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avec son abbaye ^''^j avec lès bourgeois internes et externes de sa cité de Wyl ^'^^^ une alliance pour vin^. ans, obtinrent que Wyl ^'^^ et Yberg leur servissent de demeures ouvertes, et prévinrent toute possibilité d'une aliénation qui pouvait susciter des embarras *'^*.
La crainte d'une guerre avec l'Autriche, qui compromettrait la sûreté des routes et la sécurité du commerce en Suisse, engagea les pères du concile de Bàle à négocier avec le secours de quelques villes un arinis-^ tice ^'^^^ pendant lequel ils tentèrent un accommode-* ment. Le duc , pour bien s'assurer s'il n'aurait affaire qu'à Zurich^ écrivit jiux Confédérés de déclarer s'ils étaient dans l'intention d'observer la paix de cinquante ans ^'^^. Les Bernois, les trois Waldstettén et Glans le prièrent de ne jamais douter de la foi de leurs sermens ; les Zougois et les Lucernois dirent qu'ils feraient tout pour conserver la paix , mais qu'en cas de guerre . ils 'ne pourraient oublier combien l'alliance perpétuelle avec Zurich était plus ancienne. Le duc, voyant que la conduite de ses ennemis n'était pas universellement approuvée, ne donna pas les mains à l'accommodement projetée Bâle^ mais continua de réclamer les voies
*'' Le chapitre appose aussi son sceau ; même quand le successeur ne s'y trouve pas en personne, la congrégation demeure avec lepaySb
172 y^yi faisait jadis partie du Tokenbourg, t. II, p. 92.
*'* Tschudi ne mentionne point Wyl ; j'ai sous les jeux la ck, qui lui manquait
"* Si Tabbé veut vendre Yberg on quelque autre de ces pays , il doit l'offrir premièrement à Schwyz.
^'s Jusqu'à la S. Martin 1437. Tsekadi.
*''* Le i*' juin. Il dit que tapdis qu'il attendait Stûssi , celui-ci e^t allé mettre le siège devant ses forteresses ; que les gens de Sargans ne lui ont point déclaré la guerre ; qu'il n*a reçu la décltfation des Znricoîs que lorsque Nidberg était déjà réduit en cendres. C/i. Mac.
judiciaires/''''. Les Zuricois* ne voulurent pas s'exposer à perdre dans le conseil ce qu'ils avaient conquis par les arn)esl Les négociations de paix échouèrent donc ; l'armistice subsista^ parce que l'occasion d'une guerre leur manquait et que le duc ne la cherchait pas« Fendant cette tentative infructueuse du concile^'^^, des députés de Schwyz et de Claris se trouvaient à Eger, en Bohème ^ pour demander à l'Empereur une charte en faveur du maintien de la liberté du com* merce et des communications. Car la grêle ayant dévasté les champs depuis le lac de Constance jusqu'au pays de Neuchâtel , les Zuricois usèrent d'une plus grande rigueur à l'égard de l'exportation et s'empressèrent d'acheter du blé partout où ils pouvaient ^^*. Quelquesuns crurent que leur mauvais vouloir envers le Gaster et Uznach était une des causes de la misère; car peu de jours avant la calamité ils avaient refusé aux ou« vriers moissonneurs venus chez eux^ suivant l'usage annuel y leur faible salaire et les avaient renvoyés les mains vides; la moisson^ restée sur pied pour cette cause^ avait été hachée par la grêle. On somma inutilement les Zuricois de venir à Einsidlen pour faire dé-^ cider^ selon les alliances perpétuelles^ l'article de la liberté du commerce; les franchises de leur ville étaient réservées dans le pacte* A la vérité, Schwyz ne voulut entendre cette réserve que des franchises conciliables avec le but des alliances, et estima la famine un ennemi non moins redoutable que l'Autriche ; de
*^^ Il offrit de prendre pour arbitre l'Empereur, le eondle, les électears, beaaconp de seignears et de tilles. T»ekudi,
*^* Elle se fit le jour de 5. Jacques.
*'' Plainte adreêsée par Berne d Zurich : que quelques Zuricois font ches eux des accaparemens. Msc
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sorte que les cantons favorablement situés n'étaient pas moins tenus d'éloigner de la patrie le premier de ces ennemis au moyen de leur marché, que le second au moyen de leurs murailles. Ne pouvant persuader leurs confédérés, les Schwyzois s'adressèrent à l'Empereur, à qui appartenait le droit de tempérer les libertés accordées par ses prédécesseurs à certaines villes, de manière que l'ensemble de la Confédération n'en souffrit pas.' Ils supposaient que nulle association d'hommes ne possède le privilège de laisser mourir de faim ses voisins, surtout de vieux amis. L'Empereur pensa de même, et comme il jugeait inutile de respecter, en opposition à la voix de la nature, des formules de documens, il expédia sur-le-champ la lettre de jussion ^^^. Celle-ci resta toutefois sans effet : les Zuricois se crurent d'autant plus obligés, avant tout, de prendre soin des leurs, qu'ils ne laissaient pas les voisins destitués de tout secours ^^*, et que chez eux-mêmes la disette pouvait devenir plus grande que dans la contrée pastorale; celle-ci avait toujours son laitage, et pouvait faire venir du blé par le Saint-Gothard. ^
Les pays alliés avec Schwyz et Glaris ne se contentaient pas de cette alliance à moins de jouir pleinement delà liberté et de l'égalité. Pour arriver à ce but, les habitans du Gaster firent une démarche importante en députant secrètement à Inspruck : ils obtinrent du duc la confirmation de leurs anciennes franchises et la décision que Windek, Wésen, Walenstadt et le Gaster de-
*" Vendredi apfè»>6t. Fierre-ès-liens ; la Ch. dans Têchudi. ,■
^'^ Ils donnèrent d*abord à chacun deux muids de blé, bientôt après
qnatre , outre deux pour la maison du voisin ; aux boulangers, six par
semaine. Ch,
meureraieot unis et inaliénables ^^^. Les députés repré^ sentérent que si le duc envoyait un bailli à Windek, les frais dépasseraient les revenus de cette seigneurie^ et le déterminèrent ainsi à laisser aux habitans du Gaster^ pour un temps illimité^ l'administra tion de ses droits ^^^. Dans le même esprit^ les habitans du Tokenbourg et d'Uznach refusèrent le serment aux héritiers de leur comte. Le droit di| pays prescrivait d'obéir cUms les choses légitimes / peut-être voulaient-ils que ces choses fussent déterminées, le précédent gouvernement ne pouvant pas servir de modèle. Avec bien plus d'audace^ les habitans du pays de Sargans firent publier dans les églises la vente de tous les domaines que le duc, leur seigneur^ dont une partie d'entre eux étaient les serfs immédiats; possédait dans le pays par suite de la destruction des châteaux^ ou à tout autre titre.
Dans cet état des choses Schwyz et Claris aspirèrent bien plus à étendre leur domination qu'à satisfaire le peuple, leur allié. Dès qu'ils apprirent que le Gaster s'était chargé de l'administration de Windek, ils y en* voyèrent des députés ; ils ne trahirent pas entièreoient leur chagrin de la négociation secrète, mais représentèrent de combien plus de sécurité et de considération l'administration jouirait auprès des étrangers, si on la remettait aux deux cantons. Les gens du Gaster s'excusèrent sur ce qu'ils ne pouvaient disposer de cette grande faveur de leur seigneur qu'au gré de sa voionté. Les Réputés des deux cantons se rendirent à Inspruck et représentèrent (c que le duc n'ignorait pas que sa )) seigneurie de Wifidek était située dans le voisinage
rt. .
"> Ch. Insprack, St.Gall.
•" Tichudi, II, 256.