LIVRE ni. SECT* '2*. CHAP* V
bourgmestre Conrad Hôr de Saint-Gall siégèrent pour juger le procès de la dame de Tokenbourg et des parens de son mari. La veure ne put fournir aucune preuve qu'elle eût reçu la propriété illimitée ^es domaines héréditaires du Tokenbourg ^^^ : on prouva, au c<mtraire, par des documens ^^®, qu'outre k dot et le pré^ sent de noces, elle n'avait droit qu'à d'assez belles lentes viagères. Elisabeth, succombant en justice , parut satis^ faite de toute issue qui mettrait fin à son procès. A peine eut-elle appris la sentence , qu elle se rendit à Feld-^ kireh, invita son frère, son neveu de Metsch et tous[ les parens de Tokenbourg, abandonna aux premiers, qut appartenaient aussi à cette catégorie , tout ce qui lui revenait outre la dot et le présent de noces, et proclama devant le tribunal public ^^'^ les derniers, les parens àe Frédéric, légitimes héritiers de ses domaines. Dès4ar^ elle ne figura plus dans les affaires de ce monde. A Tab^ baye de Rûti , où son époux est enterré, elle créa pour le r^K>s de son âme des fondations aussi généreu-^ ses *^ que s'il avait fait un testament tout en sa faveur# Des objets précieux qui ornaient sa maison^ l'on a conservé jusqu'à nos jours une bible en vers allemands^ brillante de dorures et de peintures vafriées, ouvrage d'un chapelain de Frédéric ^^®.
'" On put seulement affirmer qu'il Tavait nommée à desZuricois comme leur combourgeo^se pour l'espace de cinq suas. Si à cette occasion ît s'était dit des paroles ou rédigé des chartes , qui eussent établi sa. qualK6 d'héritière , elle n'aurait guère manqué d'en appeler au témoignage des Zuricoîs qui pouvaient te mieux parler de la chose.
i*< « Par la claire transmission écrite du feu comte. • Ttehadi,
"^ La cour du comte avait été à Feldkîrch; il y était mort; c'est le lien que sa veuve considérait comme son domicile.
**• J, J. Hottinger , Hisi, ecclés* de L'Helvétie, II, 371, diaprés les doeutnens»
"* Elle est maintenant (elle était en 1795, époque où ceci fut écrit) la
Dés qu Ital Réding apprit que la comtesse avait perdu et abandonné son procès et reconnu héritiers les parens de son mari^ une députation de Schwyz et de Glaris se rendit en hâte à Feldkirch* Là se trouvaient réunis tous ceux dont le témoignage relatif à l'autorisation donnée par Frédéric pour Tallianee devait décider des prétentions de Schwyz ; lesGlaronnais avaientbesoiii du consentement des héritiers pour rester au bénéfice de ^eur communauté avec Schwyz* Non-seulement les deux cantons trouvèrent des dispositions favorables ; mais enreore tous les héritiers de Tokenbourg alors assemblés à Feldkirch ^^^ firent alliance avec eux ; ils émirenc en leur faveur témoignage et autorisation , promirent de laisser aux domaines héréditaires leurs libertés ^ et reçurent l'assurance que ceux-ci leur prêteraient obéissance selon les rapports légitimes ^^^ Le traité de comboorgeoisie de Zurich , conclu pour quatre ans encore ^ . f ut subordonné à cette alliance ; nul contrat de même nature ne devait jamais avoir le pas sur celui-ci. Bien plus ^ si les seigneurs trouvaient à propos d'aliéner la souverai-
propriété de la comtesse de Brandis, l'aînée, à Insprack. J'ignore encore le nom de l'antear , mais je présome que c'était Rodolphe d'Ems (Amase), ' dont la chronique biblique rimée existe en plusieurs copies. BibLiotk. Kruffiiana, p. 72, n. 714.
*** Le comte Guillaume de MotUfort, seigneur de Telnang ; Ulrich de Razàm, baron; le bailli Ulrich de Metsch, comte«de Kîrchberg , capitaine sur les bords de l'Àdige ; Wolfhard de Brandis ; baron ; le comte Henri de Sax à Masoz ; Thûring d'^r^ourg-, baron de Scfaenkenberg.
*** L'expression de la eh. a quelque chose de singulier : • Attendu que quelques gens honorables nous ont loyalement rappelé, etc. » Ainsi «'exprime une charte à la tête de laquelle se trouve entre autres le nom de Brandis; pourquoi ne parle-t-il pas, lui qui a été présent? qu'avait-on besoin dlionorables anonymes? Du reste , le traité de cette alliance est dans Tsehadi, II, 247.