‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 45 sur 157 · LIVRE III. 8ECT. 2*. CHAP. VI · texte numérisé non relu

LIVRE III. 8ECT. 2*. CHAP. VI

Guillaume de Montfort, alors seigneur de Werdenberg ^. Ainsi donc, pour éprouver les habitans de Werdenbergou pour les punir, tout-à-coup, par une nuit d'hiver, ils marchèrent au nombre de huit cents vers leur petite ville. A peine le jour commençait à poindre; un bruit de chevaux et d'hommes éveilla les bourgeois. Ils sortirent pour empêcher parleurs exhortations , disaient-ils , les citoyens de Feldkirch ( car c'étaient eux qu'ils croyaient voir ), de faire des choses qui pourraient compromettre leur propre sûreté , bien qu'ils fussent innocens, ou bien , à ce que pensait ou disait la milice de Sargans , pour se concerter avec les habitans de Feldkirch. Dés que ceux de Sargans virent pour qui on les prenait et que le bon accueil provenait de cette erreur, ils assommèrent tous les Werdenbergeois que la terreur livrait dans leurs mains. Le peuple sans armes rentra dans la ville ; les soldats de Sargans emmenèrent comme butin tout ce qu'ils trouvèrent dans la contrée '^^

Pendant plus de huit semaines d'hiver ® il n'y eut entre le duc et la ville de Zurich ni guerre ni paix ; plus d'un armistice fut négocié à grand'peine , mais toujours pour quelques semaines seulement ^ ; le margrave Guillaume de Hochberg, bailli du duc dans l'Autriche antérieure, paraissait fort peu disposé à

' Montfort-Tetnang^ mari de Gunégonde de Werdenberg , ci-dessus, chap. III, an. 39. On ne voit pas bien clairement comment W^erdenberg , qai relevait de la bannière noire de Montfort ( t. IV, p. 6â ) , vint dans la possession de la sienne , la bannière ronge ; on peut seulement conjecturer que ce fut du fait de sa femme.

' Tschudi, II, 261.

' A partir du jour des rois. IbitL

• La dernière trêve avant celle qui fut négociée par Févêque Henri expira le 6 avril.

faire le moindre sacrifice à la paix ^^. Dans cet état des choses , le sire Henri de Hôwen , depuis peu évêque de Constance ^*, se rendit avec trente-six chevaux à la cour du duc , travailla sans relâche durant trois semaines à négocier une solide paix pour tous les .Etats de son diocèse et obtint enfin le temps nécessaire pour cela , au moyen d'un armistice conclu jusqu'à l'hiver de l'année suivante ^^ ; les prisonniers furent remis en^ liberté,

La paix entre Sargans et Werdenberg s'affermissait d'autant mieux que le comte Guillaume de Montfort commença lui-même à se rapprocher des Zuricois. Le duc avait offensé ce vieil ami* de sa maison pour un avantage de mille florins y en transférant , pour cette augmentation de prix ^ au sire de Schlandersberg la seigneurie de Pludenz dans le Wallgau, que Guillaume tenait à titre d'hypothèque. Mais pendant que celui-ci négociait avec les Zuricois un traité de combourgeoisie pour lui et pour ses domaines^ la mort le surprit ^^.

Dans ce temps-là le capitaine ^* et le conseil que les campagnards de Sargans s'étaient donnés prononcèrent entre les comtes de Thierstein ^^ et leurs sujets relevant de l'hypothèque de Wartau ^^ une scanteiice

^® Sa lettre , citée b. 5 , ^tait sèche et froide.

** 1436. Alors vivaient encore TévéqueCtlon, frère da margrave, qui avait renoncé à Tépiscopat deux ans auparavant , et-Frédéric de ZoUem, qui le résignait à présent ; peu auparavant était mort enfin Févêque <;ongédié Albert Blaarer.

" Jusqu'à Ste Cather. 1489.

« Tschadiïl, 262. *

** Pierre Weibel de Mels.

*^ Jean, frère de Bernard , et Frédéric , fils de ce dernier, mais encore en bas âge.

*• Voy. chap. V an. 1Ô9 et suiv. On rcsle on voit agir ici , au -nom

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