‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 30 sur 157 · LIVRE III. SECT. 2*, CHAI>. V · texte numérisé non relu

LIVRE III. SECT. 2*, CHAI>. V

» conférence de Sargans ; Montfort^ Arbourg et Brandis » y ont consenti; personne ne peut mieux dire si la » comtesse possède réellement des sujets que le sire » Rodolphe Hofmeister devant qui toute la question est » pendante ®*. »

Zurich se plaignit encore de ce qu'Uznach^ don de la comtesse , et Windek y hypothèque remise par l'Empereur y lui avaient été soustraits par l'alliance de Schwyz et de Glaris. Schwyz et Glaris cherchèrent à £dre croire qu'à Uznach la comtesse n'était point reconnue comme dame du pays y et qu'à Windek on ne connaissait d'autre souverain que le duc d'Autriche qui avait approuvé l'alliance. Ils repoussèrent de même toutes les inculpations au sujet d'une autre alliance que le véritable seigneur de Sargans avait volontairement conclue avec eux. Les Glaronnais, publiquement attaqués sur les points mentionnés tout à l'heure y en appelèrent au droit du monde entier^ et demandèrent si leurs rapports d'alliance avec JZurich devaient être jugés d'après la charte dressée quatre-vingt-sept ans auparavant y tandis qu'une charte beaucoup plus récente les avait modifiés. Aux souvenirs des secours reçus ils opposèrent l'énumération des services encore plus nombreux, rendus par eux à Zurich et dont un remonte au-delà du premier engagement de leurs pères envers cette cité^^. Les Zuricois continuèrent d'appeler la conduite des deux cantons illégale et anti-fédérale, alléguant que le comte avait été autorisé par l'Empereur

** On n'a pas d'autre preuve diplomatique d'un compromis par lequel les héritiers de Tokenboui^g s'en rapportèrent à l'arbitrage de l'avoyer de Berne.

" T. in, p. 10 et H.

à disposer de son héritage ^^; que Schwyz m^e avait d'abord défendu la veuve ^^^ ; qu'il était de notoriété publique que durant cinq années après la mort du comte subsistait un traité de combourgeoisie avec leur ville, parfaitement suffisante pour la protection de ses domaines, et qui rendait l'autre alliance inutile ou même contraire au pacte confédéral ^®^ ; qu'ils ne s'attendaient guère que Schwyz aimerait mieux yoir Windek soumis à T Autriche que dans les mains de Zurich, puisqu'autrefois l'intérêt commun, auquel, il est vrai, personne ne songeait autant que Zurich ^^^, commandait de tenir l'Autriche éloignée des frontières de la patrie. Indépendamment du soupçon de négociations suspectes avec l'Autriche, ils accusèrent les deux cantons et leurs nouveaux alliés d'avoir exercé, au milieude la paix, des violences contre les habitans de Wésen et d'autres qui ne voulaient pas faire cause commune avec eux , même contre les barques, les transports de sel et les agens de la ville de Zurich. Les Schwyzoîs et les Glaronnais demandèrent hardiment que l'on justifiât la pre-

*•• Peut-être ne savaient-ils pas encore que « le chef temporel suprèn me , qui tient tons les droits dans sa main , pour les ordonner suivant

• son bon plaisir et l'occasion des choses » (Species facii de Zurich)^ avait faitdès^lors, en faveur du vice-chancelier de TËmpire , une disposition qui montrait combien peu la comtesse pouvait espérer de l'Empereur.

'** n n'existe aucune autre mention de ce fait , assez difficile à concilier avec le reste, à moins qu il n'ait eu lieu lorsipie Schwyz désirait obtenir GrQnan de la comtesse. La Species facii sus-mentionnée nous suggère cette conjecture.

*®^ • Vu qu'avec la grâce de Dieu , nous pouvons bien mieux les proj> téger qu'eux, t»

^^' « Gomme rien ne nous serait plus préjudiciable que si l'Autriche

• s'établissait de nouveau trop près de nous, » dit la Specieg /Wf, Zurich ' a aussi fait l'acquisition de Kibourg , non pour tirer parti du capital , mais dans Fintérét commun des Confédérés.

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