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d'Oels^, beaucoup de domaines considérables^® et même la juridiction des monnaies ^^* Ce comte Schlick était non seulement fort habile jurisconsulte et diplomate , mais encore un homme distingué dans toutes les relations privée^. Il ouvrit les mines de Joachimsthal ^^^. Autant il se montrait généreux pour déployer de la grandeur au service du monarque, autant il avait d'ordre dans son économie domestique; en sorte qu'il put aider son maître tantôt de sommes considérables ^^^,
d'Empire , suiv. la ch. n. S4. Gaspard portait aussi Tordre de la Toison d'Or. Mémoires de famille.
•' S. A. la princesse Agnès , duchesse de Silésie, d'Olssen et KresseL Ch. Prague, Ambroîse, 1457. Lûnig, Spicil. Ssec. II, 1184 et n. 84. Je cite ces ch. entr^autres pour faire voir quel rôle important il remplit à la cour de l'Empereur dans ce temps-là mime. Il épousa en secondes noces une CoWalto. Mémoire» de famille.
" B était administrateur d'Egger etbourgrave d'Elnbogen. Ch, n. 89; L'Empereur lui donne pour lui et pour ses héritiers Falkenau avec de grandes franchises (Prague, Simon Jude, 1435. Lànig, Sp. Saec. II, 1185) et Lichiensiadt (Egger, samt Pierre es liens ikZl.Ib. 1185). Il était comte à Passaun en Italie (n. 84) ; serait-ce Bassano? Ce pouvait être un domaine patrimonial de la famille de Gollalto. U était seigneur de Neuschloss<iîfl««/6a«A, 1. c, 1. HI) et de Weissenkirchen. Ch. 1495, ciaprès , n. 107.
M Privilège monétaire , Prague, Barth. 1437. Lûnig^ Sp. S. II, 1186. Les Schlick frappèrent les premiers des pièces d'argent d'une Once (« thaleros • , de Joachimsthal) ; Kôhler, Amusemem monétaires, Mànzbelustigungen. ) J*en ai deux sous les yeux , Tune de la valeur d'un écu de convention , l'autre d'un demi-écu ; elles sont de 1642 et 1661.
^^^ De cuivre, d'argent et de plomb ; aussi au mont Saint Michel, selon la ch. qu'on vient de citer. L'argent et l'or trouvés dans le Joachimsthal doivent l'avoir extrêmement enrichi. Mémoires de famille.
AAi « Lorsque nous revînmes du concile de Bàle, que nous nous trouvâmes dans un grand besoin , et qu'avec notre cour nous avions fait de
larges et grandes dépenses. » il prêta à l'Empereur 6,300 florins,
et iOO à quelques ouvriers; il paya aussi au Lombard Jean Orlandl 1»900 fl. Auparavant il avait prêté 3,600 fl. sur la coulribution des
tantôt de son crédit ^^^. On possède aussi une collection de lettres d'amour ^^^ fort remarquables qu'il écrivit à l'occasion d'une aventure personnelle^^*, ou plus vraisemblablement pour le compte de l'Erapereur*^*. En effet, il était bien plus l'ami de Sigismond que son serviteur; l'Empereur, par son caractère
Jaifs à Ratisbonne. De là Vacte hypothécaire sur la ville de Schiackenwerth , le château d'Engelsbourg , les domaines de Schebnitz et celui d'Achtenstadt. Ratisb. S. V^encesl. 1^34. Lànig, 1. c. 1180.
i^^ Lorsque le duc Albert d'Autriche prêta à FEmpereur, son beanpère, 1,000 fl. hongrois et 1,500 livres de fenning viennoises, Schlick fut caution. Quittance, Iglau , Assompt. 1436.
*<^' Dans un t codex miscellaneor. • de la biblioth. du chapitre de Mayence {Gademu, C. D. t. UI); en allemand dans Hahn, CoUeeU monnment. 1 1, p, 406 ; je ne les ai lues qu'en latin; c'est dans celte langue que je les juge.
^<^* Hahn pense qu'il est lui-même l'Ëuryale qui écrit à Lucrèce (de Sienne, j
^^^ Gudenus fait observer qu'une note contemporaine déclare qu'Ëuryale est l'Empereur, ce qui s'accorde avec le récit d*£nœas Sylvius, (Elle se trouve dans le livre de Duobus amantibus, qu'il écrivit à Vienne, en 14A4.) Selon son récit , lorsque Sigismond fut arrivé à Sienne dans son logement, il fut reçu par quatre dames de qualité divinement belles ; plein d'enthousiasme , il sauta aussitôt de cheval , et noua une intrigue avec l'une d'elles. (« Ërat enim Sigismundus , licet grandaevus, in libidinem pronus, et matronarum alloquiis admodum obleclabatur. ») Après quelques incidens commença la correspondance (« nec tam ardenter Euryalus scripsit , quam Lucretia respondit. » ) Comme on sait , l'Empereur n'était pas assez fort dans le latin pour écrire de pareilles lettres ; la plume de Schlick a pu accréditer l'erreur que Schlick lui-même était l'amant ; peut-être était-il le confident des deux parties ( comme Dangeau ; Fonienelle dans son Ebge). On ne lit pas tous les jours les aventures amoureuses d'un empereur sexagénaire , à qui le vice-chan-celier de l'Empire sert de secrétaire, et un pape d'historien ; c'est pour cela que j'ose interrompre encore un moment les discussions au sujet du Tokenbourg par le récit de la fin de cette intrigue. Le pape manda enfin l'Empereur pour le couronnement , ce qui l'affligea extrêmement » ainsi que sa maîtresse (« res molestissima fuit •)• Sigismond voulut joair une fois encore de sa société. U prit le costume d'un des paystnt qai
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ouTerty son affabilité et d'autres qualités aimables^ qui lui furent utiles dans les circonstances les plus di£Bcile$ de sa vie ^^^ , mérita de trouver ^ans ses serviteurs des amis.
Sigismond donna par une lettre impériale à ce premier chancelier , le Tokenbourg , Uznach , le Prêttigau^ le pays de Davos et Belfort*^'', à titre de fiefs d'Empire*®^, sur lesquels ^ suivant le droit commun^
portaient dans sa maison les redevances de ses terres ; il entra précipitamment dans sa chambre ouverte (par hasard ) , la troova brodant une étoffe de soie , et jeta son sarrau ; au moment où il s'abandonnait à son amour («in amoris offîcio pronus erat • dit jEnœas), un valet oonfident annonça l'arrivée du mari. L'Empereur se cache dans u^i cabinet obscur. La niari cherche des papiers importans ; il ne les trouve pas : m Us sont peut-être dans ce cabinet ; de la lumière. » La femme : « Ta as mis quelque chose dans la petite cassette, au-dessus de la fenêtre; je vais la descendre.» Elle cherche, fait une maladresse; la cassette tombe de la fenêtre dans la cour. « Ciel ! mes joyaux !» — « Et tes papiers! » Le mari descend en hâte dans la cour ; il ramasse les joyaux ; l'Empereur s'esquive,
'^* Gomme lorsqu'il était prisonnier à Soklos chez les fils du palatin Gara. Tkwrôcz, chron, Hungaror, l. IV, comparé avec Thomas Ebendorfer ab Haselbach, 1. ITt, ap. Pez, Austr, II.
**^ Je me suis donné toute la peine possible pour découvrir ce document : j'ai douté de son existence , parce que le roi Albert n'en fait pas mention dans la lettre de confirmation des grâces accordées au chancelier par l'empereur Sigismond ( Presbourg, jubil. 1439, Lànig, Sp. Saec. Il, 1188 ). Cependant la chose est incontestable , comme on voit par la lettre d'investiture du roi Albert (Pesth, Pierre et Paul 1^59 « dans Du Mont, Code diplom. t. III, P. I, p. 65 ), dont il sera parlé en détail plus loin. Enfin j'apprends que , le 16 juin 16.49 , l'acte a été remis de la part du Tyrol au lieutenant-général Jean-Antoine Am Buol , landammann , et à Jean Jannet , greffier de la ligue des Dix-Juridictions ; on le trouvera sans doute dans les archives de la ligue.
*** Sans nier qu'il s'y trouve des alleux. Il n'inféoda proprement au chancelier que des « fiefs devenus vacans et dévolus à lui et à l'Empire > f
( lettre d^ investiture d* Albert). Mais il n'aurait pas été plus facile de distinguer les différentes espèces de biens que dans la fameuse succession
les veuves n'ont rien à prétenc^e , et dont le dernier comte avait négligé de disposer ^^^, supposé qu'il en eût reçu le droit spéciaP^^. Il est à présumer que la comtesse y incapable de soutenir la lutte contre d'autres grands compétiteurs ^ reçut du comte de Schlick des indemnités convenables ^ ^ ^ .
Le jeune Jean , bâtard de Tokenbourg , fils de Frédéric y qui y si les lois eussent permis qu'il succédât à son père ^ aurait gouverné le pays aussi long-temps que lui et peut-être détourné de la Suisse la plus terrible calamité ^^^, se retira dans le canton de Schwyz , dont il devînt citoyen. On le voit figurer comme chevalier, et après bien des années ^^^ comme député de Schwyz auprès de la France pour une affaire bien importante aux yeux de sa nouvelle patrie : c'était d'obtenir quelques, reliques de saint Martin , patron du pays. j
de Mathilde (voy. Spittler^ H {st. des Etats iStaatengeschichte] t. H , p. 93 ; chef-d'œavre riche en faits et noblement conçu»
*°* Des dispositions verbales et indéterminées n'avaien t pas force de loi.
110 Ce qui avait eu Heu sans doute dans les termes les plus généraux , dont on restreignait maintenant le sens à la succession allodîate.
*** On peut inférer cela des relations de l'Empereur avec Zurich en particulier ; mais il faut reconnaître que , Icg-squ'ensuite le chancelier fit un accommodement avec les héritiers , il ne fut point question de la comtesse. Lettre d^invesiiture du roi Albert,
^1^ S*il avait en des enfans ou si sa mort avait coïncidé avec l'époque où Nicolas de Fine réconcilia les Confédérés.
tM 1481. Gasp, Langt Esquisse du monde chrétien (Grundriss der christlichen fVelt )t I , p. 795.