‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 35 sur 157 · LIVRE m. SECT. 2*. GHAP. V · texte numérisé non relu

LIVRE m. SECT. 2*. GHAP. V

n€té de ce pays, l'achat devait en être offert avant tout aux deux cantons de Schwy z et de Glaris.

Immédiatement après la conclusion de ces traités secrets , parut le jour où les dix-neuf arbitres revinrent à Lucemepour entendre Schwyz et vérifier ses titres. Beaucoup de villes libres^- beaucoup de villes sujettes ou voisines des Confédérés ^^^, envoyèrent des députés pour tenter tous les moyens de réconciliation ou d'accommodement avant que Ton continuât le procès. Ce fut en vain : Schwyz avait la certitude de remporter en droit, et l'exaspération venait de s'accroître, parce que Zurich avait envoyé cent hommes aux campagnards de Sargans , leurs nouveaux combourgeois , dont le seigneur était bourgeois de Schwyz et de Glaris. « Comment une confédération peut-elle exister , . » îlemandèrent les deux cantons , « quand la force Tetn- » porte sur le droit? Notre concitoyen, le comte Henri, » a offert aux, Zuricois de s'en remettre , pour le jûge- » ment, à l'Empereur, à l'Autriche, à des villes impé- » riales ^^^, aux Confédérés en commun ou à un choix n décantons, ou à vous, arbitres désignés. Qu'ont-ils )) fait? Us ont envoyé des troupes pour soutenir ses su- » jets contre lui , le légitime seigneur. Comme ils n'o- » sent pas se présenter devant un juge avec un traite » de combourgeoisie non autorisé, ils brouillent tout >} afin d'obtenir au moins quelque chose par des média- » teurs pacifiques. Nous aussi, dans la cause de notre » concitoyen , ofirons à Zurich de recouirir au d<*oit » fédéral. » Ces paroles ne faisant aucune impression ,

**' Constance , Strasbourg , Rheinfelden '. Wînterthnr , Rapperschwjl , B&le, Fribourg en Suisse, Saint-Gall, Scbaflfliouse, Bade, Aran.

^^* Constance, Strasbourg, Bâle, Rapperschwyl , Ravensboaig ^ Lin-'

les arbitres déclarèrent aux deux partis ce que leur » devoir et celui de leurs combourgeoi» et de leurs su- » jets était de se contenter du droit fédéral ; que si » quelqu'un s'y refusait ^ la puissance des Confédérés » réunis le forcerait à Tobéissance. » L'avoyer de Berne parla d'autant plus énergiquement qu'il était irrité des reproches que les Zurîcois lui avaient adressés à I'og-" casion de la dernière sentenûe ; cependant la ville exprima son regret de l'indiscrétion d'un petit nombre.

Les tentatives d'accommodement paraissant mfruc-' tueuses ^ Sdiwyz présenta les renseignemens deœan-* dés« Le baron WolfbArd de Brandis^ Gaspard Lechler, secrétaire An feu comte ^ et d'autres témoins de la conférence de Sargans ^^^ raccmtèrent en détail ce que nous en avons rapporté **^. Presque tout s'étant passé verbalement , Zurich se crut en droit de faire plus d'un« objection solide. Rédii^ laissa pour lors entrevoir qu'il possédait encoore d'autres chartes. Il lut celle du tribunal de Feldkireh , attestant que la comtesse avait renoncé à ses prétentions; celle de s<m conseiller, qui corroborait la première; cdle des héritiers reconnus qui confirmaient l'alliance contractée par Seh^yz et par Glaris et y entraient eux-mèraes. A chaque ligne , s'accroissait l'étonnement, le trouble, la eolére des Zuricois : les Schwyzois avaient vaincu e» finesse le bourgmestre et le conseil, et pris des mesures contre lesquelles il n'y arvait rien à objecter en justice; à présent ils triomphaient sans ménagement ! Mais ce qui ne causait pas moins de douleur aux Zuricoîs, c'étate^me

^^^ PéttToiann de Greifensée, Conrad (on Nicolas) de Wattenirjl, banneret delà ville de Berne; Rodolphe Nossbaumer* avoyer de Wakitstadt; GaiUaumeFrôwis, de Feldkireh.

**5 Ci^ dessus , chap, IIÎ, p. ih.

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