d'importantes négociations ^^; Sigismond reconnut être redevable à ses soins de la couronne impériale ^^. C*est pourquoi il le nomma conseiller intime impérial^ vice-? chancelier d'Empire et chancelier de Bohème ^^, le créa chevalier sur le pont du Tibre avant aucun aujtre ^^ ^ Téleya ainsi que ses frères , en enric!hissant leurs armoiries ^^ y au rang des barons et descomrr tes d'Empire ^ , Inji doQna ep mariage une. duche^e
'^ CA., n. 84. Sur ses YOjFages, Tpj. t IV, p. 240-S5i.
>' Dans quatre grands voyages ; ch. n. Sh. En Valachie et eQ « Syrf fey > (Servie) dans de grandes expéditions militaires. Ch. de l'Emp, Sigismond pour augmenter le^ joyaux et armoiries, Rome, Margaer. i43l« Lûnig Spicil. saecul. 11^ 1175.
«• Ibid.
'* « En Polc^e, en Lithuanie, en Russie et aussi en Prusse» {cA. 1683, n. 89); « dans des ambassades excel1en]tes. > Gh. n. 84,
** « n a été en parti^ cause que nous nous sommes tirés d'affaire çà et là, et que nous avons remporté la couronne impériale que nous ne pouvions obtenir auparavant. » Ck. n. 84.
** On lui donne ce titre dans les cA. n. 84 et 89.
94 CA. n. 89.
*^ « Afin qu'un souvenir de ses services passe à ses héritiers et à toute sa famille, et qu'on reconnaisse leurs services dàtis les temps à venir. # Ch. n. S9. Son frèire Matthieu se distingua lorsque l'empereur en* voydL du secours au pape en Campanie. Ibid. Les autres frères s'appe* laient Guillaume et Henri. Les armoiries sont restées; quant aux biens, pendant la guerre fie t^eqte aps, où deux coptes de Schlic)L combattirent malheureusement pour le p^rti national de Bohème, ils fureni jen partie confisqués aji profil ^e la c)iambre royale , en partie acquit p^r Hartwig Nostiz, alors chanceli^ de Bohème.
9< Il les fit non-seulepient palatins de Latran ( Rome, premier juin e|t § aoi^l 1433; Lùnigy Spicil. sscul. II, 1175,1177), mais epco^e cçmtj^