‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 49 sur 157 · LIVRE m. SECT, 2*. CHAP. VI · texte numérisé non relu

LIVRE m. SECT, 2*. CHAP. VI

berholz^ située entre les villages de Wald et d'Eschenbach^ dépendant^ l'un de Grûningen^ l'autre d'Uznach. Lorsque Schwyz et Olaris firent prêter serment à l'avoyer , aux conseillers et aux bourgeois d'Uznach et de sa banlieue *^, et ensuite à l'ammann^ aux conseillers et à la commune de Schmérikon et de la colline , le fermier d'Oberholz le prêta aussi ^ soit qu'il appartint de tout temps à cette commune^ soit qu^il voulût alors en faire partie *^ Apprenant cela^ les Zuricois ordonnèrent au bailli de Grûningen *^ de s'emparer à l'improviste de ce paysan^ et de l'envoyer à Zurich. Là^ ils l'enfermèrent dans la tour du Wellenberg , et le condamnèrent ensuite à une amende de deux cents livres de heller , décuple de l'amende] la plus forte usitée dans ce pays *^. Le métayer d'Oberholz^ non par impossibilité de payer^ car il avait de. la fortune^ mais dans la persuasion que la condamnation était injuste^ refusa. Schwyz demanda sa* liberté^ offrant de faire examiner légalement les limites. Tous les Confédérés intercédèrent pour le prisonnier^ parce que cette affaire troublait la paix publique. Mais quelque intérêt qu'ils prissent à sa cause dans les diètes^ il ne fut mis en liberté que lorsque^ las de la prison et d'une vie inactive ^ il eut payé.

La commune de Schwyz prit la charte de l'alliance

^ Telle est la désîgnalîon de cette municipalité, dans la ch, 1&50 , vendredi après l'exaltation de la croix.

** Sa métairie dépend maintenant d'Uznach et de la paroisse d'Escbenbach ; son état ancien ne peut être déterminé que d'après des terriers qu'on trouverait difficilement dans la métairie même ou à Uznach.

*' Jacques Schwarzmnrer; Codex iraditionum Ruti, h. a.

** Voy. ci-dessus après n. 24.

éternelle^ reconnut sous serment que, pour cette violence exercée contre son concitoyen., elle devait citer Zurich à Einsidlen, afin de soumettre l'affaire au droit fédéral**, et envoya, par des courriers, la citation ouverte, suivant l'ancien usage. Zurich répondit : (( qu'à Schwyz on avait sans doute mal lu ou » mal interprété , l'alliance éternelle*^; qu'autrement » on aurait vu que le pacte réserve les droits de cha- » que canton*^; que l'homme d'Oberholz ressortissait » à Gruningen, fief de TEmpire*'^, qu'ainsi l'Empereur » seul pouvait décider si les alliances éternelles de- )) vaient détériorer son fief. »

C'est la première fois que, dans ces différends, nous voyons Zurich invoquer un autre recours que celui de ses confédérés. Tout injuste que cela puisse nous parai» tre, à cette époque c'était moins surprenant, parce que les liens de la dépendance 'de l'Empire ne s'étaient pas encore autant relâchés et que l'Empereur ne passait pas pour une puissance étrangère , réservé qu'il était . dans les alliances perpétuelles. Ce qui devait surprendre , c'est que Zurich osât en appeler à un empereur autrichien contre Schwyz à qui l'on reprochait des liaisons trop étroites avec l'Autriche, surtout dans une affaire relative à ses Romaines occideùtaux , sur laquelle il pouvait conseiller la cour d'inspruck, alors en guerre

** V6y. t. III, p. 15.

** « Ils écrivirent une lettre orgueilleuse et ^maligne , • dit Tschudi ; ces paroles donnent moins une idée du caractère de la lettre que de l'impression qu'on en reçut.

^^ La chose essentielle était de bien déterminer ce» droits ; c'est poar cela qu'on se réunissait , c'est là ce qu'on devait discuter.

*' On tira parti de cette circonstance ; je le vois par Laufer, Histoire

de la Conféder, , t. V, 81.

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