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qu'ils ne pouvaient emporta ei vidèrent sa cave. Après cet exploit y les Zurioois se rendirent devant le château de Nidberg , situé dans cette contrée. Ils y trouvèrent la miUce de Sargaas; les Grisons empêchèrent Freudenberg d'envoyer du secours.
La situation de Nidberg n'était pas forte , ni ses bâ-» timens bien entretenus ; le bailli avait douze valets sous ses ordres , mais pas d'espérance. C'est pourquoi lors* que les grosses coulevrines des Zuricois commencèrent à jouer, il sauva ses gens par une capitulation. Ils furent enfermés avec lui dans une tour de Walenstadt. Le soir on brûla le château^ le lendemain on partagea le buik, qui était assez considérable ^^^.
Les troupes s'avancèrent dans le pays et mirent le siège devant Freudenberg y belle et puissante forteres**se^ pourvue de vivres et de toute espèce de munitions , défendue par un vaillant bailli ^^"^ et par quarante-six hommes. De part et d'autre on avait plus de bouches à feu que d'habileté à s'en servir ^^^. Les assiégeans ne surent pas faire un usage efficace d'une machine venue de Ckâre.
Le sort de Freudenberg n'était pas encore décidé , lorsque de méchans bruits épouvantèrent les Confédérés par la crainte d'une guerre civile. Des gens qui ne se plaisent qu'aux désordres prétendaient à Zurich savoir
<&« Il y eut 6 hMler par soldat; pour ilOOO (à prendre le nombre lé plus faible vu la jonction de la milice de Sargans], 26,000 helicr. Qu'on ajoute la part plus considérable des chefs et qu'on réfléchisse aux prix de ce temps-là. Beaucoup d'habitans de la campagne , partisans dé l'Autriche, avaient probablement porté leur argent à Midberg, croyant le mettre en sûreté.
•" Ulrich Spiess.
*^" Deux coulevrines des Zuricois sautèrent ; les autres ne Brent pas plus de mal que les catapultes du ch&teau«
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positivement que Schwyz avait l'intention de s'emparer des contrées riveraines du lac et de séparer l'armée de la ville ; « que l'exécution allait avoir lieu ^ que la » milice était en marche. » D'autres racontaient à Schwyz avec non moins de vraisemblance ( la défiance rend tout vraisemblable ) « qu'aussitôt Freudenberg » pris f les Zuricôis pensaient marcher sur Sargans , » enlever le château et la ville au comte ^ leur allié, ao- » compagner en Rhétie leurs amis de Coire et renver- » ser la domination de Henri dans la Ugue Cadée et » dans la Haute-Ligue; qu'on né manquait pas de pré- » texte : n'était-il pas serviteur du duc? qu'on ne de- » vait pas voir là une simple menace; que l'exécution >i avait commencé; que déjà ses sujets du pays de Sar- >» gans avaient été molestés , que tout Zurich était en » mouvement pour renforcer l'année ou pour empè- )) cher Schwyz de sauver son allié. »
Au milieu de ces terreurs imaginaires ^ les conseillers restés à Zurich levèrent un second contingent de la milice de la bourgeoisie et des campagnes et placèrent dix ^ huit cents hommes ^^^ aux frontières du coté de Schwyz y au pied de l'Etzel y là où Fabbaye d'Einsidlen possédait comme magasin de blé le château de Weissebourg à Pfeffikon^ village florissant pour lequel elle avait jadis fait un traité de combourgeoisie avec Zurich *®^. La bannière cantonnale de Schwyz s'avança jusque sur l'Etzel ; une autre troupe occupaia Marche; un détachement fut mis à Uznach pour garder le château et la ville^ Là se rendit aussi la milice de Glaris. On
^^* Les historiens ne sont pas d'accord sur la troupe qui se mit en mouvement la première ; la narration fait comprendre la diversité d'opinion qui régnait à cet égard parmi les contemporains.
»" T. III, p. 385.
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résolut de couper les vivres à l'armée campée devant ¥reudenberg j aussitôt qu'elle marcher jiit contre Hairi. Les avant->»po$tes se provoquèrent par des propos insultans.
Excessivement inquiets de cette situation , les députés des cantmis voisins parcoururent à cheval nuit et jour les cantons plus éloignés ; bientôt tous les Confédérés et Soleure se rencontrèrent à Békenried dans le pays d'Unterwalden; ils s'empressèrent d'écrire aux deux partis des lettres sévères et menaçantes ^ se rendirent vers eux^ les exhortèrent à recourir au droite à quitter le champ de bataille. La campagne fut abandonnée; les Zuricois n'osèrent pas consentir à soumettre l'affaire à un tribunal qui déciderait si une des parties et laquelle avait manqué à l'autre^ attendu que le bourgs mestre et un grand nombre de conseillers étaient dans le pays de Sargans. Les Confédérés purent obtenir que Schwyz les laissât aller vers les Zuricois^ sans leur adjoindre des députés^ afin de tenter un accommodement entre eux et le comte Henri relativement aux sujets que les Zuricois avaient admis à leur^bourgeoisie sans l'autorisation du comte.
Ils négocièrent en effet un armistice. Afin de prévenir de nouveaux dangers^ ils se rendirent au camp devant Freudenberg pour engager les Zuricois à se retirer, ou le bailli Spiess à se rendre ; ils échouèrent des deux côtés. Le bailli s'offrit à prouver devant un juge quelconque l'injustice de l'attaque. On convint d'un armistice pour le seul jour de la Pentecôte. Tous les soldats de la garnison qui vinrent au camp y furent régalés; on usa de tant de persuasion, que le directeur des coulevrines et quelques autres restèrent auprès des Zuricois. Le lendemain on dressa des potences et
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les as^égeaos répétèrent leurs sommations en ajoutant « qu'à celui qui se rendrait vers eux ils garantissaient » corps et biens jusque dans ses foyers ; que celui qui j) attendrait Tattaque voyait devant lui l'instrument de » sa mort ^^K » Le bailli répondit du haut du fort : u Mon seigneur le duc d'Autriche a confié cette habi- » tation à ma fidélité et à mon courage ; avec l'aide de » Dieu et de mes compagnons je la défendrai ; il ne se i) passera pas six mois avant que mon seigneur ne me » débloque; sinon, saint Martin le fera avec sa neige. » Quelques jours après, la plupart des soldats , sous prétexte de secrètes négociations du bailli avec l'ennemi , ne voulurent plus rester au château* Spiess leur représenta inutilement le déshonneur de la trahison ; ils l'abandonnèrent; six seulement demeurèrent fidèles* La capitulation devint donc inévitjd^le. Mais la bravoure du bailli obtint sa récompense ; tandis que celui de Nidberg gémissait avec ses soldats dans la tour de AValenstadt, lui, avec sa poignée d'hommes et avec tout ce qui leur appartenait, passa honorablement et librement le Rhin pour rejoindre son maître.
Le dimanche après la Pentecôte, de grand matin, le feu fut mis au château. Les Zuricois, après avoir vengé et sauvé par ces actions leurs combourgeois de l'Oberland, descendirent à Walenstadt. Ils laissèrent là deux canons, secours pour les dangers à venir. Le bailli KaU berer, ses douze soldats, la plupart natifs du Gaster ^^, et trois autres de la Marche sdiwyzoise, qui avaient voulu renforcer la garnison de Freudenberg , furent emmenés au-delà du lac, tous attachés à une corde.
^ A la façon de Robeaplem.