‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 25 sur 157 · LIVRE m. SECT. 2*. CHAP. V · texte numérisé non relu

LIVRE m. SECT. 2*. CHAP. V

» des frontières est dans Tintërèt de tous : Schwyz ne » possède ni ne demande aucune prérogative. » Cette offre ne ^t pas acceptée ^^, parce que les Cantons ne voulaient pas être impliqués dans les troubles de la succession du comte de Tokenbourg^; mais, par cette démarche 9 Schwyz gagna les cœurs.

La diète de Lucerne fut imposante* Elle était présidée par Rodolphe Hofmeister^ chevalier^ seigneur de Tavannes^ avoyer de la ville de Berne ^ homme éminent dans les armes et dans les affaires. Tous les Cantons^ dans le sentiment du péril de la Confédération, députèrent des magistrats singulièrement nobles^ sages et loyaux ^ avec le mandat de n'épargner ni argent ni peine pour rétablir la concorde. Après avoir épuisé en commun toutes les représentations, les uns se rendirent à Zurich y d'autres à Schwyz, d'autres encore continuèrent les négociations à Lucerne^''. A Zurich aussi, l'on considérait cette affaire comme la plus grave depuis Torigine de la Confédération ; on fit une ordonnance qui obligeait tous ceux qui avaient pris une part quelconque à des négociations relatives au Tokenbourg d'assister aux séances où se traiterait cette affaire ^^.

La première proposition des Confédérés fut de statuer une communauté amiable, et pour Zurich une pleine participation aux traités d'alliance, pour

** t Si quelqu'un y a des droits, ils le reconnaîtront et n'induiront » personne en erreur. Telle fut sa réponse. » Ibid,

'* Wagner et Schodeler : « Car ces pays et ces gens ne leur convenaient pas. »

^^ Il se peut que quelques-uns aient eu à Bade une conférence particulière avec les députés de Zurich; n. 52. -

** Manuel du cQnuil , 4 févr. Par là on empédia les «Htînosb , parce que tous en partageaient la responsabilité.

Schwyz^ aux traités de combourgeoisie ^^. Zurich i^yaut rejeté cette proposition , Tavoyer dé Berne déclara en son nom > au nom d'autres députés et dans la confiance que leurs représentations auraient plus de crédit à Schwyz, (c qu'il prenait sur lui d'obtenir » des Schwyzois qu'Us abandonneraient Usi^ach et » associeraient . Zurich à tous leurs droits sur le To- » kenbourg. » Les Zuricois persistèrent > au contraire , à déclarer que , (( combourgeois de la dame et héri- » tière ^ de Tokenbourg , ils ne pouvaient ni ne vou- » laient consentir à aucune communauté avec Schwyz.» Cette déplaisante déclaration affermit Schwyz dans la résolution de ne pas s'écarter de la forme judiciaire des alUances. Les Confédérés se bornèrent donc à proposer aux Zuricois une sentence d'accommodement^ dont ils comprenaient toute la difficulté , ou une procédure en forme®^ Ce fut en vain : Zurich exigea préalablement que tout fût rétabli sur l'ancien pied ; Schwyz soutenait qu'il fallait avant tout une décision sur ce point-là même^ indéterminé dans le droit fédéral f et qu'ainsi l'on devait commencer par une procédure régulière. Les Zuricois ne pouvant se décider à cela y mais préférant même se soumettre à l'arbitrage d'un nombre impair de députés fédéraux,choisis par les parties^ les Confédérés trouvèrent Schwyz assez favorablement disposé pour renoncer à la marche tracée par les alliances perpétuelles et pour consentir non seulement aux formes . mais encore aux

^' Cette voie leur semble la plus amicale. Ttckudi. ^* Ils devaient soutenir ses droits , parce que sans cela elle n'aurait pas pu aliéner Uznach.

** Arrangement ou justice ; « quelque dur que cela soit pour eux »

( les Confédérés ). Manuel , 4 févr.

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