LIVRE m. SECT. 2«, CHAP. V
leur désir. Ils hypothéquèrent à ces deux cantons la seigneurie d'Uznach pour mille florins du Rlxin ^^*.
Le pays d'Uznach, s'élevant de la partie supérieure du lac de Zurich jusqu'aux limites du Gaster^ sur la rive droite de la Linth. autour du haut Rotheixstein. en collines aux riches pâturages, que séparent de gracieuses vallées et qu'exploitent les habitans d'une petite ville et de beaucoup de villages considérables, ce pays, après être passé, dans des temps anciens et peu connus, aux comtes du vieux Rapperschwyl, et par Elisabeth de Rapperschwyl aux comtes de Tokenbourg , tomba de cette façon, à la fin de l'an 1437, pour 1000 florins, au pouvoir de Schwyz et de Glaris. Ces cantons en demeurèrent maîtres trois cent soixante ans.
Le comte Henri de Werdenberg-Sargans, en pénurie d'argent pom* racheter du duc cette seigneurie et pour d'autres besoins nés de l'époque, obtint de quelques Bâlois ^^^, par les bons offices de Schwyz et de Glaris et par la médiation des Bernois, la somi^iè de 1800 florins du Rhin, à cinq pour cent d'intérêt. Les deux cantons le cautionnèrent. De son côté, il leur désigna six citoyens aisés de Sargans^®^, qui, si les intérêts étaient en retard, se rendraient cher eux à la première réquisition ,. chacun avec un cheval , logeraient dans une auberge aux. frais du débiteur, et fe-
*^* Tsehudi, II , 259. Il est singulier qu'il ne rapporte pas la Charte.
i'^ Jean d'Eschenberg , comme inlendant du couvent deXlingcnthal, au Pelit-Bâle ; Elisabeth Knûwlerin et Ulmann Imhof. ' '
*^* X>robablement membres du conseil ; il les nomme « honorables et sages » ; le premier^ Oswald de Prat , était avoyer ; les noms de famille des autres sont : Kraft , Thôni , Gougg , de Quadern et de Splée , celuici domicilié hors de la ville. On voit comment des familles rhétienjies et allemandes se rencontrèrent à Sargans.
raient une modique dépense. Dans lecasoù il tarderait à libérer ces otages^ et pour le capital^ il hypothéquait, de concert avec Agnès de Metsch, son épouse, le comté de Sargans aux deux câiitons ^^Al demeura en possession du comté ; Schwyz et Glaris y acquirent un droit. Dans toutes les conventions conclues au sujet de la succession de Tokenbourg, on avait passé sous silence le beau - frère de Frédéric, le comte Bernard de Thierstein ^^^; peut-être du vivant de Frédéric avait-il consenti à renoncer à ses prétentions en échange de la for^ teresse de Wartau, qui lui avait été hypothéquée ^^*. Il devait donc crainidre que Henri de Werdenberg , ou quelque autre eq son nom , attendu que Frédéric tenait Wartau de la maison de ce seigneur, ne voulût racheter ce château ^^, ou né parvint à s'en emparer par ruse. Cela détermina Iç vieux seigneur à se faire comprendre dans le traité de combourgeoisie conclu entre les habitans de Sargans et la ville de Zurich et dans leur alliance avec les Grisons ^^^. Ils occupèrent ensuite le château. Le comte ne formait plus qu'un vœu , c'était d'assurer par un semblable moyen à son fils unique Frédéric, PfefBn-
^'' Voir cet acte hypothécaire dans T$ekudi, U, 256 et suiv.
19S L'héritage appartenait aax descendans de 1^ taatç et de Fonde maternel.
*'• Frédéric la tenait en sa possession pour le prix de 2,300 livres de heller. Chartes de Rod. de fVerdenberg et de Béatrix de F&rstenberg, son épouse , de même au nom de son frère Hugues, 12 avril et 2 mai 1414. TschudL
200 Quoique Vachat soit indiqué dans la première cb. comme fait à toutjamaU , t)ans la seconde les parties contractantes appellent cette con-^ vention un engagement hypothécaire avec faculté de racheter^ et ttiéme elles prévoient le cas où quelqu'un prendrait j selon son droit, VVarlau au comte de Tokenbourg. Qn pouvait s'y attendre de la part de Henri , vu que le château confinait à son territoire.
*•' Pour douze ans. Tschudi.