‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 31 sur 157 · LIVRE m. SECT. 2*. CHAP. V · texte numérisé non relu

LIVRE m. SECT. 2*. CHAP. V

miëre insiouation ; ils éclaircîrent les autres points en partie d'après des circonstances qui résultent de notre narration. « Il est certain^ ajoutèrent-ils^ que les ha- » bitans d'Uznach , voyant leurs concitoyens de Schmé- » rikon changer totalement de disposition ^^^^ les ont w priés, afin de prévenir des scènes désagréables, de » venir moins souvent sur leur territoire, et que deux » d'entr'eux ayant passé près de leur ville sans se w présenter aux gardiens des portes, ils les ont renvoyés » chez eux. Il est vrai que les sujets autrichiens du w Gaster ne laissent pas volontiers passer les transports » de blé que Zurich envoie aux habitans de Sargans , » ennemis de leur seigneur, au château duquel ils in- » terceptent les importations; Schwyz ne nie pas avoir » arrêté antérieurement à la paix des transports de sel » qui traversaient ce pays , mais il les a payés ; Zurich, » au contraire , non-seulement leur a refusé cette den- *t rée de première nécessité, mais il retient encore le sa- » laire gagné Tannée dernière par leurs pauvres mois- » sonneurs; avant l'armistice un courrier zuricois a » été arrêté de nuit par leurs gardes dans la Marche, » mais seulement pendant le temps nécessaire pour le » conduire amicalement vers le capitaine; le courrier i> s'étant nommé, on lui a présenté à manger et à boire, » et, comme il n'a pas voulu manger, on l'a laissé con- » tinuer librement son chemin. » En revanche, les deux cantons demandèrent des indemnités pour leurs gens auxquels on refusait à Zurich du vin , du blé et des fromages ^^^, et à qui l'on avait brisé les vases dans lesquels

«•* ISchixiérikon , à ce qu'il parait , inclinait pour les Zuricois.

*•* Ils y achetèrent probablement les deux premiers articles et y portèrent le dernier pour le vendre \ cependant les habitans de Netstal et d'autres Glaronnais possédaient des vignes sur les bords du lac de Zurich.

ils portaient du poisson au marché ^^ ; ils témoignèrent une douleur égale et plus grande encore des reproches qu'on leur faisait comme s'ils étaient^ les Schwyzois surtout ^^'^f sans foi, parjures ^^^ ^ homicides *^^, violateurs des propriétés de Zurich , gens horribles par l'usage qu'ils faisaient de leurs vaches ^^^, et qui avaient dans Ital Réding un landammann non-seulement semblable à l'ancien traître de Zurich^ Érishaupt ^^^, mais encore digne de la roue.

Après ces accusations et beaucoup d'autres ^^^, après les répliques et dupliques^ révélation de la plus violente animosité^ les dix-neuf arbitres des cantons impartiaux^ choisis pour prononcer sans condition ^ ^ ^, réfléchirent aux exigences du droit et aux moyens de calmer les esprits. A la fin ils rendirent cette sentence ; « Premièrement : si

*^* Je ne doute pas que bien des personnes ne dédaignent ces détails comme insignifîans; mais, attendu qu'ils caractérisent Tépoque et les relations privçes , je ne les trouve pas indignes de l'histoire.

^^"^ Rodolphe Fink de Zunch doit avoir dit i «Qu'il en était fâché » pour ceux de Claris; mais que ceux de Schwyz avaient bien mérité ces » représailles, j» Ch. dans Tsehudi, II, 239.

'^^ « Méchans et parjures gamemens. » Ibid,

^^^ Car « Stûssî a déclaré quç six soldats de Claris avaient voulu l'as- » sassîner , lorsqu'il retournait chez lui ; mais cela n'est pas vrai. » Ibid»

HO Qu'ils étaient Kuhghyger (ce mot signifie aussi vacAer. G. M.) C'est ici un des plus anciens docnmens où ce vice soit mentionné comme vice national^ les bergers de Tkéocrite et de VirgiU se le reprochent les uns aux autres en plaisantant

*" T. m, p. 322 et 323.

**^ Tschudi les rapporte, II, 231-289, lorsque Claris y est intéressé; la version des Znricois est tirée de la Specie» facii, dont l'original est àia sacristie de l'église du ci-devant couvent des religieuses.

'&* Voy. dans Tschudi, II, 240 et suiv. les formules du compromis» lï y a sans doute une faute d'impression dans celui des Zuricois (p. 2A0 , col. 2 ) , où Schwyz est nommé parmi les chers confédérés , qui deux fois ont fait l'office de médiateurs.

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